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Publié par Joseph Cuesta le 5 mars 2014

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Faut-il en rire ? Décidément, l’hypocrisie est une grande vertu républicaine. Non pas que les enregistrements effectués par Buisson à l’insu de Sarkozy soient exemplaires. Mais les « indignés » qui aujourd’hui crient au scandale, sont-ils bien placés pour donner des leçons d’éthique en politique ?

Les quatre extraits des échanges enregistrés par Patrick Buisson, alors conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, à l’insu de l’ancien président et dévoilés par le site Atlantico et Le Canard enchaîné, mardi 4 mars, datent des jours précédant le petit remaniement de la fin de février 2011. Les 26 et 27 février, Nicolas Sarkozy et ses proches conseillers se rencontrent pour évoquer la valse des postes. Les enregistrements révèlent amitiés et inimitiés ainsi que les jeux d’influence en coulisses.

Mais désormais, un homme de l’ombre est en pleine lumière. Patrick Buisson est la figure centrale du scandale des enregistrements à son insu de Nicolas Sarkozy, qu’il a conseillé pendant de longues années. L’historien et politologue est une figure complexe, controversée, accusée d’avoir trahi la confiance de Nicolas Sarkozy qu’il a fasciné par ses capacités d’analyse. Trafic d’influence : perquisition chez l’avocat de Nicolas Sarkozy. Cet homme de 64 ans érudit, paradoxal – « catholique de tradition » – rêvait d’inspirer aussi la campagne présidentielle de 2017 comme il l’avait fait avec succès en 2007. Buisson « a contribué à décomplexer une grande partie de l’électorat UMP », commentait en juin 2012 Marine Le Pen, la présidente du FN. « Il voulait faire gagner Charles Maurras » (l’Action Française), accusait la porte-parole de campagne Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) contre celui qui se dit « royaliste ». « Sarkozy, je ne l’ai pas fini», avait confié le conseiller à l’été 2013 à un journaliste. La publication d’enregistrements sauvages, effectués par ses soins, de réunions élyséennes et de conversations privées, risque fort désormais de doucher cette ambition.

Grand, marchant légèrement voûté, physique austère – crâne chauve, lunettes – Patrick Buisson est un homme d’intuition, selon un de ses anciens clients sondeurs, qui salue sa capacité à être «intéressé par les choses iconoclastes ». En 2005, il surprend et séduit Nicolas Sarkozy en prophétisant un non massif au référendum constitutionnel européen, quand presque tous prévoyaient la victoire du oui. A l’Elysée, après la victoire de 2007, il devient un visiteur régulier du président mais sans bureau ni fonction dans l’organigramme. Tous alors sollicitaient ses conseils, son éclairage, se rengorgeait-il en privé, dans son bureau de la chaîne Histoire qu’il dirige, envahi par les livres. Y compris, selon lui, François Baroin ou NKM, ses critiques les plus résolus. C’est à ce titre de conseiller que Patrick Buisson se retrouve au coeur de l’affaire de sondages commandés, notamment à sa société Publifact, par l’Elysée, sans appel d’offres, qui font l’objet d’une enquête judiciaire. Docteur en Histoire – sa thèse portait sur les relations France-Algérie, il est considéré comme un intellectuel hypercultivé et l’avocat de l’union des droites, jusqu’à l’extrême.

Discours sur l’identité nationale, sécurité, immigration, suspension de Schengen, référendum pour réformer l’assurance-chômage : autant de trouvailles martelées dans les meetings sarkozystes, attribuées à cette éminence grise. Dans les adresses du candidat Sarkozy « aux petits, aux sans-grade », beaucoup voyaient une partition signée de cet expert friand d’enquêtes d’opinion. Un de ses objectifs : reconquérir les classes moyennes paupérisées, exilées aux marges périurbaines qui se tournent vers le FN. C’est aussi à celui qui se dit « politologue et non politique » qu’on attribue la « droite décomplexée » théorisée par Jean-François Copé. Ce regroupement voulu des droites, Patrick Buisson l’a illustré par son propre parcours: de l’hebdomadaire Minute qu’il a dirigé, à l’UMP, en passant par le souverainiste Philippe de Villiers et même une offre de service aux centristes, selon un haut responsable. « Plus personne ne lit Marx », s’indignait-il l’an dernier, « même pas Mélenchon », qui avait assisté en 2007 à la remise de la Légion d’honneur à Buisson par le président Sarkozy. Depuis la confiance a été rompue.

Après les soupçons de surfacturation au profit d’amis de Jean-François Copé et les révélations sur les enregistrements clandestins de Patrick Buisson, l’Express révèle une autre affaire qui pourrait s’avérer embarrassante pour la droite, où le nom de Nicolas Sarkozy est une nouvelle fois cité. D’après L’Express, des perquisitions ont été menées mardi chez l’avocat de l’ex-chef de l’Etat, Thierry Herzog, et chez un haut magistrat Gilbert Azibert, avocat général près la Cour de Cassation. Ces opérations ont eu lieu à leurs domiciles et dans leurs locaux professionnels à Paris, Nice et Bordeaux, dans le cadre d’une enquête contre X pour trafic d’influence et violation du secret de l’instruction, ouverte le 26 février.

Les enquêteurs chercheraient à savoir si Nicolas Sarkozy et son avocat ont tenté de s’assurer le soutien du juge Azibert pour que l’ancien occupant de l’Elysée, entre 2007 et 2012, récupère ses agendas, saisis lors de l’affaire Bettencourt. En effet, malgré le non-lieu dont il a bénéficié, Nicolas Sarkozy a maintenu son pourvoi en cassation pour contester le refus de la justice d’annuler la saisie de ces documents. Pour l’ancien chef de l’Etat, ce refus est contraire à l’article 67 de la Constitution disposant que le chef de l’Etat « ne peut, durant son mandat faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite ». La Cour doit rendre sa décision à ce sujet le 11 mars, rappelle l’Express. Selon l’Express, l’ex-président souhaite que ses agendas ne puissent plus être utilisés par les juges dans les dossiers toujours en cours d’instruction, dont les affaires Bettencourt et l’arbitrage contesté en faveur de Bernard Tapie.

Reproduction avec mention www.dreuz.info

http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/03/05/ce-que-disent-les-enregistrements-de-buisson_4377668_823448.html

http://www.leparisien.fr/politique/videos-patrick-buisson-l-ancien-confident-au-coeur-du-scandale-05-03-2014-3645673.php

http://www.leparisien.fr/faits-divers/trafic-d-influence-perquisition-chez-l-avocat-de-nicolas-sarkozy-05-03-2014-3645501.php

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/perquisitions-chez-l-avocat-de-sarkozy-et-un-haut-magistrat_1497447.html

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