FLASH
[22/03/2017] la BBC s’est rétractée, l’auteur de l’attentat ne serait pas Abu Izzadeen qui est toujours en prison selon son avocat  |  Abdelghani Merah: « le salafisme devrait être interdit en France »  |  Coups de feu à l’extérieur de l’immeuble du parlement de Londres  |  Erdogan : « la démocratie est comme un train. On le prend, et on descend quand on arrive à destination »  |  Le procès du #MurDesCons débutera le 4/12/18 : la justice politisée sait traîner ou aller vite  |  Erdogan répète ses menaces : « aucun Européen ne peut marcher tranquillement dans aucune rue du monde si l’Europe de change pas d’attitude »  |  La candidate russe à l’Eurovision interdite d’entrée en Ukraine  |  Blocus ? Apartheid ? 845 étrangers et professionnels sont entrés en Israël depuis Gaza hier  |  Erdogan prévient que « les Européens ne vont pas être en sécurité cette attitude de l’Europe continue »  |  [21/03/2017] Mathias Fekl, un illustre inconnu, remplace l’autre inconnu Le Roux au poste interchangeable donc inutile de ministre de l’Intérieur  |  Il promettait une république irréprochable, Hollande ! Le corrompu ministre socialiste Le Roux démissionne  |  Somalie Mogadishu : attentat suicide – oui, encore des musulmans. 7 morts et 10 blessés  |  Le Parquet National Financier ouvre une enquête contre Le Roux, le ministre de l’Intérieur de la gauche morale  |  Afghanistan : les talibans tuent 6 membres de services de renseignement dans la province d’Helmand lors d’un attentat suicide avec une voiture chargée d’explosifs  |  Egypte : ISIS affirme qu’un de ses snipers a tué un soldat égyptien le 19 mars à el-Arish dans le Sinaï  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Gilles William Goldnadel le 25 mars 2014

Goldnadel

Il paraîtrait que M. Sarkozy aurait exagéré en évoquant « La vie des autres » et déploré que la police ait espionné longuement la sienne. L’allusion, même cinématographique, à l’Allemagne communiste était insupportable pour la gauche indignée.

Il y a quelques mois pourtant, les Jeunes Socialistes ont publié une caricature de l’ancien président en Adolf Hitler exécutant le salut nazi, portant la marque et l’adresse du parti de la rue de Solférino sans susciter ni excuses ni indignation. Tout au long du quinquennat, M. Montebourg, M. Hamon et autres princes consorts antifascistes autoproclamés n’ont pas dédaigné les références historiques les plus indignes sans inspirer autant de protestation. On voudra bien considérer en conséquence que lorsqu’un homme vilipendé, sans recours juridique immédiat possible, le secret de l’instruction foulé au pied, celui de ses conversations avec son avocat transformé en paillasson médiatique, fait référence à l’Allemagne de la Stasi, il devrait être, dans notre monde de l’hyperbole obligée, particulièrement complimenté pour son sens de l’euphémisme. Mais non, Sarkozy est un violent, qu’il ose seulement répondre à l’injure c’est injurier la justice, qu’il prétende légitimement soupçonner de partialité la juge d’un syndicat qui l’a punaisé sur le mur des cons, c’est insulter dangereusement l’ensemble des magistrats.

Et si Sarkozy, par la force des choses, n’était pas aujourd’hui devenu le symbole vivant du résistant à l’indignation sélective et à l’injustice médiatico-politique qui ne trompent plus les Français ?

Toujours, s’agissant des fantômes de la Stasi, planant à nouveau au-dessus de la France, il est piquant de constater que l’Humanité aura été sans doute la plus sévère pour morigéner l’épître de Sarkozy. Pourtant, du temps où sévissait la police politique est-allemande, l’organe officiel du Parti Communiste Français se montrait bien placide envers les méthodes des camarades de la république « démocratique ».À l’époque, il n’y avait pas grande offense à y faire référence. Quant aux alliés socialistes, l’alliance avec le parti frère ne posait pas et ne pose toujours pas problème. Mais je sens que je vais encore provoquer quelques indignations.

Messieurs Tariq Ramadan et Edgar Morin viennent de publier un livre en commun au titre bien trouvé : « Au péril des idées ».

Ce n’est pas le fait qu’ils aient écrit à quatre mains un ouvrage qui me frappe, mais leur extrême convergence.

Cet article vous a intéressé ? Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les nouveaux articles de Dreuz, une fois par jour en fin d’après-midi.

Il faut en effet attendre la page 233 d’un opus qui en compte 282 pour lire l’expression : « enfin un désaccord ! ». Après cela, on me dira que l’islamo-gauchisme est une chimère.

Une question me taraude un peu dans cette affaire : qui compromet le plus l’autre ?

J’ai personnellement ma réponse : Ramadan, intellectuel brillant, a certes depuis longtemps mis un bœuf sur sa langue et écrit habilement à l’encre sympathique lorsqu’il s’agit de défendre la cause islamiste. Mais nul ne peut prétendre qu’il ait trahi son identité musulmane radicale.

Morin en revanche, celui qui persiste à décrire dans le livre commun,pour le plus grand bonheur de son non- contradicteur, qu’Israël est le bourreau et le palestinien la victime par essence, aime à se dire « marrane ». Sans comprendre que ceux-ci cachaient leur identité juive alors que lui aime la clamer pour accabler les siens.

Celui qui écrivait dans le Monde « que les Juifs prennent plaisir à humilier les palestiniens »,celui qui a démonté la rumeur d’Orléans pour monter celle d’un massacre imaginaire à Jénine, est en fait le dhimmi de son compère de plume.

Un jour j’écrirai peut-être le tome 2 « du vieil homme m’indigne »,tant M. Morin est le digne héritier de ce Stéphane Hessel qu’il admirait tant. Héritier, lui aussi intouchable, car nul dans la presse iconographique et convenable n’a osé seulement s’interroger sur ce mariage littéraire si harmonieux.

Au-delà de ces remarques désabusées, une observation ultime : tandis que Ramadan est loué dedans son camp pour son inflexible intransigeance à l’autre, Morin est religieusement encensé chez lui pour se poser en s’opposant aux siens.

Ainsi cheminent ensemble l’Orient dans son réveil et l’Occident dans son coucher.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation de Valeurs actuelles.

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz