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Publié par Michel Garroté le 30 janvier 2014

tuerie-toulouse

Tuerie de Toulouse en 2012

Michel Garroté, réd en chef  —  Pour le croyant, l’amour, et le bien qui va avec, viennent de Dieu qui habite son âme. Pour le non croyant, l’athée, l’agnostique, l’amour, et le bien qui va avec, viennent de sa conscience. Bien. A mon sens – et je ne suis pas seul à le penser – nous sommes en temps de guerre. Or, l’amour est un don qui s’incarne dans le réel. L’amour aujourd’hui, s’inscrit donc dans un temps particulier, que l’on nomme temps de guerre.

Un aspect est révélateur dans ce contexte : le fait que quelqu’un tue un ou plusieurs Juifs ne crée plus de vive émotion.

Mais précisément dans ce contexte, qu’est-ce que l’amour en temps de guerre ? Dans ce contexte particulier, d’aucuns déplorent le manque d’amour présumé, notamment envers les mahométans. Ce qui est faux. Il se trouve que nous vivons en démocratie. Le jeu démocratique, mutatis mutandis, inclut le trotskisme, c’est à dire l’apologie de l’ultra-gauchisme anarchiste, y compris ses ténors de l’action directe et violente.

Ce même jeu démocratique, inclut le Front National, dont le président d’honneur à vie, assimile les chambres à gaz à, je cite, « un point de détail de la seconde Guerre mondiale » et l’occupation allemande à un régime coupable seulement, je cite, de « bavures ». En revanche, le jeu démocratique ne supporte pas les juifs néoconservateurs sionistes, ne supporte pas les chrétiens néoconservateurs pro-israéliens et ne supporte pas les musulmans réformateurs.

J’en veux pour preuve – ce ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres – les commentaires haineux postés par de courageux anonymes, tantôt franco-franchouillards soi-disant antisionistes, tantôt arabo-musulmans, sur la blogosphère.

J’en veux également pour preuve, les textes bêtes et méchants, téléchargés sur la blogosphère rouge-verte-brune, par de médiocres écrivassiers, eux aussi, tantôt franco-franchouillards soi-disant antisionistes, tantôt arabo-musulmans.

Je note, en passant, que la haine du prochain, s’exprime de la même façon, chez certains franco-franchouillards soi-disant antisionistes que chez certains arabo-musulmans. Ils ont, curieusement et peut-être inconsciemment, les mêmes maîtres à penser : Robespierre, Maurras, Ben Laden, Khamenei, etc.

Face à la haine du prochain en temps de guerre, nos ennemis voudraient que nous pratiquions l’amour mièvre et cul-cul la praline. C’est oublier qu’il n’y a pas d’amour sans vérité. Car autrement, on pourrait demeurer à la fois dans l’amour et dans le mensonge, ce qui est impossible, du moins si l’on prétend défendre dans la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne.

J’invite les catholiques qui confondent amour et idiotie, à lire quelques saints qui, de leur vivant, s’exprimaient, tant à l’oral qu’à l’écrit, en termes pas toujours courtois : saint Jérôme, saint Cyril d’Alexandrie et bienheureux Charles de Foucault. Quant à nous, juifs néoconservateurs sionistes, chrétiens néoconservateurs pro-israéliens et musulmans réformateurs, nous poursuivrons notre résistance à la guerre de la terreur que nous livre l’islamisme radical. En toute charité bien entendu.

Toujours à propos d’amour  —  charité, ‘caritas’ en latin, fraternité, amitié,  —  aimer signifie connaître. Aimer représente une rencontre et donc une expérience de connaissance. Mais comment parvenir à une connaissance fiable et objective ? Pour y parvenir, l’on a recourt au rôle déterminant du sujet de la connaissance.

Attention ici aux limites d’une connaissance scientifique qui propose le dogme positiviste de la pure objectivité où le sujet semble être régulé par la perspective de l’observateur, perspective que conditionne le résultat. La pure objectivité est une pure abstraction, l’expression d’une connaissance inadéquate. Et cela vaut non seulement pour les sciences naturelles mais aussi pour l’histoire qui souvent transmet des visions du monde liées à la liberté des hommes, à leurs choix, à leur diversité.

Et c’est pourquoi, la connaissance est un événement. La connaissance advient comme une vraie rencontre entre un sujet et un objet, qui ne se maintiennent pas à une distance aseptisée et qui s’influencent réciproquement lorsqu’ils entrent en contact.

Ce processus de connaissance passe à travers l’honnêteté intellectuelle et la disponibilité à l’écoute de qui veut connaître, en accueillant l’objet de la connaissance avec sympathie. C’est la force cognitive de l’amour, aimer signifiant ainsi connaître.

Pour revenir à l’amour en temps de guerre, j’aimerais revenir sur la légitimité d’Israël. Depuis quelques années, plusieurs hauts responsables militaires israéliens affirment qu’Israël dispose des moyens nécessaires pour retarder de façon significative le programme nucléaire iranien, même si cette attaque a lieu sans une coordination préalable avec les USA.

Selon ces hauts responsables militaires israéliens, le temps presse pour lancer une opération efficace, car les Iraniens ne cessent de fortifier les défenses de leurs installations et de perfectionner leurs camouflages.

Les hauts responsables militaires israéliens estiment toutefois prudent d’attendre que les Américains poursuivent des pourparlers avec les Iraniens et d’attendre que les Américains constatent que ces pourparlers sont  —  comme toujours lorsqu’il s’agit de la théocratie iranienne  —  voués à l’échec.

Pour le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu, la doctrine Begin, du nom de l’ancien Premier ministre israélien, reste plus que jamais d’actualité. Selon cette doctrine, que je ne cesse de défendre et de valoriser, Israël ne peut pas se permettre d’être menacé d’une deuxième Shoah et Israël doit donc empêcher les pays musulmans de la région de se doter d’armes de destruction massive.

À trois reprises, Israël a appliqué cette doctrine : en 1981 contre l’Irak ; en 2007 contre la Syrie ; et en 2009 contre le cargo Arctic Sea transportant du matériel stratégique vers l’Iran. Depuis, Israël infecte par virus le système informatique des centrales nucléaires iraniennes. Si cela est suffisant, alors tant mieux.

Le droit d’Israël de pratiquer la légitime défense  —  et donc le droit d’Israël de pratiquer des frappes préventives  —  n’est pas un manque d’amour envers le monde musulman et ses 1,3 milliard de mahométans. Ce droit de légitime défense est un devoir.

Le devoir de faire en sorte que les six millions de Juifs qui vivent, qui existent, en Israël, un pays de la taille de la Picardie, ne soient pas vitrifiés par une Shoah radioactive. Ne pas comprendre cela, en revanche, est non seulement un manque d’amour, mais un acte de haine, un acte de négation du droit à l’existence des Juifs d’Israël.

De 1933 à 1939, nombreux furent ceux qui ne voulurent pas accepter le droit de l’Europe à la légitime défense et donc le droit à la guerre de résistance contre le national-socialisme d’Hitler. En 2014, l’histoire se répète.

L’on inverse à nouveau le bien et le mal. L’on inverse à nouveau l’amour et la haine. Et ainsi, les méchants, c’est nous, les juifs, les chrétiens et les musulmans réformateurs, surtout lorsque nous refusons de nous laisser détruire.

Or, « Tu ne tueras point » signifie « Tu ne commettras pas de meurtre ».

« Tu ne tueras point » ne signifie nullement « Tu n’useras pas de ton droit à la légitime-défense lorsque l’ennemi veut anéantir ton peuple, tes proches, tes enfants »…

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© Michel Garroté réd en chef www.dreuz.info

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