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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 1 février 2014

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Régulièrement, des journalistes et intellectuels juifs sionistes de gauche tentent de me convaincre que si Israël signe la paix avec les arabes palestiniens et se retire de Judée, de Samarie et de Jérusalem, les médias n’auront plus rien à reprocher aux Israéliens et « ils » seront bien obligés de cesser de diaboliser l’Etat Juif.

Et régulièrement je fais la même réponse à ces aveugles : observez ce qui se dit depuis le retrait d’Israël de Gaza, et vous saurez comment l’Europe et les médias parleront d’Israël après un accord de paix et un retrait de Judée Samarie et de Jérusalem.

1 • Lorsqu’Israël s’est retiré de Gaza en 2005,  la zone a été nettoyée de toute présence juive mieux que les nazis en ont rêvé pour l’Europe : il n’en reste pas un. Pas un soldat, pas un civil israélien. Pourtant, de nombreux diplomates et pas des moindres, des institutions et pas les plus petites, des grands médias respectables, des dirigeants de grands partis politiques, refusent de tenir compte de ce retrait, et continuent à  accuser Israël d’être « l’occupant » de Gaza.

Si demain Israël se retire de Judée Samarie et même de la totalité de Jérusalem, et si même Israël se retranche jusqu’aux frontières de 1949, l’Europe continuera à traiter Israël « d’occupant » parce qu’Israël est le plus puissant, que l’Europe est tellement culpabilisée de son passé colonial qu’elle ne peut voir en Israël qu’une excroissance occidentale et colonisatrice d’un peuple du tiers monde, et que, par ailleurs et toutes choses étant ce qu’elles sont, l’Europe soutien toujours les plus faibles.

2 • L’Egypte a fermé sa frontière avec Gaza, mais c’est Israël que l’Europe accuse de transformer Gaza en « prison à ciel ouvert », et en « camp de concentration ».

3 • Israël livre à Gaza des milliers de tonnes d’aide humanitaire chaque semaine, par centaines de camions, mais c’est Israël qui est accusée par l’Europe de faire le blocus de Gaza, et c’est pour dénoncer Israël que les « humanitaires » envoient régulièrement des bateaux briser le blocus qui n’existe pas.

Les juifs sionistes de gauche ont un autre argument, une vieille technique de propagande : l’épouvantail.

L’un d’eux a longtemps été d’effrayer les israéliens en leur faisant croire qu’Israël court un risque démographique majeur et risque de se faire submerger – et, comme en Europe, remplacer par la natalité des musulmans. Hélas, les statistiques ont montré que c’est faux : la démographie penche du coté juif. En 2013, la natalité des Palestiniens a été de 2.91 enfants par femme, tandis que celle des Juifs israéliens a été de 3.04, chiffres auquel il convient d’ajouter l’immigration juive, en progression constante, pour comprendre pourquoi la proportion de 20% d’arabes sera stable dans les 30 ans qui viennent, et baissera légèrement ensuite.

Puisque l’épouvantail démographique ne marche plus, puisque l’épouvantail isolationniste n’a jamais vraiment eu de succès, et puisque les signes de paix palestiniens se sont surtout manifestés sous la forme d’attentats dans les cafés et dans les bus jusqu’à ce qu’une barrière de sécurité soit construite, la gauche israélienne tente un nouvel angle d’attaque : l’économie, ou si vous préférez, le portefeuille…

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Ainsi, Yair Lapid, le ministre de l’économie du gouvernement Netanyahu, a tenté de faire peur aux Israéliens, lors d’une conférence à l’Institut d’étude pour la sécurité nationale, mercredi 29 janvier 2014, en les menaçant que s’ils n’acceptent pas le plan de paix du secrétaire d’Etat américain John Kerry, les Européens vont rompre toute coopération économique, infliger un boycott total, et plonger le pays dans la récession.

Le ministre Lapid est allé jusqu’à déclarer que le futur économique d’Israël dépend de l’abandon de Jérusalem, de la Judée et de la Samarie à l’OLP. Et si les Israéliens n’abandonnent pas, l’Europe annulera tous ses accords économiques avec Israël, ce qui détruira l’économie du pays.

Lapid – souvenez-vous qu’il s’agit du ministre de l’économie israélienne – a déclaré : “si les négociations avec les Palestiniens trainent ou échouent, et que nous entrons dans la réalité d’un boycott européen, même partiel, l’économie israélienne va se rétracter, le coût de la vie va exploser, les budgets de l’état pour l’éducation, la santé, la retraite et la sécurité seront coupés, et de nombreux marchés internationaux nous seront fermés.”

Il n’y a pas un mot de vrai dans les menaces du ministre, et il n’a fallu que 10 minutes pour les dénoncer ! La délégation européenne, présente lors de la conférence, a platement nié que l’Europe envisageait d’annuler tout accord de coopération : “Il n’y a aucune proposition d’abrogation européenne des accords de coopération avec Israël. Ce n’est même pas dans les projets de discussion futurs,” a déclaré la délégation européenne dans un communiqué.

Méfiance donc, voilà comment la gauche juive sioniste – israélienne et française – tente depuis quarante ans d’avancer ses pions : par la peur.

La réalité est que la création d’un Etat palestinien sera la ruine économique d’Israël. Pas besoin d’être un grand économiste pour comprendre l’isolement, le vrai, qui se produira si un avion d’une compagnie internationale ne peut se poser à Ben Gurion, menacé de tirs de roquettes du pays voisin situé à 14 km, ou pire, s’il est atteint par un tir de missile.

Et pas besoin d’imaginer ce qui restera de l’économie israélienne si le triangle High Tech d’Herzlya Pituach se trouve sous une pluie de roquettes comme Sderot. Et personne n’oserait soutenir sans se faire huer que les Palestiniens ne tireront pas de roquettes !

Sans parler de l’explosion de la dépense sécuritaire – prise sur le budget de l’Etat, pour protéger une frontière qui jusqu’à maintenant était calme, la vallée du Jourdain, des infiltrations de terroristes. Certains, en Israël, sont-ils nostalgiques du temps des communiqués quotidiens pour annoncer l’explosion d’un bus ?

Car il n’est pas possible d’ignorer ce qui se passe en Syrie et dans le Sinaï : dès le retrait de l’armée israélienne de Judée et Samarie, c’est al Qaïda et le Hamas qui s’y installeront, chaque jour apportant la preuve qu’il n’existe pas de leadership chez les Palestiniens, et que le conflit entre le Fatah et le Hamas ne fait qu’empirer au lieu de se résorber. Cette semaine, la rupture a semble-t-il atteint de nouveaux sommets puisque l’agence d’information palestinienne Ma’an1 annonce que le responsable du Fatah à Gaza, Zakariyya al-Agha a remis sa démission pour protester contre les « interférences du comité central du Fatah dans les affaires de Gaza ».

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

1 maannews.net

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