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Publié par Hervé Roubaix le 24 mars 2014

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Les Occidentaux et en premier lieu les Français, doivent répondre, selon Alexandre Del Valle, au plus grave défi qui se pose à eux : le virus de la haine de soi collective, miroir de la détestation dont ils sont l’objet de la part des totalitarismes modernes.

L’idée centrale du dernier essai d’Alexandre del Valle repose sur la conviction que la pire menace pour les sociétés occidentales réside dans le syndrome de la culpabilisation généralisée. Véritable pathologie sociale, l’idéologie de la haine de soi et de la dépression collective qui en découle est bien plus dangereuse pour l’Occident que tout autre type de péril – intérieur ou extérieur – car elle aboutit à lui faire perdre progressivement ses défenses immunitaires. L’autoflagellation qui pousse à blâmer systématiquement son propre camp, présenté comme coupable et mauvais par nature, puis à défendre le camp adverse, paré de toutes les vertus ou présenté comme victime, s’apparente à une véritable guerre psychologique livrée contre sa propre collectivité. Or la stratégie et la géopolitique enseignent qu’une nation doit au contraire délivrer une image valorisante et positive d’elle-même afin de mobiliser ses troupes – notamment face à des adversaires potentiels – et d’assurer la cohésion. A contrario, les nations décomplexées qui affichent des valeurs et une identité fortes peuvent trouver dans l’estime d’elles-mêmes et dans leur confiance en l’avenir l’énergie et la volonté nécessaires pour vaincre toute sorte de péril. Les pays occidentaux ne pourront relever les défis cruciaux du nouveau monde multipolaire et de la globalisation que s’ils soignent leur dépression et suivent une thérapie globale de déculpabilisation, clef de l’estime de soi et du respect de l’autre.

A l’aune de ces constats, l’ouvrage de Del Valle vise tout d’abord à décrypter le processus de désinformation qui a présidé à l’idéologie de la culpabilisation, – communément appelée « terrorisme intellectuel » (Jean Sevillia) -, fruit d’une action subversive multiforme que les sottes théories du complot ne peuvent expliquer dans leur complexité. Le décryptage de ce processus subversif passe d’ailleurs selon l’auteur par la « désoccultation » des principaux « mythes fondateurs » du politiquement correct et des «empires idéologiques» qui les actionnent.

L’ouvrage propose dans un second temps une véritable « thérapie de réarmement moral ». Et dans un troisième temps, prenant acte de l’émergence d’un monde multipolaire caractérisé par une demande de « désoccidentalisation du monde », il invite les nations occidentales à substituer à leurs prétentions universalistes, à certains égards suicidaires et contre-productives, un recentrage stratégique et identitaire autour de leurs propres intérêts géo-civilisationnels.

Vaincre la dépression collective et le terrorisme intellectuel

Contrairement à nombre d’auteurs qui ont avant lui décrit le « sanglot de l’Homme Blanc » ou la « repentance », Alexandre del Valle ne se contente pas de dénoncer quelque chose de quasi inéluctable, ce qui contribuerait selon lui à alimenter le pessimisme et la dépression collective, mais il propose des solutions de « réarmement moral » et des pistes pour œuvrer à la renaissance de la civilisation occidentale.

Si l’autoflagellation inculquée aux Européens depuis des décennies dans le cadre d’un enseignement de la haine de soi est la cause de la dépression européenne, alors l’enseignement de l’estime de soi et la réaffirmation de son bon droit seront selon l’auteur la clef de sa guérison. Ce réarmement moral et psychologique de l’Occident, de l’Europe et de la France ne passera aucunement par une réaction négative ou haineuse contre des groupes bouc-émissaires supposés à tort responsables du déclin. Mais il passera, au contraire, exactement comme dans le traitement des personnes déprimées, par une « cure de déculpabilisation » et par une thérapie positive fondée sur l’enseignement de « l’amour soi ».

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Le fait de se réapproprier son identité, d’en être fier et de promouvoir l’amour de sa patrie ne consistera pas à rejeter nos responsabilités sur les Autres, que l’on présente trop souvent comme surpuissants et invincibles, ce qui contribue à la démoralisation de notre camp occidental déprimé au plus haut point, mais au contraire par une démarche de « responsabilisation active » de nos élites politiques qui doivent être interpellées et apostrophées lorsqu’elles ne servent pas l’intérêt commun et lorsqu’elles cèdent au « cosmopolitiquement correct » au détriment de l’intérêt national et de la majorité trop souvent ringardisée et diabolisée au profit de minorités de plus en plus tyranniques et revendicatives. Ce sont donc en premier lieu les « irresponsables politiques » qui doivent être interpellés de façon citoyenne. Leur incurie, leur démagogie médiatique, leur soumission aux intérêts communautaristes ou aux lobbies tyranniques, leur abandon irresponsable de la politique d’intégration et d’assimilation, leur rejet des préoccupations identitaires et sécuritaires des masses autochtones méprisées, et bien sûr leur mauvaise gouvernance qui a conduit les Etats Providence à s’endetter jusqu’au coup afin de financer un assistanat déresponsabilisant motivé par l’électoralisme court-termiste, ne peuvent plus durer.

Face au danger de disparition du lien social qui condamne à terme la France et les vieilles nations d’Europe à une guerre civile larvée et livre déjà nombre de banlieues aux guérillas urbaines, l’auteur affirme que le « patriotisme assimilateur » peut permettre de relever les défis de l’intégration, de l’immigration et du danger islamiste radical, car le secret de tout pouvoir et du bon fonctionnement de toute nation est avant tout fondé sur la capacité à créer un « vouloir-vivre » ensemble, lequel passe par l’amour de la patrie et donc l’enseignement de l’amour de soi collectif.

Parallèlement au « patriotisme intégrateur » et à la « thérapie de l’amour de soi » qui répond à « l’enseignement du mépris de soi », l’auteur propose du point de vue géopolitique global de promouvoir à la fois un monde multipolaire fondé sur le respect des souverainetés nationales, puis un « Panoccident » qui serait le fruit d’une « réconciliation entre l’Occident catholico-protestant et le monde russo-orthodoxe ». Une idée forte d’une brûlante actualité qui montre à quel point la crise en Crimée aux relents de guerre froide et de russophobie participe d’une dangereuse division de la civilisation judéo-chrétienne au seul profit des totalitarismes anti-occidentaux qui se frottent les mains…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.

Alexandre del Valle, « Le Complexe occidental : Petit traité de déculpabilisation* », éditions du Toucan, 2014.

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