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Publié par Hervé Roubaix le 27 février 2014

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Le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran) a assigné la France pour « crime contre l’humanité ».

Raphaël Antonetti, gouverneur général de l’AEF (Afrique-Équatoriale française) à partir de 1924, réalisa le rêve de la France depuis huit ans : relier le fleuve Congo à l’Atlantique par voie ferrée. Pour cela, selon plusieurs historiens, des milliers de noirs seront contraints au travail forcé pour la construction du chemin de fer Congo-Océan (CFCO), réalisé par la Société de construction des Batignolles SCB, qui deviendra Spie-Batignolle.

« Des civils ont été embarqués de force pour alimenter les chantiers », a expliqué l’historien Olivier Le Cour Grandmaison cité par l’AFP. « Au moins 17 000 indigènes sont morts en raison des conditions de transport et de travail. »

« Le travail forcé était de l’esclavage déguisé », indique Louis-Georges Tin, président du Cran, et s’appuyant sur la loi Taubira de 2001, l’esclavage est un crime contre l’humanité imprescriptible. Le Cran a donc engagé une action en justice contre l’État français et les trois sociétés issues de la SCB : Spie, Spie-Batignolle et Clayax Acquisitions.

« Nous demandons au président du TGI de nommer un collège d’experts judiciaires aux frais de Spie pour évaluer l’ampleur du préjudice subi », a expliqué Me Norbert Tricaud, avocat de l’association, ainsi que la création « d’un fonds d’indemnisation des victimes ».

Le travail forcé a été interdit en 1946 par Félix Houphouët-Boigny, futur président ivoirien. Ainsi, avant cette date, il sera difficile, pour le Cran, de faire condamner la France. Même si, dit Olivier Le Cour Grandmaison, « l’essentiel des infrastructures réalisées dans les colonies l’ont été en recourant au travail forcé, qui a vraisemblablement concerné des millions de personnes », car tous les experts ne sont pas d’accord, ni sur les chiffres, ni sur le recours au travail forcé.

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Car dans ses Notes sur la construction du chemin de fer Congo-Océan Gilles Sauter, en 1954, ne partage pas tous ces clichés commodes.

Raphaël Antonetti: « J’ai décidé que le recrutement des travailleurs se ferait sur place, c’est-à-dire sur une bande de territoire dont la future voie ferrée sera l’axe et qui s’étendra au nord et au sud de cette voie jusqu’à une distance qui, autant que possible, ne devra pas dépasser 100 km. »

Mais, indique Sauter, les « réserves humaines » se sont épuisées le long des chantiers et les « mâles adultes » fuyaient les recruteurs. Ils désertaient leurs villages pour s’engager dans les concessions, préférant l’agriculture ou la cueillette de caoutchouc au portage des traverses et des rails. D’autres se transplantèrent dans les territoires qui échappaient alors au recrutement. »

Le Cran, pour obtenir réparations pour les descendants d’esclaves, multiplie les actions judiciaires – sans jamais poursuivre les grands responsables de la traite négrière en Afrique : les mahométans.

Le Cran ne s’intéresse d’ailleurs pas à l’esclavage des noirs contemporain, en Mauritanie par exemple.

Le Cran s’en prend-il aux blancs parce que le blanc est forcément colonialiste, raciste et esclavagiste ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.

http://www.lepoint.fr/societe/travail-force-le-cran-poursuit-l-etat-et-spie-pour-crime-contre-l-humanite-25-02-2014-1795599_23.php

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