FLASH
Trump annonce qu’il va chercher à faire baisser le prix des médicaments  |  Trump déclare qu’il va demander avis à Obama en raison de son expérience, pour ses futures nominations  |  Sous les pressions des réseaux sociaux, le Premier ministre italien Renzi donnera sa démission ce mercredi 7 décembre  |  Trois jihadistes ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur le meurtre du couple de policiers à Magnanville en juin dernier  |  Le député LR Damien Abad à Ségolène Royal : « La castritude aigüe, ça se soigne ! »  |  Délire de @FranceInter : la radio d’Etat compare Nelson Mandela à un terroriste  |  Sondage : une majorité d’Américains pense que Trump peut conserver ses entreprises – les médias ne veulent pas  |  « Donald Trump personne de l’année » pour Time Magazine  |  Le vol Pakistan Airlines #PK661 a été observé plongeant vers le sol – il y a 47 personnes à bord avec l’équipage  |  Un avion de Pakistan Airlines avec 34 personnes à bord a disparu des radars au dessus d’Abbottabad  |  Votez et faites gagnez Sylvia Pinel à la primaire socialiste: elle est créditée de 0% de votes, elle sera parfaite face à la droite  |  Syrie : énorme explosion d’un dépôt de munitions de l’armée à Damas, frappé par l’aviation israélienne durant la nuit  |  Malawi : des milliers de chrétiens manifestent contre l’avortement et le mariage homo  |  L’armée syrienne contrôle maintenant 100% des vieux quartiers est d’Aleppo  |  Pour être réélue, Merkel veut maintenant préserver la culture allemande contre le mode tribal et la sharia des immigrés  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Gaïa le 8 février 2014

Avec pour mot d’ordre «Ne touchez pas à nos jeunes !» sur une banderole, un quartier de Strasbourg s’est mobilisé samedi contre l’«endoctrinement jihadiste», après le départ pour la Syrie d’une douzaine de jeunes de la cité, dont deux sont déjà morts.

Vous aimez cet article ? Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les nouveaux articles de Dreuz, une fois par jour en fin d’après-midi.

Environ 250 personnes se sont réunies en fin d’après-midi dans un centre socio-culturel de la Meinau, un quartier populaire de la capitale alsacienne. «Si nous sommes là aujourd’hui, c’est parce que des enfants ont été trompés, des familles ont été brisées, toute une ville a été traumatisée», a déclaré Mohamed Benanouz, le porte-parole du collectif d’associations à l’origine du rassemblement.

250 personnes réunies contre la «haine»

«Il ne faut pas céder à la peur, à la haine et à la violence», ni à la «fatalité», mais au contraire multiplier des actions éducatives et des conférences-débats, inciter au dialogue entre les habitants pour «être sensible au silence et au mal-être de ceux qui nous entourent», a-t-il ajouté. «Les jeunes sont déboussolés, les familles sont dans le désarroi», a confié une femme du quartier, sous couvert de l’anonymat.

Devant le centre socio-culturel de la Meinau, sous une pluie battante, l’assistance a observé une minute de silence en hommage aux deux jeunes victimes. Le rassemblement s’est ensuite prolongé à l’intérieur du centre avec une rencontre-débat avec un politologue, un imam ainsi qu’un psychanalyste pour réfléchir sur les raisons conduisant des jeunes Français à s’engager dans la «guerre sainte» contre le régime de Damas.

«On ne sait pas comment ces jeunes ont été recrutés»

Un rassemblement similaire a eu lieu à Montreuil (Seine-Saint-Denis). La France est le pays d’Europe le plus touché par ce phénomène, davantage engendré par une auto-radicalisation surinternet que par des filières de recrutement proprement dites, selon les spécialistes. Une information judiciaire sur des filières jihadistes en France, menée par un juge antiterroriste parisien, est en cours, selon une source proche du dossier.

A Strasbourg, «on ne sait pas comment ces jeunes ont été recrutés, s’il y a une filière ou pas», a déclaré Mohamed Benanouz. Au total une douzaine de jeunes Strasbourgeois sont partis se battre dans les rangs jihadistes en Syrie ces derniers mois, selon une source proche du dossier. L’un d’entre eux a pu être récupéré in extremis par son père alors qu’il s’apprêtait à prendre l’avion en Allemagne.Le porte-parole du collectif a encore appelé l’Etat à «faire toute la lumière» sur ce drame, pour que les familles soient informées et que cela ne se reproduise plus, et à renforcer la coopération policière avec les pays limitrophes de la Syrie, notamment la Turquie, par laquelle transitent bon nombre d’apprentis jihadistes.

«On ne les a pas vus se radicaliser»

Il y a quelques semaines, la mort de deux frères du quartier âgés de 22 et 24 ans a été annoncée par téléphone à leurs proches, «par des canaux non officiels», a indiqué Mohamed Benanouz. Le sort de leurs camarades est très incertain. «C’étaient des jeunes du quartier, sans histoires», a récemment confié Saliou Faye, l’imam de la Meinau. «On ne les a pas vus se radicaliser. Cela faisait quelque temps qu’ils ne fréquentaient plus la mosquée. Ce n’est pas chez nous qu’ils ont eu ce discours» jihadiste, a-t-il ajouté. D’après les rumeurs qui courent dans le quartier, ces jeunes «allaient beaucoup se documenter sur internet», a précisé l’imam.

Eric Barrois, l’ancien entraîneur de foot d’un des deux frères tués en Syrie, a fait part de sa même incompréhension et consternation. «C’était un garçon qui avait une très bonne éducation, très poli, très agréable (…) Ce n’était pas un voyou, ni en dehors ni sur le terrain. Il était très apprécié dans le quartier, c’était quelqu’un de bien», a-t-il ajouté. «Apparemment du jour au lendemain il s’est laissé pousser la barbe et il est passé dans l’autre camp», toujours selon son ancien entraîneur.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/a-strasbourg-un-quartier-se-mobilise-contre-le-jihad-08-02-2014-3572689.php

© Gaïa pour www.Dreuz.info

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz