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Publié par Magali Marc le 20 mars 2016

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L’annonce la semaine passée par Vladimir Poutine du retrait imminent des troupes russes de Syrie, nous pousse à nous interroger : quel jeu joue le président russe au Moyen Orient ?

Le président russe, Vladimir Poutine, a donné mardi 15 mars l’ordre d’entamer le retrait de la majeure partie du contingent militaire en Syrie.

Tandis que les médias de masse parlent de «retrait du gros du contingent russe», les experts russes, plus précis, montrent que ce retrait concernera les forces terrestres et aérospatiales, tandis que la flotte, les systèmes de DCA et le renseignement seront maintenus dans la région.

Partir pour mieux rester ?

Des reporters tels que Vladimir Mikheev ou Nikolaï Litovkine sur le site Russia Beyond the Headlines, citent des officiers russes qui expliquent en quoi consiste ce «retrait» qui n’en est pas un.

D’après Viktor Mourakhovski, colonel de réserve, rédacteur en chef de la revue Arsenal Otetchestva et ancien officier de l’état-major des forces armées russes : «Sur les soixante chasseurs et bombardiers, il est prévu d’en retirer la moitié, voire les deux tiers. Toutefois, nos effectifs en Syrie ne seront réduits que de très peu, car il importe d’assurer la sécurité des troupes russes dans l’aérodrome de Hmeimim et le port de Tartous».

Et selon le colonel à la retraite Viktor Litovkine, observateur militaire de l’agence TASS: « La Russie maintient au complet ses systèmes de DCA en Syrie : les batteries de missiles S-400, Bouk-M3, Tor-M2 et Pantsir S-1. Les bâtiments des forces navales russes seront également maintenus et se succéderont dans la partie orientale de la Méditerranée, sur la base du principe de rotation ».

Vladimir Ievseïev, chef du département de l’intégration eurasienne et du développement de l’OCS de l’Institut des pays de la CEI fait remarquer que si la situation connaissait une évolution défavorable, notamment dans le cas où la Turquie et l’Arabie saoudite profiteraient de la réduction de la présence militaire russe, Moscou redéploierait ses forces aérospatiales.

Toujours selon Ievseïev, la Russie a mené des consultations à huis clos avec les États-Unis et entame la compression de ses effectifs en échange de promesses de réduction de l’implication turque dans les affaires syriennes.

Les antécédents historiques de la présence russe en Syrie

Un texte du couple Jiri Valenta et Leni Friedman Valenta intitulé Why Putin Wants Syria, publié ces jours-ci dans le Middle East Quaterly sur le site du Middle East Forum propose une explication fort intéressante de l’engagement des Russes en Syrie. Je donne l’essentiel de ce texte long de 18 pages.

D’après Valenta et Valenta, les objectifs de Poutine ne peuvent être compris que dans la perspective historique suivante :

« L’expansion de la Russie a … été le résultat d’un handicap géopolitique majeur.

Sauf pour la côte baltique, conquis par Pierre le Grand au XVIIIe siècle, la Russie a été en grande partie sans littoral pour la majeure partie de son histoire.

Dans le nord, l’océan Arctique était gelé. Dans l’Est, le Pacifique était également couvert de glace pendant la majeure partie de l’année. Dans le sud, la mer Caspienne était fermée. La mer Noire était ouverte mais seulement à travers de minuscules goulets d’étranglement, le détroit de Bosphore et les Dardanelles (ou les Détroits turcs), jalousement gardés par ses maîtres ottomans. Pas étonnant que la Russie n’ait cessé de convoiter la possession de ces détroits ainsi que de la péninsule de Crimée.

Dès le XVIIe siècle, Pierre le Grand a essayé de conquérir la Crimée, … mais a échoué.

Seulement à la fin du XVIIIe siècle, l’impératrice Catherine la Grande et son amant, le comte Grigory Potemkin, ont-ils réussi à s’emparer de la Crimée, créant le port de Sébastopol, base de la flotte russe sur la mer Noire, et un port commercial à Odessa.

Pourtant, en dépit des guerres continuelles avec les Ottomans, les Détroits turcs sont restés hors de portée pour la Russie alors que la Grande-Bretagne et dans une moindre mesure, la France et le Royaume de Sardaigne (Italie) sont constamment intervenus à la rescousse de la Turquie.

Cela a abouti à la guerre de Crimée de 1853-56 et au Traité de Paris qui a maintenu la Russie prisonnière de la mer Noire. Ce n’est guère surprenant que Poutine, fasciné comme il l’est par l’histoire, ait invoqué à plusieurs reprises les ‘intérêts stratégiques’ de la Russie en Crimée.

Aujourd’hui, la Russie n’est pas militairement dépendante des Détroits turcs comme par le passé. Mais tout au long du XXe siècle et jusqu’à nos jours, en dépit de la révolution technologique et des forces aériennes redoutables que possède Moscou, les Détroits turcs sont restés un facteur pour la marine russe.

L’effondrement de l’Union soviétique en 1991 a constitué un recul encore plus important que la guerre de Crimée.

Les analystes ont longtemps mis l’accent sur la perte pour l’empire de vastes morceaux de territoires à cause de la liberté nouvellement acquise des républiques non russes dans les pays baltes et le Caucase, ainsi que la deuxième plus grande république, l’Ukraine.

Cependant, ils n’ont pas pris en considération le fait que la Russie avait perdu beaucoup plus, soit: des cours d’eau, des côtes et des ports, bref la puissance de la marine russe.»

Non seulement les Russes avaient perdu leur précieux port militaire en eau chaude de Sébastopol, havre de la flotte russe en mer Noire depuis plus de deux siècles, mais en plus Moscou devait maintenant le louer selon le bon vouloir de l’Ukraine, nouvellement indépendante.

L’effondrement économique qui a suivi n’ a fait qu’empirer les choses. Le manque de ressources et deux guerres sanglantes en Tchétchénie causèrent des coupures gouvernementales et la réduction de la flotte de la mer Noire.

Les navires russes n’apparaissaient que rarement en Méditerranée.

Puis, en 2004, l’Ukraine et la Géorgie ont subi leurs révolutions orange et rose, donnant le pouvoir à deux chefs pro-occidentaux, Viktor Iouchtchenko en Ukraine et Mikheil Saakashvili en Géorgie lesquels espéraient que leurs États naissants se joindraient, non seulement à l’Union européenne, mais également à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

Pire encore pour la Russie, Iouchtchenko voulait que le bail de la flotte russe de Sébastopol vienne à expiration en 2017.

L’entente avec Hafez Assad

En 1971, le président Hafez Assad, père de l’actuel maître de la Syrie, signait une entente avec Moscou permettant son utilisation du port de Tartous en échange de ventes d’armements perfectionnés à la Syrie.

C’est ainsi qu’un calme port de pêche devint une base logistique de la marine russe classée officiellement comme «point d’appui matériel et technique».

Tartous est le seul port de ravitaillement et de réparation de la marine russe en mer Méditerranée qui permette à ses navires de guerre d’éviter de regagner leurs bases sur la mer Noire en passant par les Détroits turcs.

Deux ans plus tard, Hafez, un pilote formé en Union Soviétique, se joignait à l’Égypte dans la préparation d’une attaque contre Israël, l’allié des États-Unis, avec l’aide de conseillers et des armes russes.

Ce qui est arrivé ensuite réduit en miettes l’interprétation acceptée depuis des décennies selon laquelle l’expulsion en juillet 1972 des conseillers soviétiques d’Égypte par Anouar el-Sadate en raison du refus de Moscou de fournir les armes nécessaires à sa guerre planifiée contre Israël a généré un schisme infranchissable entre les deux États.

Les révélations contenues dans le journal déclassifié du conseiller de Gorbatchev en politique étrangère, Anatoly Chernyaev, montrent qu’en réalité, à l’insu du monde extérieur, Moscou a rapidement renoué ses relations avec Le Caire transformant ainsi son revers temporaire en une ruse qui aiderait à endormir les Israéliens pour l’attaque surprise de Yom Kippour en 1973.

L’Invasion de la Géorgie puis de la Crimée

En 2008, l’invasion de la Géorgie permettait aux Russes de reprendre le contrôle des eaux géorgiennes jusqu’à la frontière turque.

Voyant qu’il s’en sortait assez bien, Poutine était prêt à saisir le moindre prétexte pour reprendre la Crimée et récupérer le port de Sébastopol à la première occasion.

L’occasion se présenta le 22 février alors que le Parlement ukrainien vota pour déposer le très corrompu Ianoukovitch.

Ce que peu en Occident comprirent c’est que, pour les Russes, l’avenir de Sébastopol n’était pas sûr si la révolution pro-occidentale à Kiev l’emportait.

Après avoir sauvé la peau de Ianoukovitch, Poutine se tourna vers la péninsule de Crimée, déclarant à son conseil présidentiel : « Nous allons devoir commencer à travailler afin de rendre la Crimée à la Russie.»

Comme en Abkhazie et en Ossétie du Sud, la plupart des Criméens sont des locuteurs russes et 60 pour cent d’entre eux sont d’origine ethnique russe.

Pourtant, la grande minorité tartare de la péninsule (environ 30 pour cent de la population) n’a jamais aimé la domination russe, d’où sa déportation en masse par Staline vers l’Asie centrale durant la Seconde Guerre mondiale.

L’armée ukrainienne était un groupe disparate, mais Poutine craignait que les Tartares musulmans résistent à l’annexion de la Crimée comme ils l’avaient fait en 1784 contre Catherine La Grande.

La présence de Poutine aux Jeux olympiques d’hiver à Sotchi fût transformé en parfaite «maskirovka» (camouflage).

En dépit des manœuvres incessantes à grande échelle des troupes russes près de la Crimée, les services secrets américains ne surent pas anticiper l’invasion du 28 février 2014.

Une fois les Jeux Olympiques terminés, l’invasion était déjà commencée, et fût suivie à brève échéance par l’annexion.

Il est particulièrement important de comprendre comment Poutine a justifié cet acte, audacieux et illégal, non seulement en utilisant des raisons stratégiques, mais aussi des raisons historiques et religieuses.

En décembre 2014, il a changé le récit historique de Saint-Vladimir, fondateur de l’ancienne fédération kievienne-russe, en plaçant le baptême du Saint en Crimée plutôt qu’à Kiev, prétendant que cela lui donnait toutes les raisons de dire que pour la Russie, la Crimée, l’ancienne Korsun, la Chersonèse, et Sébastopol ont un immense sens civilisationnel et sacré à l’instar du Mont du Temple à Jérusalem qui est significatif pour les tenants de l’islam ou du judaïsme.

Que cette évolution de Poutine passant d’un serviteur du communisme athée au défenseur de la foi soit authentique ou non est sans importance. Après la chute de l’empire soviétique, la Russie est revenu à ses racines orthodoxes, et Poutine avec elle.

Par conséquent, tout en autorisant une répression sélective des militants des droits de l’homme à travers la Russie, Poutine a été un ardent partisan de l’Église orthodoxe chez lui et des minorités chrétiennes en Syrie, en Égypte et en Irak.

Il a également rencontré le pape le 10 juin, 2015, qui lui a demandé d’aider la cause de la paix en Ukraine et en Syrie.

L’intervention en Syrie

À l’été 2015, Bachar Assad, comme Ianoukovitch auparavant, se battait pour sa survie.

Divers groupes de rebelles, soutenus par les régimes sunnites de la Turquie et de l’Arabie Saoudite, ainsi que par les États-Unis, avançaient.

Assad et son régime de confession alaouite étaient menacés alors que ses militaires perdaient du terrain tous les jours.

En Juillet, Assad demandait une intervention militaire directe de la Russie.

En utilisant la tactique de Brejnev lors de la guerre de Yom Kippour en 1973, et sa propre maskirovka pour la Géorgie et l’Ukraine, Poutine s’employait à donner des signaux contradictoires même celui du remplacement d’Assad. Quelle qu’aient été ses réelles intentions au départ, Poutine décida de soutenir le dictateur syrien.

Bien que les observateurs américains aient contesté les motifs de Poutine, son objectif secondaire en Syrie était bel et bien de combattre l’État Islamique.

Alors que les attaques terroristes dans le Caucase du Nord avaient diminué en 2015, l’ÉI avait produit des métastases dans le nord de l’Afghanistan et pouvait, à long terme, s’en prendre aux alliés d’Asie centrale de la Russie. Poutine s’inquiétait sûrement de voir les Caucasiens du Nord revenir combattre en Russie.

Au début de 2015, le terme «Nouvelle Russie» avait pratiquement disparu du vocabulaire de Poutine. Il considérait la résistance armée croissante au régime Assad comme une menace immédiate pour les intérêts nationaux de la Russie.

Poutine ne s’est pas engagé en Syrie sans réfléchir à la façon dont il en sortirait.

Son intervention a été l’aboutissement d’une chaîne d’événements qui a commencé avec la chute de l’empire soviétique en 1991.

Son but était clair : rétablir la présence de la Russie dans la mer Noire et à travers les Détroits turcs vers la côte orientale de la Méditerranée et du Moyen-Orient dans les zones côtières du littoral russe de la mer d’Azov et de la mer Noire. Contrairement à ses prédécesseurs soviétiques, il a évité les grandes invasions et de longues occupations de pays sans littoral (tels que la Hongrie, la Tchécoslovaquie, ou l’Afghanistan).

Plutôt que de chercher le démantèlement de l’OTAN, les Russes se sont concentrés sur leur sécurité nationale et leurs intérêts religieux et commerciaux.

Le 21 septembre 2015, Poutine a rencontré au Kremlin, l’ennemi juré de Téhéran, Benyamin Nétanyahou, ainsi que des officiers israéliens de haut rang et des responsables de la sécurité.

Le leader israélien déclara à la suite de cette rencontre que les deux pays s’étaient entendus sur des mécanismes conjoints de prévention de mésaventures militaires.

Poutine est le seul leader russe à avoir visité deux fois Jérusalem. Sa lutte sans merci contre le terrorisme pourrait être une des raisons pour lesquelles il sympathise avec les Juifs et a établi des relations mutuellement bénéfiques avec Israël.

Pas étonnant qu’Israël se soit abstenu de livrer des armements à la Géorgie suite à l’invasion russe en 2008 et à l’Ukraine suite à l’incursion en Crimée.

Pendant ce temps, la Turquie, un allié au mieux peu fiable des États-Unis, est plus intéressé à contenir les Kurdes, fidèles alliés des Américains, à la fois en Syrie et en Irak, qu’à s’en prendre à l’ÉI.

En bref, la situation syrienne est évocatrice de la guerre civile espagnole des années 1930, lorsque l’internationalisation d’un conflit interne a contribué à ouvrir la voie à une guerre mondiale.

Conclusion

Le 22 septembre 2015, le professeur israélien, Emmanuel Navon écrivait :

« Poutine,…comprend que l’administration Obama est tellement déterminée à mettre en œuvre l’accord nucléaire avec l’Iran qu’elle sera tolérante du soutien de l’Iran envers Assad. Quant à l’Europe, Poutine sait qu’elle sera d’accord pour permettre la continuation du régime d’Assad pourvu qu’il se montre capable et désireux de mettre fin à l’afflux de réfugiés syriens. Poutine est un tacticien rusé qui est devenu un expert à se jouer des peurs, des incohérences et de la duplicité occidentales, en les tournant à son avantage.»

De son côté, Hélios d’Alexandrie écrivait pour le site Poste de Veille, à propos du leader russe, en décembre passé :

«Les États Unis sont au moins quatre fois plus puissants militairement que la Russie et leur armement est de loin plus sophistiqué et plus performant, mais il leur manque des éléments irremplaçables, soit une vision claire de la réalité, la capacité d’anticiper correctement l’avenir, des objectifs réalistes et une stratégie cohérente, en somme tout ce qu’un vrai chef d’État doit être en mesure d’offrir. En l’absence de ces éléments Obama a essuyé des échecs récurrents, sous sa gouverne l’Amérique est apparue faible, confuse et irrésolue; loin de faire preuve d’initiative il a été à la traîne des événements et constamment en réaction.

Poutine n’a pas perdu de temps à saisir les points faibles d’Obama, loin de s’en réjouir il s’en est inquiété, car il est risqué et même dangereux de s’allier avec un partenaire sur qui on ne peut vraiment compter. La même conclusion s’applique à l’Europe occidentale, laquelle est largement dépendante militairement des États Unis et par conséquent tenue de suivre leur ligne et respecter leurs priorités en politique étrangère. Mieux vaut dans ce cas faire cavalier seul et s’en tenir à la défense des intérêts de la Russie en attendant des jours meilleurs.

… Ce ne sont pas tant les tentacules économiques ou militaires des Américains et des Européens de l’Ouest qui ont suscité sa méfiance, mais plutôt les courants idéologiques décadents tels que la rectitude politique, le relativisme culturel, le multiculturalisme, la haine du christianisme, l’aveuglement face à l’islam, bref tout ce qui a trait à la bien-pensance occidentale, laquelle réduit au silence et à l’impuissance la majorité des peuples d’Occident.

Poutine a identifié son ennemi, c’est l’islam sunnite fondamentaliste incarné par l’organisation multinationale des Frères Musulmans et par le courant wahhabite financé par l’Arabie Saoudite.

Mais Poutine se garde bien de prendre ouvertement parti, il ne met pas en péril ses relations avec les arabes bien au contraire, car en prenant part au conflit syrien il se positionne comme un acteur incontournable et un intermédiaire crédible dans un éventuel règlement politique du conflit.

…en tant que joueur de poker Poutine se garde de laisser deviner son jeu et il n’abat jamais ses cartes au vu et au su de tout le monde.

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… Bien malin qui pourrait prévoir son prochain coup, car il est sans doute en train de le préparer. Son équipée en Syrie n’a pas seulement pour but de maintenir Assad au pouvoir et d’assurer la présence des forces navales russes en méditerranée. Il s’agit également du premier avertissement à l’adresse de l’Arabie Saoudite et du Qatar à l’effet qu’il ne les laissera pas islamiser impunément le monde.

Poutine verrait sans doute d’un bon œil s’aggraver et s’étendre le conflit entre les forces chiites et les forces sunnites.

… Que fera-t-il pour que les principaux protagonistes, à savoir l’Arabie Saoudite et la République islamique d’Iran, dépassent le stade de la guerre par procuration et en viennent directement aux mains? Il y a fort à parier qu’il vendra à la République islamique d’Iran toutes les armes que les mollahs désirent se procurer, incluant des systèmes avancés qui lui assureront également une supériorité qualitative. Tôt ou tard le choc aura lieu entre ces deux pôles du fanatisme islamique, occupés à s’entre-déchirer ils oublieront pour un temps le djihad contre les mécréants.

Poutine comprend très bien la mentalité islamique, il n’a que faire des élucubrations des «experts» qui voient dans chaque terroriste musulman une victime qui se rebelle contre son oppresseur. Il sait que les musulmans en général et les terroristes en particulier sont mentalement intoxiqués par les versets du coran, lesquels déshumanisent et couvrent de mépris les incroyants, tout en élevant les musulmans à un rang infiniment supérieur.

…Il convient donc de rabaisser leur caquet, les obliger à fuir et à se terrer pour échapper à la mort qui leur tombe du ciel. Les bombardements systématiques de leur infrastructure militaire et économique, de leurs camps d’entraînement, de leurs postes de communication et de commandement ont pour but principal de dissiper en fumée leur rêve de califat universel.

Poutine ne fait certes pas dans la dentelle, toute guerre est sale et celle-là ne fait pas exception; de toutes façons les médias sont absents du champ de bataille et les foules en Occident, depuis l’avènement d’Obama, ont remisé le slogan «No blood for oil».

Elles avaient copieusement dénoncé la «busherie» par le passé, plus maintenant. Obama a beau lancer des bombes et Poutine a beau écraser quartier par quartier Raqua la capitale du califat, du moment qu’il ne s’agit ni de Bush ni des Israéliens, nul ne se donnera la peine de dénoncer qui que ce soit, même pas dans les médias sociaux.

Poutine a donc les mains libres et il en profite pleinement pour le grand malheur des djihadistes et des populations qu’ils tiennent sous leur joug. Mais les tapis de bombes que l’aviation de Poutine lance sur les villes tenues par les djihadistes, portent un message autrement plus éloquent à l’adresse de la oumma islamique. C’est le même message que les bombardiers alliés portaient à l’Allemagne nazie lors de la seconde guerre mondiale: «quand tout sera fini vous n’aurez plus le goût de vous battre et encore moins de cracher votre haine, vous serez guéris et pour longtemps de votre prétention à dominer le monde! »

Le retrait partiel des troupes de Poutine signifie t-il que c’est « mission accomplie » ou s’agit-il d’une autre finasserie de Poutine pour pousser Assad à négocier son remplacement et la fin de l’exode des réfugiés syriens?

Qui vivra verra…

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