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Publié par Michel Garroté le 26 mars 2014

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Fille de Sion, ils veulent t’exterminer.

Michel Garroté, réd en chef  —  Dans « La guerre perpétuelle contre les Juifs » (1ère et 2ème parties : voir sources en bas de page), j’ai tenté d’expliquer en quoi, selon moi, l’antisionisme est une forme contemporaine d’antisémitisme ou tout au moins de judéophobie. Mais il y a dans ce contexte un point important que je n’ai pas abordé. Il s’agit de la campagne anti-israélienne, dite « Boycott, Désinvestissement et Sanctions » (BDS). Afin de combler cette lacune, je reproduis ci-dessous plusieurs analyses qui constituent en quelque sorte notre dossier sur BDS, sur l’antisionisme et sur l’antisémitisme. Peut-être ce dossier aidera-t-il, par exemple, les étudiants universitaires qui, dans le cadre de leur cursus, rédigent des analyses sur Israël. Peut-être ce dossier aidera-t-il, aussi, de façon plus large, celles et ceux qui ont besoin d’arguments fondés pour défendre Israël et son peuple. Pour ce qui me concerne, j’ai déjà eu l’occasion d’écrire, que dans ma jeunesse, j’ai été antisioniste et que je connais, de ce fait, l’antisionisme et ses dérives extrémistes, de l’intérieur.

Moshe Arens (extraits adaptés ; voir sources en bas de page) : Il y a un mot, qui, quand il s’adresse à une victime potentielle, bien que ne pouvant en lui-même briser aucun os, a le pouvoir de servir de préambule à des pierres et à des os brisés, des cranes fracturés, des coups de feu à la tête, des chambres à gaz et l’extermination. Ce mot est délégitimation. C’est quelque chose que les juifs, au fils des générations ont bien appris et dont leurs ennemis ont appris à se servir, alors que son impact est fatal. Il s’agit de la déclaration selon laquelle la saison de la chasse contre la victime de cette même délégitimation est ouverte. Pendant des centaines d’années, les juifs ont fait l’objet d’une délégitimation, alors qu’on les qualifiait de meurtriers de Jésus, affirmant par cela qu’ils méritaient d’être punis pour crime de déicides. En tant que tels, ils n’ont pas eu le droit à une protection prévue par la loi telle qu’accordée à d’autres.

Cette délégitimation a donné lieu à des déportations et à des pogroms. Le premier pas institué par l’Allemagne de Hitler dans le cadre de sa campagne contre les juifs allemands fut de les délégitimer en niant leurs droits civils, en les licenciant de postes gouvernementaux et universitaires, et en leur interdisant de se livrer à leurs professions. Plus tard, sont arrivés la confiscation de bien, le boycott et autres sanctions économiques, les déportations, les ghettos, les exécutions de masse et les chambres à gaz. La campagne de « Boycott, Désinvestissement et Sanctions » contre Israël représente une tentative flagrante de délégitimer d’état juif. Le mot délégitimation est omis, de manière moralisatrice, des initiales du BDS mais constitue sans aucun doute la base et l’ultime objectif de cette campagne.  Cela signifie-t-il que tous ceux qui prêtent leur soutien à cette campagne destinée à délégitimer l’état d’Israël sont antisémites ?

Ses leaders et nombreux d’entre ceux qui le promeuvent le sont, et ils sont rejoints par les gens que Lénine qualifiait d’ «idiots utiles»,  qui sont persuadés qu’ils ne font que prêter leur soutien à une protestation contre une certaine politique du gouvernement israélien, «l »occupation israélienne» de la Judée –Samarie. Peut-on supposer que si Israël se retirait de la Judée-Samarie, ils deviendraient des supporters enthousiastes de l’état juif ? Ou qu’ils continueraient à soutenir le BDS, à protester contre la manière dont Israël traite les bédouins, contre le statu des citoyens arabes en Israël, ou tout autre politique d’action du gouvernement israélien qui n’est pas à leur goût? Ils ont suffisamment de plaintes contre Israël, qui, selon eux, doit recevoir des dictats par le biais du boycott, du désinvestissement et de sanctions. Il est difficile de ne pas parvenir à la conclusion qu’ils s’opposent tout simplement à l’existence d’un état juif au Moyen-Orient. Ils constituent une partie d’une campagne courante contre l’état juif, se basant sur ce que le Premier Ministre canadien, Steven Harper, a justement qualifié des trois D : la Démonisation, la Délégitimation et le Double Standard, une campagne qui ne se limite pas aux frontières de l’armistice de 1949. Si cela n’est pas de l’antisémitisme, alors qu’est-ce que c’est ?

Dans la première tentative d’écraser Israël par la force, les armées des états voisins avaient reçu de l’aide de la part des armées d’autres pays arabes. La campagne de terrorisme palestinien, qui aspirait à fragmenter la société israélienne, avait reçu, après la Guerre de Yom Kippour, de l’aide de la part de gangs terroristes internationaux comme le Baader-Meinhof et l’Armée Rouge Japonaise. La campagne de BDS est la troisième vague d’assaut qui a été lancée contre Israël depuis sa création en mai 1948. Les palestiniens qui mènent cette campagne ont réussi à mobiliser des antisémites du monde entier et un groupe de partisans qui les suivent. Il est pratiquement évident que leur ambition d’affamer Israël jusqu’à ce qu’elle se soumette par les moyens de boycotts et de sanctions, ne parviendra pas à ses fins. L’économie israélienne est trop forte et trop attrayante pour les investisseurs étrangers pour être soumise par de telles tentative de la punir sur le plan économique. Les banques, les fonds de retraite et les institutions universitaires qui offrent leur soutien à cette campagne découvriront rapidement qu’ils seront ceux qui subiront des dommages économiques, conclut Moshe Arens (fin des extraits adaptés ; voir sources en bas de page).

Michel Alain Labet de Bornay (extraits adaptés ; voir sources en bas de page) : La libération de la parole raciste par ces nidoreux militants marxistes culturels, la stigmatisation de l’autre ( Le français de confession Israélite injurié, insulté, traité de « colon » « d’assassin d’enfant » « d’étranger », etc..) par des personnes, organisations marxiste, voire même des ONG, conduit immanquablement à l’exécution de tels actes (Insultes antisémites, agressions physiques, mitraillages de lieux de cultes, assassinats d’enfants etc.) par des individus qui trouveront des prétextes et des excuses à leurs pulsions/passages à l’acte raciste antisémite. Je souligne l’exceptionnelle gravité des faits : maintenant, l’injure antisémite et le meurtre d’enfant juifs est avéré. J’appelle tous les Français à réagir et à exiger des pouvoirs publics une autre politique : Lutte efficace contre les organisations racistes tel le Front de gauche, le NPA, le PCF, le PIR, EELV etc. et condamnation exemplaire des propagateurs de la haine raciste. Et fin des politiques et déclarations qui encouragent l’antisémitisme et le rejet de l’Autre dans une surenchère qui menace les valeurs même de la République.

J’affirme ici que les discours immondes et antisémites communistes pro palestiniens des militants de l’AFPS 68, du NPA, du PCF 68, de la LDH, du MRAP, avec les fameux 12 de Mulhouse dont Aline Parmentier, Mulhousienne de Zillisheim, responsable départementale du Parti communiste français et membre du « collectif » Boycott 68 (Le 23 juin 2007 dans une  intervention non prononcée (Mais publiée sur le net)  la « camarade » Parmentier déclarait : « Dans la période de résistance à la droite et de reconstruction du Parti, il est nécessaire que les militants (es) soient bien formés (ées) et ancrés dans la vie sur de solides assises idéologiques marxistes. ») et ses complices l’Alsacienne Farida Trichine de « Justice » pour la Palestine Alsace, Henri Eichholzer de l’AFPS 68,l’alsacien Mohamed Akbar  (de l’Association typiquement alsacienne REDA (Réflexions, échanges et débats en Alsace, dite de la dynamique (sic) Présence Musulmane) Mohammad AKBAR est l’ami de l’alsaturc Zeynel Cekici  Web master d’alter Info le mulhousien antisémite musulman révisionniste multi récidiviste de la haine raciste. L’alliance Islamo Marxiste antisémite est encore une fois mise en évidence.

Sans oublier Jacques Ballouey d’ Europe écologie les Verts 68 avec deux militants du PIR, les fameux Indigènes de la République qui sont toujours mis en examen pour incitation à la haine raciale antisémite et je le dit en Vérité à l’origine par leur discours de haine des meurtres antisémites commis sur Jonathan Sandler, 30 ans, ses deux fils Gabriel et Arieh, 4 et 5 ans, et la petite Myriam Monsonego, 7 ans, fille du directeur de l’école Ozar Hatorah de Toulouse commis par le musulman Mohamed Merah qui se revendiquait être un moudjahidine (un musulman combattant d’Allah), et avoir voulu venger les enfants palestiniens. Ses discours marxistes carrément antisémites sont faits pour se gagner un électorat de « jeunes » et de musulmans ! Les nouveaux « prolos » ! Voir ICI.

La Licra avait dans cette affaire déposé plainte en 2009 avec l’association Avocats sans frontières et la Chambre de commerce franco-israélienne car en droit, le boycott constitue « une entrave à l’exercice normal d’une activité économique quelconque, en opérant une distinction entre les producteurs, fournisseurs de ces produits, en raison de leur appartenance ou de leur non appartenance à une nation déterminée, en l’espèce Israël, et ce, conformément à la jurisprudence de la Chambre Criminelle et de la Cour Européenne des droits de l’homme » (Cour d’Appel de BORDEAUX du 22 octobre 2010). Aujourd’hui en Alsace, Rachid Zennir un délinquant multirécidiviste âgé de 40 ans a été condamné pour avoir proféré des immondes propos antisémites à l’encontre d’une commerçante de Vendenheim le 8 février dernier. Accompagné de son fils de quatre ans, le prévenu se dirigeait vers les parties privatives situées au fond du commerce.

L’épouse du gérant lui a demandé ce qu’il désirait. L’homme a répondu qu’il cherchait les toilettes. « Elles sont réservées au personnel », lui a rétorqué la commerçante. C’est à ce moment-là que le sieur Rachid s’est emporté. Il s’est mis à insulter son interlocutrice. Les injures graves ont rapidement laissé place aux immondes injures à caractère antisémite. Des paroles tenues sous les yeux de nombreux témoins, clients et employés du magasin. La victime a d’abord envisagé de ne pas donner suite aux propos antisémites et infamants. « Après cette première réaction, elle a eu le courage de déposer plainte bien qu’elle ait eu peur qu’il revienne pour tout casser dans le magasin », expose Maître Séverine Benayoun, l’avocate parisienne de la partie civile. Le conseil de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), souligne que le prévenu « a réitéré son discours gravement antisémite devant les gendarmes » qui l’ont auditionné trois jours après les faits. « Il leur a dit qu’il n’avait “pas l’habitude de se laisser emmerder par des colons », rappelle Maître Maud Nisand.

Ces faits sont « loin d’être banals, poursuit le procureur adjoint Gilles Delorme. Monsieur Rachid se moque des autorités, judiciaires notamment, et il brille par son absence à l’audience. » Le représentant du ministère public requiert contre le mis en cause, déjà condamné à huit reprises par le passé, la peine de cinq mois de prison ferme. Ne s’étant pas présenté à l’audience l’antisémite Rachid le bon alsacien Schilikois s’est vu infliger deux mois d’emprisonnement ferme par le tribunal correctionnel de Strasbourg. Il devra verser 800 euros de dommages et intérêts à la commerçante et 200 euros à la Licra du Bas-Rhin.

Lorsque les musulmans racistes et antisémites multirécidivistes Rachid Zennir et Mohamed Merah écoutaient les slogans vociférés par les « anti sionistes » de l’AFPS de la Dynamique présence musulmane, de la LDH, les boutefeux de la haine complaisamment relayés par les médias marxistes culturels tels que : « ISRAEL ASSASSIN », « ETAT D’ ISRAEL ETAT CRIMINEL » ou lorsqu’il entendait Mahmoud Suleiman, le maire du village palestinien d’Al-Masara près de Bethléem en visite à Paris, crier dans un supermarché CARREFOUR avec ces amis de BDS à Évry le 4 juillet 2009 ( Voir la Vidéo ICI !) lors d’une action de boycott : « EN ACHETANT CES PRODUITS, VOUS SOUTENEZ L’ARMÉE ISRAELIENNE AFIN QU’ ELLE TUE LES ENFANTS PALESTINIENS, DONC VOUS DEVEZ BOYCOTTER ISRAËL, VOUS DEVEZ ARRETER D’ ACHETER LES PRODUITS ISRAELIENS, CHACUN EQUIVAUT A UNE BALLE QUI VA TUER UN ENFANT EN PALESTINE. Le poids des mots et le choc des nauséabondes idées islamo marxistes antisémites de l’AFPS reçues ont fait leur travail dans l’inconscient des musulmans Rachid Zennir  et Mohamed Merah.

Il est donc « logique » que ce soit ces bons musulmans qui aient voulu « venger » les « enfants » palestiniens victimes bien sur des « colons juifs » ! La preuve ici:  Action de BOYCOTT à Mulhouse le 17 mars 2012 on relève : »nouveaux crimes perpétrés à Gaza en toute impunité » «  Une banderole BOYCOTT ISRAEL APARTHEID barrait une entrée principale de l’enseigne, rue du sauvage. » « Colonie israélienne de Mitzpe Shalem, illégale au sens du droit international ». Il y a quelque temps déjà sur le très marxiste culturel Post.fr, la vermine rouge exhibitionniste, parasite communiste, instituteur à Grenoble, membre de l’AFPS et dit Le Pet du Net écrivait : « les dirigeants d’Israël continuent leur politique d’occupation et leur lente mais constante purification ethnique » « colonies israéliennes » Source.

Je resterai personnellement très attentif à ce que tous ces gauchistes marxistes racistes et antisémites soient condamnés avec la plus extrême sévérité et rappelle que cette lutte contre l’antisémitisme doit être également l’affaire de tous les défenseurs des droits de l’homme qui doivent redoubler de vigilance et répondre au développement de la haine raciste antisémite déchaînée par ces véritables boutes feu de la haine, du Parti communiste Français, de la Ligue des Droits de l’homme en passant par Les « Verts », les « Associations » d’Islamistes et l’ultra gauche notoirement antisémite par des actions fermes et vigoureuses. Des voix, au sein du gouvernement français, se sont élevées pour traiter de « criminels » ces appels à ces actions islamo marxistes de prétendus citoyens communistes mobilisés sois disant pour la paix et le droit et qui ne sont que de vulgaires délinquants de droit commun, conclut Michel Alain Labet de Bornay (fin des extraits adaptés ; voir sources en bas de page).

Joël S. Fishman (extraits adaptés ; voir sources en bas de page) : BDS appelle ouvertement au « politicide » d’Israël, qu’ils cherchent à remplacer par un Etat palestinien unique avec une majorité musulmane. Les adeptes du BDS accusent Israël d’être un Etat raciste et un Etat d’apartheid, ce qui implique, selon eux, que selon le droit international, il constitue une entité criminelle qui ne possède ni légitimité ni raison d’être. Si justice doit être rendue, Israël doit être détruit et remplacé. Tel est finalement le message fondamental de BDS. Il faut néanmoins en saisir la terminologie et comprendre les motivations de ses soutiens politiques et la fonction de sa doctrine qui sert de principe directeur unifiant au mouvement. Le contenu doctrinal et les intentions du mouvement BDS ne sont pas rassurants. L’échantillonnage de leurs doléances montre leur vision du problème. Ce corpus de leur pensée politique masque un programme de « résistance » qui consiste en un appel à renverser la situation par une action indirecte, une guerre politique et un militantisme sans relâche auprès des opinions publiques sur le long terme.

Ce mouvement rejette l’idée d’une paix négociée avec Israël ainsi que les principes qui fondent les accords d’Oslo. Nous sommes bien conscients des actions publiques spectaculaires que le BDS a mises en place et de l’aide plus que généreuse qu’il a reçu de la part des riches parties intéressés (y compris des gouvernements). La doctrine cachée derrière les actes nécessite une attention soutenue car cette doctrine qui combine antisémitisme et antisionisme est en réalité plus nocive que les actions publiques du mouvement. A cet égard, on se rappellera la « règle du pistolet de Tchekhov ». En 1889, Anton Tchekhov avait écrit à un ami : « On ne doit pas mettre de fusil chargé sur la scène si l’on n’a pas l’intention de s’en servir. » Si l’on s’en tient à la doctrine du mouvement BDS, il est clair que les militants de ce mouvement ainsi que ceux qui les soutiennent financièrement ont apporté un fusil chargé et qu’ils ont bien l’intention de s’en servir — sauf, bien sûr, si on montre publiquement ce dont ils sont capables et qu’on les arrête à temps, conclut Joël S. Fishman (fin des extraits adaptés ; voir sources en bas de page).

Harold Brackman (extraits adaptés ; voir sources en bas de page) : Un nouveau compte-rendu qui a été publié par le Centre Wiesenthal qualifie la campagne du BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) contre Israël comme une « pilule de poison, anti-israélienne et antisémite » dont le but est la démonisation, la délégitimation et la fin ultime de l’état juif ». Le compte-rendu passe en revue les origines du mouvement qui a débuté en 2001. Parmi ses nombreuses conclusions, figure celle établissant que le BDS « est un mouvement qui n’a pas amélioré la vie d’aucun palestinien et qui n’est pas conscient des graves violations des droits de l’homme qui se déroulent dans tout le Moyen-Orient et en-dehors de cette région ». Afin d’illustrer le facteur déterminant de l’illégitimité du BDS, le compte-rendu utilise le test de 3 D de Nathan Sharansky pour examiner la critique qui va au-delà de la ligne de l’antisémitisme, conclut Harold Brackman (fin des extraits adaptés ; voir sources en bas de page).

Maître Bertrand Ramas-Muhlbach (extraits adaptés ; voir sources en bas de page) : Le système juridique français (voire international, dans les pays démocratiques) punit sévèrement les incitations publiques à la haine raciale ou à la commission d’acte de violence sur des personnes, en considération de leur origine, ou de leur appartenance à une race, à une nation, à une religion. La communauté juive bénéficie naturellement de ces dispositions protectrices avec la loi du 29 juillet 1881 sur la presse (adaptée en fonction des supports nouveau de communication). Le texte sanctionne les personnes qui diffusent des messages qui provoquent des crimes et des délits (notamment) sur les personnes juives, comme les auteurs des violences eux-mêmes (article 23), c’est-à-dire ceux qui provoquent des atteintes à leur vie ou à leur intégrité physique, incitent à la haine, aux violences ou aux discriminations (article 24), mais aussi ceux qui contestent l’existence des crimes contre l’humanité (article 24 bis). Cette même loi punit également les discriminations (article 32), ou encore les injures à leur endroit (article 33).

Sont également sanctionnés les ports d’uniforme, d’insignes ou d’emblèmes ayant été portés par les membres d’une organisation criminelle tels les nazis (article R 645-1 du Code pénal), et les diffamations non publiques (R 624-3 du Code pénal) ou les injures non publiques de ces personnes (R 624-4 du Code pénal), les discriminations (Article 225-1 du Code pénal) et les provocations non publiques à la discrimination, à la haine, ou à la violence raciale (R 625-7 Code pénal). La haine viscérale, dont certains sont animés à l’égard des membres de la communauté juive, ne peut plus s’exprimer aussi facilement. Aussi, les antisémites se sont-ils adaptés et sont devenus extrêmement vigilants lorsqu’ils incitent au dénigrement, à la haine et qu’ils suggèrent de façon insidieuse la commission d’actes de violence sur les juifs, puisque le simple fait de mentionner le terme « juif » aux côtés d’un propos négatif ou dépréciatif, est susceptible de tomber sous le coup du des textes répressifs. Une parade toute simple a été trouvée : les antisémites ont substitué au mot « juif », celui de « sioniste ».

En effet, le sionisme, est rattaché à un courant de pensée politique ce qui permet aux antisémites, non d’être opposé aux juifs, mais d’exprimer une position dans le cadre de la liberté d’expression. Grâce à ce stratagème, l’antisionisme prend position contre un courant de pensée politique, « le sionisme », et donc participe de l’expression démocratique. Autrement dit, l’antisioniste devient une opinion politique dans le cadre du pluralisme politique. Or, comme le sionisme est associé au principe, pour les juifs, de venir s’établir en Israël dans le cadre d’un vaste mouvement international, il est présenté comme une volonté coloniale de capter une terre qui ne leur appartiendrait pas. Aussi, l’antisionisme devient-il un courant de pensée portant des valeurs de progrès, d’ouverture, et de liberté comme le serait l’anticommunisme ou l’antifascisme. Grâce à cette substitution habile, les « juifs » deviennent globalement des « sionistes » et l’animosité à l’endroit des juifs s’opère par l’imputation des griefs traditionnellement réservés aux juifs, uniquement grâce à l’emploi de ce vocable adapté.

Les standards antisémites classiques sont alors transférés aux sionistes : « les sionistes dominent le monde », « les sionistes sont infiltrés dans toutes les sphères du pouvoir politique », « les sionistes sont à la tête du gouvernement français et manipulent les Etats unis d’Amérique ». S’agissant de l’interdiction faite à Dieudonné de jouer son spectacle, il est même recouru au concept de « juifs sionistes ». Il a ainsi été soutenu : « les soutiens du lobby juif – sionistes représentant en France de l’entité sioniste, raciste, colonialiste et terroriste veulent interdire les spectacles de Dieudonné » (ce qui permet au passage d’associer le « sionisme » au racisme, au colonialisme, et au terrorisme). La riposte à l’interdiction portée à la liberté d’expression de l’humoriste est donc toute trouvée : « La résistance française à cette atteinte totalitaire à la liberté d’expression et à la démocratie répondra à ces attaques infâmes des politiciens Collabos avec tous les moyens appropriés » (le sionisme devient une forme de fascisme).

Les antisionistes sont grandement aidés par la communauté internationale qui utilise systématiquement les termes de « colons », de « colonies » ou de « colonisation » pour ce qu’il en est des implantations juives en Cisjordanie. L’antisionisme est alors associé à un mouvement de décolonisation, comme celui connu par les pays européens au cours du XX° siècle. Si les sionistes sont partisans du grand Israël avec une souveraineté juive sur l’ensemble du territoire sans partage, il devient possible de fustiger les implantations juives sur les terres désertiques de Cisjordanie, considérant qu’elles opèrent une captation injuste de terres. Dire alors des « sionistes » qu’ils sont des « colons », c’est considérer que le mouvement est profondément ancré dans l’erreur et que l’histoire se chargera bien de le corriger dans un processus de décolonisation puisque le « sioniste », « colon », sera irrémédiablement tenu à restitution.

Ce terme de « colonisation » conforte alors les palestiniens, dans leur conviction qu’ils bénéficient d’un droit au retour en Israël (pour ceux qui ont quitté leur habitation en 1948), et qu’ils sont victimes de spoliations, justifiant leurs actes de résistance héroïque. Le combat contre le « sionisme » permet également de remettre en question des principes bibliques, tournés en dérision. Il est vrai que les juifs religieux gardent à l’esprit la promesse faite par le Ciel à Abraham : « va dans le pays que je te montrerai et je ferai de toi une grande nation » (Gen 12,1-3), « je donnerai ce pays à ta postérité » (Gen 12,7), « Car tout le pays que tu vois, je le donnerai à toi et à ta postérité pour toujours » (Gen. 13:13-15) , « Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d’Egypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate » (Gen. 15:18). J’établirai mon alliance entre moi et toi, et je te multiplierai à l’infini. (Gen. 17:1-2).

Lutter contre les « sionistes » permet alors de remettre en question la véracité du message Biblique juif pour conforter la vérité universelle qui serait celle donnée par le Coran : les juifs ont été maudits par le Ciel, ce qui rend caduques, toutes les recommandations et promesses qui leur ont été faites. Bien évidemment, s’il est en outre, possible de les éliminer tous, ils ne pourront plus se multiplier comme les étoiles dans le ciel, ce qui prouverait encore la fausseté du message sioniste. Enfin et surtout, la diabolisation des « sionistes » permet à certains de se donner bonne conscience et de se dédouaner à raison des massacres et des drames subis par les juifs tout au long des deux premiers millénaires de notre ère, et plus particulièrement, pour ce qu’il en est des actes monstrueux commis au cours de la seconde guerre mondiale. Ainsi, et grâce à la référence à l’antisionisme, la haine des juifs cesse d’être un sentiment viscéral à l’origine des violences faites aux juifs, mais devient une conséquence de ce que les juifs font subir aux palestiniens et au monde.

L’antisionisme, vitrine légale de l’antisémitisme, devrait donc faire de nombreux adeptes, tant que les textes répressifs n’associeront pas les deux concepts et ne sanctionneront pas les actes antisionistes au même titre que les actes antisémites, conclut Maître Bertrand Ramas-Muhlbach (fin des extraits adaptés ; voir sources en bas de page).

Reproduction autorisée avec mention :

Michel Garroté réd en chef www.dreuz.info

Sources :

http://antisemitism.org.il/article/85214/le-v%C3%A9ritable-du-bds-la-d%C3%A9l%C3%A9gitimation-disra%C3%ABl

http://michelalainlabetdebornay.blogspot.fr/2012/05/alsace-apres-la-parole-raciste-de-lafps.html?spref=bl

http://www.controverses.fr/pdf/n16/Fishman16.pdf

http://antisemitism.org.il/article/81603/le-boycott-des-sanctions-et-des-d%C3%A9sinvestissements-bds-contre-isra%C3%ABl-%E2%80%93-une-pilule-de-p

https://unitedjerusalem.com/uploads/WIESENTHAL_BDS_REPORT_313.PDF

http://www.jforum.fr/forum/communaute/article/l-antisionisme-vitrine-legale-de-l

Lire également « La guerre perpétuelle contre les Juifs », 1ère et 2ème parties :

http://www.dreuz.info/2014/02/la-guerre-perpetuelle-contre-les-juifs/

http://www.dreuz.info/2014/02/la-guerre-perpetuelle-contre-les-juifs-2e-partie/

 

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