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Publié par Guy Millière le 31 décembre 2013

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John Kerry a promis de présenter son plan de paix pour « résoudre » le « conflit israélo-palestinien » courant janvier.

Et il semble décidé à le faire avaler de force à toutes les parties concernées, puisqu’il a retenu, dit-on, pour une durée indéterminée, cinquante chambres dans un grand hôtel de Jérusalem pour l’accueillir, avec sa délégation, ses conseillers, ses domestiques et ses garde du corps. Plusieurs étages d’un autre hôtel de Jérusalem ont été réservés aux fins d’accueillir des informaticiens, des cartographes, des militaires.

Le plan Kerry est très simple. C’est le plan de paix arabe présenté il y a bien des années et qu’aucun dirigeants américain, avant Kerry et Obama, n’ont prétendu tenter de mettre en œuvre, tant il est porteur de dangers pour Israël. Non seulement Kerry et Obama tentent, mais ils entendent aller jusqu’au bout.

On pouvait penser qu’ils attendraient que les neuf mois prévus pour les « pourparlers » soient écoulés avant de passer à l’étape suivante. Ils semblent très pressés, et vouloir accélérer le mouvement.

Du côté de la clique Abbas, l’idée de voir se maintenir une présence israélienne le long de la vallée du Jourdain continue, pour l’heure, à se trouver rejetée. L’idée de voir la vieille ville de Jérusalem passer sous contrôle international semble, elle, faire son chemin, tout comme l’idée de quelques minimes « échanges » de territoire avec Israël, pourvu que les « frontières » de 1967 soient celles du futur « Etat palestinien », et que celui-ci soit ethniquement pur de toute présence juive. La clique Abbas refuse toujours l’idée d’un « Etat palestinien » démilitarisé et d’un non contrôle de son espace aérien par l’« Etat palestinien ». La clique Abbas refuse toujours de reconnaître Israël comme Etat juif ou Etat du peuple juif. Ce n’est, comme l’a dit récemment Saeb Erekat, pas conforme à la « narration palestinienne « , qui implique toujours la destruction d’Israël.

Du côté de Kerry et Obama, on semble penser que les derniers détails non acceptés par la clique Abbas finiront par être acceptés, et on est prêt à des concessions supplémentaires : le fait qu’Israël doive abandonner la vallée du Jourdain va de soi pour Kerry et Obama, tout comme le fait que la vieille ville de Jérusalem passe sous contrôle international : et ils acceptent donc qu’Israël perde sa souveraineté sur le Kotel. Le fait que la moitié Est de Jérusalem devienne capitale de l’Etat palestinien va de soi aussi, tout comme le fait que les habitants juifs de cette moitié de Jérusalem en soient expulsés (un nouveau mur de Berlin est-il prévu pour diviser Jérusalem? On ne le sait pas encore, mais l’absence de mur rendrait le travail des terroristes plus facile dans le reste de Jérusalem, donc on peut penser qu’il n’y aura pas de mur). Le retour aux frontières de 1967 va de soi là encore, tout comme le fait que l’Etat palestinien serait ethniquement pur de toute présence juive (dans l’administration Obama, comme pour les Européens, l’épuration ethnique est une horreur, sauf lorsque ceux qu’elle est censée frapper sont juifs). Le fait que la clique Abbas ne veuille pas d’un Etat démilitarisé et veuille le contrôle de l’espace aérien sont de simples détails : la clique Abbas peut, après tout, accepter provisoirement un Etat démilitarisé, puis s’armer, et Kerry se contenterait d’une acceptation provisoire en anglais aussitôt contredire en arabe. Le fait que la clique Abbas ne veuille pas reconnaître Israël en tant qu’Etat juif ou Etat du peuple juif est aussi un simple détail : en tant qu’ « anti-impérialiste », Obama est un adepte de la narration palestinienne, et John Kerry, dont je trace un portrait éloquent dans le prochain numéro d’Israël magazine, est un adepte de la même narration.

Du côté d’Israël, il y a les partisans de l’apaisement, conduits par Tzipi Livni, qui semblent prêts à signer, et qui reprennent à leur compte les arguments de Kerry et Obama : la « paix » avec les « Palestiniens », disent-ils est le nœud gordien de tous les problèmes de la région. Ils disent même qu’elle rendra Israël plus fort face à l’Iran (bien sûr ! Comment en douter !). Ils reprennent à leur compte les arguments démographiques éculés utilisés par Kerry bien que ceux-ci aient autant de crédibilité qu’un vieil exemplaire de la Pravda datant des années Brejnev, et ils se basent donc sur des données totalement falsifiées. Les travaillistes sont, cela va de soi, prêts à suivre Tzipi Livni. La position de Yair Lapid n’est pas encore définie clairement.

Il y a, aussi, en Israël, ceux qui discernent que le plan Kerry, s’il était accepté par Israël, et mis en œuvre, signifierait la mort d’Israël. Leurs chefs de file sont Avigdor Lieberman et Naftali Bennett.

Le Likoud est composé de gens qui discernent eux aussi. Binyamin Netanyahou, je n’en doute pas, fait partie de ceux qui discernent.

La question qui se pose est de savoir comment il pourra résister à une pression intense aux allures de rouleau compresseur.

Il a, jusqu’à ces derniers temps, su contrer Obama, et ce depuis cinq ans. Il a su gagner du temps, et n’a fait des concessions graves que lorsqu’il avait le dos au mur, aux fins de ne pas céder sur l’essentiel, et de préserver ce qui pouvait l’être des relations avec les Etats-Unis.

Il est maintenant dans une position où on lui demande de céder sur l’essentiel.

S’il cède, il restera dans l’histoire comme le Premier ministre qui aura laissé Israël reculer jusqu’aux « frontières d’Auschwitz », en l’attente de la « solution finale » souhaitée par les « Palestiniens ». Israël aura laissé faire une épuration ethnique anti-juive sur les terres même de naissance du judaïsme et aura abandonné sa souveraineté sur ses lieux saints. Israël sera dans des frontières indéfendables militairement et perdra l’usage de son seul aéroport international, situé à sept kilomètres seulement des « territoires » convoités par la clique Abbas. Je ne vois pas Binyamin Netanyahou vouloir rester dans l’histoire de cette façon.

S’il ne cède pas, il devra entrer en confrontation directe avec l’administration Obama et devra s’attendre à toutes les mesures de rétorsion imaginables, y compris les plus perfides. Ce que l’administration Obama ne pourra faire directement, elle le fera faire par l’Union Européenne où on sait faire en matière de boycott, désinvestissement, sanctions contre Israël.

Il devra s’attendre à des manoeuvres anti-israéliennes aux Nations Unies, menées par Samantha Power, qui brûle sans aucun doute d’impatience.

Il devra s’attendre à un déferlement de haine anti-israélienne dans les médias occidentaux.

Israël devra redoubler de vigilance face aux risques terroristes qui sont d’ores et déjà en train de monter et, hélas, de se concrétiser, comme on l’a vu ces derniers jours.

La menace de l’Union Européenne de ne plus financer comme elle le fait actuellement l’Autorité palestinienne doit être lue comme une arme contre Israël. La recette suivie est simple : vous financez des gens aux fins qu’ils constituent un abcès de fixation au flanc d’un autre pays. Vous payez leur propagande jusqu’à ce qu’ils soient fanatiques et imprégnés de haine meurtrière. Vous les assistez aux fins qu’ils atteignent un niveau de vie qu’ils n’ont pas atteint grâce à leurs propres efforts. Vous faites tout pour qu’ils n’aient quasiment aucune relation économique avec leurs voisins juifs. Vous arrêtez ensuite de financer. Vous attendez que vienne l’explosion. En termes de cynisme, on n’a pas fait mieux depuis le temps de Goebbels.

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L’année qui va commencer sera décisive pour Israël. Je crains qu’Israël ne soit dans l’épreuve et ne soit contraint de prendre des décisions douloureuses pour rester debout.

Je l’ai déjà dit : Israël devra sans doute compter sur ses propres forces et regarder, tactiquement, du côté de la Russie et de la Chine pour trouver des alliés de circonstance. C’est ce qu’Israël fait déjà.

Israël doit s’attendre à ce que le rouleau compresseur roule. Et le rouleau compresseur est déjà en marche.

Dois-je le dire ? Outre le fait qu’elles reposent sur une falsification de l’histoire du Proche-Orient, les positons « pro-palestiniennes » de l’administration Obama, comme toutes les positions « pro-palestiniennes » sont une immense imposture. Si les gens qui se disent « pro-palestiniens » voulaient la liberté des Arabes de Judée Samarie, ils voudraient que les enfants arabes de Judée Samarie apprennent à devenir médecins, instituteurs, commerçants, et pas futurs terroristes. Dans la réalité, ils veulent que ces enfants deviennent futurs terroristes. Et ils ajoutent à la haine anti-juive qui les anime un mépris des populations arabes, qu’ils sont prêts à utiliser comme chair à canon contre les Juifs. Les pro-palestiniens sont des pro-totalitaires, racistes anti-juifs et racistes anti-arabes, complices de l’islam radical et du terrorisme.

Les défenseurs d’une solution à « deux Etats », quels qu’ils soient, lorsqu’ils ne se contentent pas de paroles verbales, sont eux-mêmes porteurs d’une immense imposture. Ils savent ce que sont les intentions de la clique Abbas. Ils savent que l’éducation et les médias « palestiniens » sont dignes de ceux du Troisième Reich en 1938. Ils savent qu’aucun dirigeant « palestinien » ne veut d’un Etat vivant en paix à côté d’Israël et que tous les dirigeants palestiniens glorifient le terrorisme anti-juif. Ils se font complices d’un dispositif totalitaire, anti-juif et se comportent eux-mêmes comme des complices du racisme anti-arabe, de l’islam radical et du terrorisme.

Bien des choses me révoltent présentement. Mais l’ « imposture pro-palestinienne » me révolte particulièrement. L’administration Obama, elle, n’en finit pas de susciter mon dégoût.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

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