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Publié par Guy Millière le 21 février 2014

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J’ai voici peu rencontré à Paris le grand historien Robert Wistrich.

J’ai déjà eu l’occasion de dire ici l’immense estime que je lui porte. Il est sans aucun doute le plus grand historien contemporain de l’antisémitisme, et son livre A Lethal Obsession* est le livre le plus accompli et le plus complet à avoir été publié à ce jour sur le sujet. Un autre de ses livres, From Ambivalence to Betrayal: The Left, the Jews, and Israel*, est à mes yeux tout aussi important parce qu’il aborde un sujet crucial et très souvent laissé de côté : la transformation de l’attitude de la gauche occidentale vis-à-vis des Juifs et d’Israël, depuis le milieu du dix-neuvième siècle où la renaissance d’Israël était juste une idée, jusqu’à l’ère contemporaine où Israël existe, avec la puissance et le dynamisme qu’on sait. Robert Wistrich y parle, entre autres, de l’antisémitisme juif et de la haine de soi décrite dans un livre portant ce titre de Theodor Lessing.

Ce qui avait amené Robert Wistrich à Paris était relié à ses livres, mais aussi à ses recherches, puisqu’il est professeur d’histoire juive à l’Université hébraïque de Jérusalem, et dirige le Centre international Vidal Sassoon pour l’étude de l’antisémitisme : il a conçu l’exposition sur les 3500 années d’histoire du peuple juif qui devait se trouver inaugurée voici peu à l’Unesco, et qui a été annulée, puis reportée.

Ce qui apparaît est qu’Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco, nommée à ce poste dans une atmosphère tumultueuse en 2009, se trouve dans une situation difficile depuis que la « Palestine » a été admise en tant qu’Etat au sein de l’institution qu’elle dirige. Bien que l’admission en question ait quasiment fait l’unanimité (ce qui ne surprendra personne), elle a conduit au fait que les Etats Unis ne versent plus un dollar à l’Unesco (en raison d’une loi datant des années de la présidence Bush père, qui interdit le financement par les Etats Unis de toute organisation qui reconnaîtrait un « Etat palestinien »).

Irina Bokova souhaitant que les choses s’arrangent et que les milliards de dollars perdus reviennent a décidé de faire un geste de bonne volonté, et s’est adressée au centre Simon Wiesenthal pour que soit organisée une grande exposition destinée à montrer que non, l’Unesco n’est pas anti-juive et anti-israélienne. Le Centre Simon Wiesenthal a accepté. Un grand historien britannique devait s’en charger, et s’est trouvé dans l’incapacité de le faire. Bien que réticent, car sans illusions sur l’Unesco (l’Unesco est l’institution qui définit désormais le Tombeau de Rachel et le Caveau des mosquées), Robert Wistrich a fini par accepter ce que demandait le Centre Simon Wiesenthal.

L’exposition était prête à ouvrir ses portes. Mais une objection émanant des représentants du monde arabe a été énoncée, et cette objection a suffit pour que madame Bokova décide de renoncer, puis, devant le scandale résultant, de dire que l’exposition aura lieu en juin. Robert Wistrich est loin d’être certain que l’exposition aura effectivement lieu en juin, et pense qu’une mobilisation sur le sujet et une extrême vigilance sont indispensables.

L’exposition, de toute façon, aura un titre changé et portera sur la « terre sainte », appellation exigée comme un minimum par les pays arabes.

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Au cours de notre conversation, Robert Wistrich a évoqué le peu de courage des autorités européennes et américaines sur ce dossier, ce qui implique que mobilisation et vigilance viennent du monde non gouvernemental. Nous avons parlé aussi, avec consternation, de l’univers mental dans lequel se trouve enfermé le monde arabe qui non seulement n’admet pas l’existence d’Israël, mais entend toujours nier l’histoire du peuple juif et son ancrage millénaire dans la terre d’Israël.

Je pense, comme Robert Wistrich, que cet enfermement est pathologique : le monde arabe et, au delà de lui, une bonne part du monde musulman, vit en colportant une version falsifiée de l’histoire où les Juifs n’ont pas existé au Proche-Orient, où tous les vestiges de l’histoire juive qu’on peut trouver dans le sol d’Eretz Israel sont vus comme des falsifications ou des éléments relevant de la conspiration, et où l’histoire d’Israël dès avant sa renaissance et jusqu’à ce jour est reconstruite sur un mode strictement idéologique et sans le moindre rapport avec la réalité.

Je pense que cet enfermement pathologique fait que l’exposition susdite est intolérable pour le monde arabe et une bonne part du monde musulman, pour les raisons que je viens d’énoncer, ce qui renforce la nécessité de mobilisation et de vigilance.

Sous développement économique, politique, culturel et mental du monde arabe

Je pense que cet enfermement pathologique est en lui-même l’une des explications de l’inadaptation du monde arabe et d’une bonne part du monde musulman au monde contemporain tel qu’il est, et que cette inadaptation explique elle-même assez largement le sous développement économique, politique, culturel et mental du monde arabe et d’une bonne part du monde musulman.

Je pense que cet enfermement pathologique permet de discerner aussi pourquoi il ne peut y avoir d’ « Etat palestinien» (sinon, fantasmatiquement, dans l’enceinte de l’Unesco, sous la forme d’un fauteuil et d’un drapeau, et dans quelques autres enceintes, mais pas dans la réalité), et pourquoi il ne peut y avoir au Proche-Orient la « paix » dont certains parlent. La paix viendra que quand la pathologie mentale dont souffre le monde arabe et une bonne part du monde musulman reflueront et disparaîtront, pas avant.

En faisant preuve de peu de courage et, même, de lâcheté, les autorités européennes et américaines ne servent pas du tout le reflux de la pathologie mentale susdite, mais au contraire l’entretiennent, se font ainsi complices de l’entretien d’une bombe à retardement qui ne cesse de provoquer des explosions et des implosions, et ne servent pas du tout la paix, même si celle-ci est dans de nombreuses bouches et de nombreux discours.

Je pense que l’exposition doit avoir lieu : contre la lâcheté, contre la pathologie mentale, pour la paix. Je pense qu’elle doit avoir lieu sous le titre initialement prévu : La relation de 3500 ans du peuple juif à la terre d’Israël. Très simplement parce que ce titre correspond à une vérité historique.

Et Robert Wistrich peut compter sur mon soutien sans réserves.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

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