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Publié par Ftouh Souhail le 26 mars 2014

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Le Liban est le pays le plus abjecte vis à vis des réfugiés syriens. Ils y sont traités comme des êtres humains de seconde classe, (et ils ne sont pas les seuls).

Immolée par le feu sous les yeux de ses enfants

Ce mardi 25 mars 2014, une réfugiée syrienne s’est immolée par le feu dans le nord du Liban. Sous les yeux de ses quatre enfants. Cette femme, âgée d’une cinquantaine d’années, réclamait une aide alimentaire.

Des centaines de réfugiés faisaient la queue pour recevoir de l’aide dans un centre d’enregistrement du Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) à Tripoli. Là, une femme vêtue de noir s’est mise à hurler puis s’est immolée.

Un témoin a raconté aux médias :

 » Cela fait trois jours qu’elle vient ici pour recevoir de l’aide pour elle et ses quatre enfants, et à chaque fois on la renvoie, et on lui promet de l’aide si elle revient le lendemain. Mais ces promesses sont vides…. Alors, avec ses enfants debout à côté d’elle, elle a sorti de son sac une petite bouteille en plastique, en versant le contenu sur sa tête et ses habits. C’était du gazole. Elle a pris un briquet et s’est immolée »

Le HCR a confirmé ce drame en précisant que la femme a été hospitalisée et qu’elle souffre de graves brûlures. Joelle Eid, porte-parole du HCR, a précisé que la femme était dans un « état critique ».

« Ma poitrine me fait mal, on n’a pas de quoi manger »

Le directeur de l’hôpital, Gabriel al-Sabeh, a déclaré que la victime souffre de brûlures au visage et sur plusieurs parties du corps. Sur son lit, d’une voix presque inaudible, la femme a déclaré à l’AFP : « Ma poitrine me fait mal, on n’a pas de quoi manger ».

Cette femme a fui son pays dévasté par la guerre pour se rendre au Liban, où elle a passé plus de deux ans et demi. Elle pensait trouver refuge et soutien auprès de ses « frères arabes » au nom de la soi-disante solidarité musulmane, la grande, la seule , la vraie !

Depuis le début de la guerre en Syrie, il y a trois ans, près d’un million de Syriens ont trouvé refuge au Liban et un grand nombre d’entre eux vivent dans la misère et dépendent de l’aide humanitaire pour survivre.

Les conditions de vie des réfugiés syriens au Liban sont jugées « catastrophiques » par l’HCR et par le gouvernement libanais lui-même.

Une autre jeune femme syrienne, âgée de 25 ans, installée dans la rue avec ses deux petites filles à quelques mètres à peine du bureau du Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés raconte :

« Mes enfants réclament à manger jour et nuit, et j’ai du mal à dormir la nuit à cause de la faim et de ma maladie. Mon état s’aggrave de jour en jour parce que je n’ai pas une alimentation correcte, ni des médicaments. Cela fait trois mois que je vis ici, sans aucun moyen de me laver ou de trouver de l’eau potable. Personne ne s’intéresse à ma souffrance ».

Elle ajoute : « La guerre nous a forcé à quitter notre pays, à abandonner nos maisons. Mais il aurait mieux valu pour moi que je reste en Syrie – même avec le conflit, dans lequel mon mari a été tué. Je regrette ma décision d’avoir fui la Syrie. »

La situation déplorable des réfugiés syriens au Liban contraste avec l’accueil généreux et chaleureux réservé à ces mêmes personnes par les autorités israéliennes et dont aucun média ne veut parler. Il suffirait d’une seule dépêche de l’AFP et reprise par les médias montrant Israël sous son un jour humanitaire et bienfaiteur pour que soit détruite l’image lentement fabriquée d’état criminel et voyou. Que les antisionistes se rassurent, cela n’arrivera pas.

Malgré l’absence de relation officielle avec Damas, l’État d’Israël fournit une aide humanitaire aux réfugiés syriens les plus nécessiteux. Leur tendre la main et les soigner a été une décision prise sans hésitation.

Début 2013 l’armée israélienne a installé des hôpitaux de campagne le long de la frontière pour traiter les Syriens blessés. Depuis, un hôpital de campagne a été construit au bord de la frontière avec cette valeur propre à Tsahal : “qui sauve une vie sauve l’humanité toute entière.” Le gouvernement de Benjamin Netanyahu a financé à hauteur de 3 millions de dollars cet hôpital.

Par ailleurs, de nombreux blessés Syriens victimes des affrontements entre le régime d’Al Assad et les forces rebelles, sont régulièrement transférés vers les hôpitaux de Safed ou Nahariya dans le nord d’Israël.

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Les réfugiés syriens ne sont pas les seuls à souffrir, au Liban, disais-je en introduction.

L’apartheid est la politique officielle dans le monde arabe, notamment au Liban, où la discrimination contre les Palestiniens est instituée dans la loi : ici personne ne veut d’eux. Là encore, pas une seule organisation pro-palestinienne n’en parle : elles préfèrent sacrifier et laisser maltraiter les Palestiniens du Liban que perdre leur prétexte pour tenter de faire déclarer Israël état illégitime.

Le Liban ne reconnaît pas les droits civiques ni le droit à la sécurité sociale aux quelque 300.000 Palestiniens entassés dans 12 camps à travers le pays. La loi libanaise leur interdit d’acheter des propriétés et d’exercer de nombreuses professions.

Par ailleurs, les Palestiniens du Liban n’ont pas le droit de travailler dans les domaines de la médecine, de la justice, ou comme comptables ou ingénieurs. Ca c’est de l’Apartheid (et seul un apartheid imaginaire en Israël est évoqué)

Et il n’y a aucune indication que les autorités libanaises ont l’intention d’assouplir les restrictions imposées aux Palestiniens dans un avenir proche. En revanche, ceux qui visitent un hôpital israélien se rendraient compte aisément du nombre d’Arabes qui y travaillent, soit en tant que médecins, infirmiers ou pharmaciens.

Les Palestiniens du Liban dépendent de l’Agence de l’ONU d’aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa). Ils vivent dans des logements anarchiques qui sont collés les uns aux autres et où les odeurs nauséabondes se dégagent des dédales de ruelles crevassées. Selon la loi libanaise, il leur est interdit de reconstruire ou de réparer les bâtiments, qui se délabrent.

Selon une étude récente publiée par l’Unrwa, en collaboration avec l’Université américaine de Beyrouth, les sans-emploi représentent plus de la moitié de la population palestinienne au Liban, tandis que 66 % des Palestiniens vivent sous le seuil de la pauvreté. La moitié de cette population est âgée de moins de 25 ans, 53 % sont des femmes.

Parce qu’il font partie de ces gens que l’on nomme “le peuple des camp”, chaque année des dizaines d’enfants Palestiniens meurent de l’apartheid anti-palestinien au Liban, car leurs parents sont incapables de payer le montant des opérations chirurgicales !

En 1982, certains partis politiques libanais parlaient des Palestiniens comme de « microbes qui doivent être exterminés » et on pouvait lire sur les murs des graffitis tels que « le devoir de tout Libanais est de tuer un Palestinien ». Une haine qui perdure encore aujourd’hui. Mais c’est Israël qui est diabolisé.

Le parti des ultra-nationalistes/ racistes libanais Hurras al-Arz (Gardiens des Cèdres) a réussi en 2001 à faire passer une interdiction aux Palestiniens qui vivent au Liban de posséder des biens par une loi rédigée par leur chef, Étienne Sacr, qui a promis le 1er septembre 2010 que « le Parlement ne permettra jamais aux réfugiés Palestiniens de posséder des biens. »

Le mufti du Liban, le Sheikh Qabbani a déclaré en juin 2011 à une délégation palestinienne en visite, que « les Palestiniens sont des poubelles humaines » et qu’ils « ne sont pas les bienvenus au Liban ».

Les Palestiniens sont vos frères arabes non ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Souhail Ftouh pour Dreuz.info.

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