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Publié par Michel Garroté le 10 février 2014

 

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Nous savons nous défendre…

Michel Garroté, réd en chef  —  « Que l’Union européenne aille se faire foutre ! » (fuck the EU !), disait récemment l’Américaine Victoria Nuland dans une conversation téléphonique privée, mystérieusement enregistrée à son insu et diffusée sur Internet. Les Suisses, eux, ne se sont pas contentés de le dire dans leurs conversations privées, de visu ou téléphoniques. Les Suisses l’ont dit haut et fort dans l’urne, en votant « oui » à une initiative soumise à référendum populaire.

Ils ont ainsi envoyé sur les roses et dans les cordes la bureaucratie autoritaire européenne et l’inefficace gauche européenne (notamment le régime socialiste français), cette gauche européenne, à la fois suffisante et insuffisante, donneuse de leçons à deux balles et qui creuse joyeusement sa propre tombe sur le dos des peuples.

Une valetaille médiatique, des journaleux, de médiocres écrivassiers, y compris dans les médias suisses, parlent de « vote populiste », ce qui, une fois de plus, démontre leur inculture, leur sectarisme, et, surtout, leur mépris de la voix populaire, autrement dit, leur mépris de la liberté et de la démocratie.

La Suisse, petit pays souverain et performant, compétitif et innovant, a, par la même occasion dit « non » à l’endettement abyssal, au déficit budgétaire et mental. L’on traite les Suisses de tarés, mais c’est en réalité l’Union européenne  —  islamophile, christianophobe et judéophobe  —  qui est complètement à la masse.

« La Suisse dit non à l’immigration de masse, bravo ! L’Union européenne va-t-elle envoyer les chars ? », raconte sur Twitter la présidente du FN Marine Le Pen.

Nous ne t’avons rien demandé et nous n’avons pas besoin de tes félicitations, ose-je lui répondre ici en passant.

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A ce propos, Christian Vanneste écrit (source en bas de page) : Dimanche, les Suisses votaient. Heureux citoyens d’une vraie démocratie, ils ont en effet le droit de décider des lois qui les régissent. Ils ne sont pas tenus de se prosterner devant les professionnels de la politique qui nous encombrent, et qui continuent à toiser le bon peuple malgré une incompétence coûteuse que l’alternance ne corrige même plus. Comme leur arrogance se diffuse dans le grand public, beaucoup de Français s’imaginent vivre dans un pays très démocratique, le Pays des Droits de l’Homme et toisent, eux aussi, les pays voisins. La votation suisse offre une sérieuse leçon aux uns et aux autres.

Christian Vanneste : D’abord, elle rappelle qu’avant les droits de l’homme, ceux qui interdisent de faire à autrui ce qu’on ne souhaite pas subir, cette règle d’or à la fois chrétienne et rationnelle, qui protège notamment les minorités, il y a les droits des citoyens qui fondent la démocratie, par exemple le droit de vote qui permet l’expression de la volonté générale. Ensuite, elle permet d’arrêter cette dérive qui consiste pour une oligarchie partisane,  à imposer au nom d’une lecture idéologique des Droits de l’Homme, une « préférence étrangère » qui prive le citoyen de ses droits. Les Droits de l’Homme sont des garanties qui constituent l’Etat de droit. Les Droits du Citoyen sont des pouvoirs, sans lesquels la démocratie deviendrait vide de sens. C’est évidemment au citoyen de décider de la politique d’immigration, non à un comité Théodule, ni à la technocratie européenne.

Christian Vanneste : L’Union Démocratique du Centre (SVP dans les cantons alémaniques) a réuni suffisamment de signatures pour que sa proposition d’initiative populaire « Contre l’immigration de masse » soit présentée au peuple. En 2002, la Suisse avait signé avec l’Union Européenne des accords qui organisaient la libre circulation entre elles. On avait minimisé leur conséquence pour l’immigration. De 80.000 étrangers par an (ndmg – en Suisse), au lieu de 8.000 prévus (ndmg – en Suisse), elle équivaut, en fait, à l’entrée annuelle en France de 650.000 migrants. Un quart des habitants de la Confédération (ndmg – helvétique) sont étrangers. Cette présence pose des problèmes de délinquance, de logement, de transport et de coût social.

Christian Vanneste : Elle exerce une pression à la baisse sur les salaires et à la hausse sur les loyers. La préférence nationale a donc été mise en avant par les partisans du oui, avec une limitation de l’immigration en fonction de quotas. Leurs adversaires se sont appuyés sur des arguments d’intérêt économique. La Suisse connaît le plus faible taux de chômage européen. Son immigration est essentiellement européenne et occupe des postes de travail qui ne seraient que difficilement pourvus par les Suisses. En outre, des sanctions de l’UE pourraient avoir des répercussions fâcheuses. Le débat a donc été centré sur l’intérêt des Suisses et non sur l’application culpabilisante de grands principes chargés de cacher les intérêts du marché. Cela nous change des tirades idéologiques et hypocrites de chez nous.

Christian Vanneste : La Suisse a voté OUI. Comme d’autres, elle a dit : « fuck the EU ! » et a ainsi exprimé par procuration la déception de beaucoup de « citoyens » de l’Union, fatigués par les exigences de la technocratie bruxelloise et la dissipation du rêve européen. Ils voulaient appartenir à un grand ensemble politique et économique capable d’améliorer le niveau de vie, d’être à la pointe du progrès, et aussi de les protéger. Ils ont un « machin » inexistant sur la scène politique mondiale, qui les soumet à de nombreuses règles tatillonnes et ne les protège nullement.

Christian Vanneste : Notamment les craintes légitimes devant une immigration de masse, un changement de population, si contraires aux intérêts des citoyens, mais tellement favorables à certains intérêts économiques, sont négligées par l’idéologie de la Commission bruxelloise. Elle a menacé la Suisse. Et la Suisse a quand même décidé souverainement de reprendre en mains son immigration. Que les Français, et notamment les frontaliers se rassurent. Le faible taux de chômage conduit inévitablement à une importation de main d’œuvre. Simplement une limitation sera appliquée pour ne pas défavoriser les citoyens suisses en concurrence avec des étrangers. On aimerait que nos gouvernants puissent se vanter de n’avoir que 3,9% de chômeurs et qu’ils accordent aussi une préférence aux travailleurs français. Il est vrai qu’en Suisse, c’est le peuple qui se gouverne lui-même.

Christian Vanneste : En France, Malika Sorel a pu, au contraire, parler de préférence étrangère à propos des 44 propositions de la feuille de route, consacrée à l’intégration, et annoncée par J.M. Ayrault. L’immigration étant un fait qui s’impose de lui-même, il s’agit en effet d’intégrer les Français de plus vieille date à celle-ci, en les priant d’abandonner une partie de leur identité culturelle ou historique et d’accepter une « discrimination positive » en faveur des immigrants. Un tel projet qui bafoue l’égalité nous éloigne de la République. Les Français n’ont pas été consultés. Nous sommes très loin de la démocratie. C’est pourquoi beaucoup de Français doivent rêver d’être Suisses, conclut Christian Vanneste.

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De son côté, Oskar Freysinger (non ce n’est pas lui sur la photo) écrit (source en bas de page) : Le peuple Suisse vient de prouver une fois de plus son courage et sa sagesse. Contre tout le système politique, économique et médiatique et sa campagne à millions, il a affirmé sa volonté de réguler de manière autonome le domaine de l’immigration. Les bureaucrates de la mondialisation ont proféré les mêmes menaces, produit les mêmes prophéties apocalyptiques qu’en 1992.

Oskar Freysinger : Rien n’y a fait : les Suisses ont pris une décision souveraine dont le retentissement dépasse déjà largement les frontières de leur pays. En refusant de brader leur prospérité sur l’autel de l’économie mondialisée, ils ont réaffirmé leur attachement à l’autodétermination et à la liberté. Au Conseil fédéral désormais de respecter cette volonté. Aujourd’hui, le cœur de l’Europe bat plus fort que jamais. Il est frappé d’une croix blanche sur fond rouge, conclut Oskar Freysinger.

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Reproduction autorisée avec mention :

Michel Garroté réd en chef www.dreuz.info

Et sources :

http://www.lesobservateurs.ch/2014/02/09/vanneste-31/

http://www.lesobservateurs.ch/2014/02/10/signe-despoir/

   

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