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Publié par Guy Millière le 15 février 2014

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Le spectacle offert par François Hollande au cours de sa visite aux Etats-Unis avait quelque chose de pathétique et ridicule.

Les traits d’humour utilisés par le Président français sont tombés à plat, tout particulièrement ceux dont il a usé lors de sa réception à la mairie de San Francisco, et dans lesquels certains ont cru reconnaître des allusions assez déplacées à ses escapades nocturnes récentes rue du Cirque. Sa position de célibataire n’a pu faire oublier son inconduite et a posé des problèmes de protocole sans précédents. Ses proclamations d’amitié envers les Etats-Unis et Barack Obama étaient imprégnés de façon transparente d’une volonté chez lui de montrer qu’il avait un grand allié, malgré son impopularité abyssale et bien que, comme l’a écrit récemment en couverture Valeurs Actuelles il nous fasse « honte ». Les proclamations d’amitié déployées en retour par Barack Obama étaient trop empressées pour apparaître comme autre chose que ce qu’elles étaient : le désir chez Barack Obama de montrer qu’il avait lui-même un grand allié en Europe, un homme aussi socialiste que lui et sur la même longueur d’onde que lui sur les dossiers de la Syrie, de l’Iran ou du « changement climatique », qu’Hollande a d’ailleurs constaté en énonçant cette phrase impérissable : « Il fait froid ». Et c’est exact, nul ne pourra dire le contraire, même les adeptes de la lubie coûteuse du « changement climatique », il fait froid à Washington, D.C. en hiver.

Outre sa volonté de montrer qu’il avait un grand allié, Hollande entendait, surtout, se rendre dans la Silicon Valley, pour espérer susciter quelques investissements en France, dans un contexte où l’an dernier les investissements étrangers en territoire français ont baissé de 77 pour cent. Il est extrêmement vraisemblable qu’il rentrera bredouille : les remarques de quelques ministres français, et du premier d’entre eux, au cours du voyage, et leur façon de presser les représentants du patronat à parler de « contreparties » avec les syndicats ne sont pas passées inaperçues dans la presse américaine, et elles ont occupé une bonne place dans les (rares) articles consacrés à une « visite d’Etat » qui, si elle a été au cœur de l’attention des médias français, a été considérée comme épiphénoménale outre Atlantique.

Hollande entendait aussi, sans aucun doute, parler de « l’attractivité » de la France et il l’a fait (« venez créer des emplois, venez soutenir les start up françaises » a-t-il dit), mais je pense que ses propos sont tombés dans l’oreille de sourds qui, s’ils ne veulent pas entendre ce que dit Hollande, voient fort bien qu’impôts et taxes sont plus agréables et plus optimaux en Irlande qu’alentour de Paris, et que la Commission nationale Informatique et liberté peut infliger des amendes aux allures de racket à Google. Hollande a proposé des « passeports talents » pour ceux qui voudraient venir ou revenir en France : je doute qu’il ait preneur pour un seul de ces passeports. Les Français quittent la France chaque année par dizaines de milliers et ceux qui se sont installés dans la Silicon Valley n’ont aucune intention de prendre un billet de retour. Ceux qui sont Américains sont heureux d’accueillir des Français en Amérique (enfin, certains Français qui ne pensent pas comme Hollande), mais ne sont pas du tout prêts à aller vers le pays que les Français ont quitté.

Je ne pense pas que tout cela servira Hollande en quoi que ce soit à son retour en France, car la situation française reste et restera aussi catastrophique.

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Tout cela ne servira pas non plus Obama en quoi que ce soit : après avoir organisé une réception fastueuse sous une immense tente climatisée pour le petit gros sans son scooter, sans son casque intégral, et sans sa compagne, répudiée sur le ton qu’on emploie pour répudier en terre d’islam, après avoir offert du caviar d’Illinois à la louche au petit gros, il continuera à parler de la lutte contre les inégalités sur le ton d’un vrai marxiste, mais sans auditoire (les cinquante millions de gens qui se nourrissent de food stamps aux Etats Unis n’ont pu goûter au caviar d’Illinois).

Il continuera à tenter de rafistoler la mise en œuvre de l’Obamacare, qui est un immense désastre. Il continuera à violer allègrement la Constitution, sur un mode qui fait plus penser à Hugo Chavez qu’à Hollande, en prenant des décisions modifiant des lois sans passer par le Congrès. Il continuera à se conduire conformément à ce qu’il a dit en emmenant Hollande visiter la maison de Thomas Jefferson : « quand on est Président, on fait ce qu’on veut ». Il fera comme s’il n’avait pas remarqué que cette phrase (que nul n’a relevé en France) a suscité l’indignation dans tous les Etats-Unis, où non, le Président ne fait pas ce qu’il veut, puisqu’il y a des principes d’équilibre des pouvoirs, élaborés précisément par des hommes tels que Thomas Jefferson.

Il perdra vraisemblablement les élections de novembre prochain, et tentera de détruire ce qu’il n’a pas encore détruit dans le temps qu’il lui restera à passer à la Maison Blanche, mais verra ses capacités de nuisance considérablement amoindries. Il profitera jusqu’au bout des prérogatives présidentielles pour faire ce qu’il veut : il vient d’intimider les Républicains qui, pour éviter un nouveau shutdown ont voté une hausse illimitée de l’endettement américain, et se sont donc lamentablement couchés, au moins sur ce dossier.

Et puis il partira écrire ses mémoires et donner des conférences très bien rémunérées.

Il sera admiré dans des pays tels que la France, où on dit que l’économie américaine est à nouveau en croissance et « repart », alors que la croissance est asthénique (1,8% l’an dernier), et que la dette et l’immense quantité de monnaie créée sur le mode du « quantitative easing » par le Federal Reserve System ces dernières années promettent des lendemains qui déchantent.

Dans les commentaires énoncés dans des pays tels que la France, on passera à la trappe les millions de gens qui ont perdu leur assurance santé aux Etats Unis, ceux dont les primes d’assurance santé ont doublé ou triplé, ceux qui sont passés d’un emploi à temps complet à un emploi à vingt cinq heures ou à mi temps en raison des effets de seuil créés par la « réforme » de l’assurance santé : on dira que si trois emplois à vingt cinq heures remplacent deux emplois à quarante heures, il y a de la création d’emploi, et c’est ce qu’on dit d’ailleurs, sans ajouter que le nombre d’Américains en âge de travailler et qui ne travaille pas atteint une proportion sans précédents depuis les sinistres années Carter.

François Hollande a donné un spectacle pathétique et ridicule.

Obama n’a été ni pathétique ni ridicule, mais cynique.

On aurait pu croire ces deux là amis pour la vie, le temps de quelques discours. Mais ils savent que leur entente a quelque chose de la célèbre entente entre l’aveugle et le paralytique.

Triste époque.

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