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Publié par Guy Millière le 6 janvier 2014

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Il n’y a aucun doute. La doctrine Obama en politique étrangère (je reviendrai sur la doctrine Obama en politique intérieure bientôt) fait des merveilles.

Confronté à l’accroissement par la Chine de son espace maritime et aérien et aux menaces sur des îles qu’il considère comme faisant partie de son territoire, confronté aussi à des signes de durcissement du régime nord coréen, le Japon semble décidé à se réarmer, quitte à froisser des susceptibilités régionales, et la récente visite de Shinzo Abe au sanctuaire de Yasukuni est hautement symbolique de ce qui se joue : l’Asie orientale redevient une zone de troubles majeurs potentiels. D’autant plus que le jeune Kim, troisième du nom, en Corée du Nord, sent que le terrain est favorable et tient des discours de plus en plus délirants, tout en donnant, en parallèle, pour montrer qu’il ne plaisante pas, son oncle à manger à une centaine de chiens affamés.

L’Afrique subsaharienne, elle, est confrontée aux effets secondaires de la déstabilisation de l’Afrique du Nord. Et après le Mali, où les avancées de l’islamisme au Nord sont jugulées, mais pas du tout stoppées (les factions islamistes se sont repliées dans les autres pays de la région en attendant la suite), c’est la République Centrafricaine qui est frappée, et la France ne peut qu’appeler d’autres pays à agir, face à une tâche impossible et trop vaste pour elle. Toute la zone qui va de la Mauritanie à la Somalie est en fait la proie d’une résurgence d’al Qaida et d’une agitation aux ramifications multiples. Le tribalisme s’en mêle, et le Sud Soudan est lui-même en train de se décomposer, tandis que Boko Haram tient le Nord du Nigeria.

L’Afrique du Nord elle-même se porte très mal. Les Frères musulmans sont en mauvaise posture en Egypte et en Tunisie, mais l’agitation islamiste y est plus intense que jamais : l’Egypte est détruite économiquement et au bord de la guerre civile, la Tunisie se porte à peine mieux, la Libye est devenue, comme c’était prévisible, un Etat failli et dissous. L’Algérie et le Maroc tiennent encore vaguement debout : la question est de savoir pour combien de temps.

En Syrie, pendant que quelques armes chimiques sont démantelées et que les autres restent à l’abri en lieu sûr, les massacres continuent. Au Liban, les attentats contre le Hezbollah se juxtaposent aux attentats contre les sunnites, et au Sud du pays des groupes « palestiniens » tirent sporadiquement sur Israël. En Irak, la province d’Anbar est désormais presque entièrement aux mains d’islamistes sunnites tandis que Bagdad est devenu un satellite de Téhéran.

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La Turquie est la proie de tensions, dues au rapprochement entre Erdogan et l’Iran, qui déplait fortement au mouvement dirigé depuis les Etats-Unis par Fethullah Gulen, à une situation économique en pleine détérioration et à ce que le territoire turc abrite des dizaines de milliers de réfugiés syriens.

L’Iran des mollahs accélère ses programmes atomiques, et a pris, à juste titre, les « accords » de Genève pour un encouragement.

La Russie s’appuie sur l’arc chiite en voie (très turbulente) de reconstitution, et en subit le contrecoup sous la forme d’attentats islamistes sunnites (le dernier ayant eu lieu en gare de Volgograd voici peu), destinés à montrer qu’une menace plane sur les prochains Jeux olympiques d’hiver.

On pourrait ajouter au tableau la décomposition en cours du Venezuela en Amérique latine, la montée de mouvements protectionnistes dans une part majeure de l’Europe, où les effets de la stagnation économique américaine n’en finissent pas de se faire sentir (et non : l’économie américaine n’a pas « redémarré », comme on le dit ici ou là).

On pourrait souligner que, face à tout cela, le seul pays sur lequel l’administration Obama continue à exercer d’intenses pressions est Israël : un pays démocratique stable et fort au milieu de ce que je viens de décrire, cela semble intolérable pour l’administration Obama, et c’est un pays qu’il faut tenter de faire plonger, si possible, vers le désordre et la destruction.

La planète entière commence tout juste à payer le prix de cinq années de présidence Obama. Pour l’heure, la côte de popularité d’Obama est en chute libre aux Etats-Unis. Les sondages pour les élections de novembre 2014 sont catastrophiques pour les démocrates. Cela ne signifie pas que les Républicains vont gagner et disposer à la fin de l’année qui commence de la majorité dans les deux chambres du Congrès (on peut compter sur les Républicains pour savoir se diviser), mais ce sont là des signes encourageants. Ce sont, en fait, les seuls signes encourageants qu’on voie sur l’horizon.

Si Obama est mis hors d’état de nuire encore dans quelques mois, cela ne signifiera pas que ce que je viens de décrire se réparera, car il faudra, le cas échéant, du temps.

Si Obama n’est pas mis hors d’état de nuire encore dans quelques mois, ce que je viens de décrire s’aggravera. Considérablement.

Au fait : où sont les commentateurs qui s’extasiaient sur Obama en 2008, et à nouveau en 2012 ? Où sont-ils ? Je vous le demande.

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