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Publié par Rosaly le 25 juillet 2016

putsch

Le coup d’Etat en Turquie et les épurations successives d’Erdogan mettent à nu les différences irrémédiables entre deux mondes : le monde occidental, construit sur des valeurs judéo-chrétiennes et le monde turc, fils de l’Empire ottoman.

Le 12 septembre 2006, le Pape Benoît XVI prononça une « lectio magistralis » à Ratisbonne, un discours fort, puissant et prophétique intitulé « Foi Raison et université — Souvenirs et Réflexions. »

 

Benoït XVI

 

Lors de son discours, le Pape cita un célèbre passage du 16e siècle relatant l’entretien entre l’empereur orthodoxe Manuel II Paléologue et un musulman cultivé :

« L’empereur connaissait les dispositions développées et fixées dans le coran à propos de la guerre sainte. Il dit avec rudesse à son interlocuteur musulman : montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu y trouveras seulement des choses mauvaises et inhumaines, comme sa mission de diffuser par l’épée la foi qu’il prêchait. »

Cette citation retirée du contexte de la conférence suscita aussitôt un embrasement incroyable dans le monde musulman, viscéralement allergique à toute vérité historique.

« Le courage de s’ouvrir à l’ampleur de la raison et non de nier sa grandeur — tel est le programme qu’une théologie se sachant engagée envers la foi biblique doit assumer dans le débat présent.

« Ne pas agir selon la raison, ne pas agir avec le Logos est en contradiction avec la nature de Dieu » a dit Manuel II à son interlocuteur persan, en se fondant sur sa vision chrétienne de Dieu. Dans ce grand Logos, dans cette amplitude de la raison, nous invitons nos interlocuteurs au dialogue des cultures. »

La violence est contraire à la raison, à la nature de Dieu » (Benoît XVI)

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Aujourd’hui, en dépit de l’islamisation de la Turquie sous la férule du sultan d’Ankara, de nombreux politiciens européens demeurent convaincus que le vide laissé par le Brexit devrait être comblé par les héritiers de l’Empire ottoman. Le fait qu’il ne reste quasi plus rien de la révolution laïque d’Atatürk ne les freine pas dans leur folie de faire adhérer la Turquie d’Erdogan à l’UE.

Et pourtant, à l’horizon se profile une Turquie plus proche de l’Empire ottoman que des démocraties occidentales. Et les répressions au récent coup d’état avorté le prouvent magistralement bien.

La suspension des Droits de l’homme et la sédimentation des principes de la loi islamique dans le pays creusent encore plus profondément le fossé entre eux et nous.

Mais était-il nécessaire d’attendre un coup d’État et l’avènement d’une présidence despotique pour réaliser que le mariage contre nature entre la Turquie et l’Europe, non seulement naîtrait sous de mauvais auspices, mais se terminerait de manière tragique.

En 2004, le Cardinal Ratzinger, futur Pape Benoît XVI, avait clairement déclaré que les chemins d’Ankara et de Bruxelles étaient « naturellement » séparés et qu’essayer de les rapprocher aurait été une gravissime erreur.

Le coup d’Etat avorté en Turquie ramène la question de l’adhésion de la Turquie sur le devant de la scène.

Retour sur deux déclarations critiques de Joseph Ratzinger, devenu le Pape Benoît XVI, exprimées en 2004, sur la perspective d’une entrée de la Turquie en Europe.

La première est un extrait d’une interview accordée au Figaro Magazine le 13 août 2004.

« L’entrée de la Turquie dans l’UE serait antihistorique. »

« L’Europe est un continent culturel et non pas géographique. C’est sa culture qui lui donne une identité commune. Les racines qui ont formé et permis la formation de ce continent sont celles du christianisme.

Dans ce sens, la Turquie a toujours représenté un autre continent au cours de l’histoire, en contraste permanent avec l’Europe. Il y a eu les guerres avec l’Empire byzantin, pensez aussi à la chute de Constantinople, aux guerres balkaniques et à la menace pour Vienne et l’Autriche…

Je pense donc ceci : identifier les deux continents serait une erreur. Il s’agirait d’une perte de richesse, de la disparition du culturel au profit de l’économie.

La Turquie, qui se considère comme un État laïc, mais sur le fondement de l’islam, pourrait tenter de mettre en place un continent culturel avec des pays arabes voisins et devenir ainsi la protagoniste d’une culture possédant sa propre identité, mais en communion avec les grandes valeurs humanistes, que nous tous devrions reconnaître. Cette idée ne s’oppose pas à des formes d’associations et de collaboration étroite et amicale avec l’Europe et permettrait l’émergence d’une force unie s’opposant à toute forme de fondamentalisme. »

La seconde déclaration fut formulée lors d’un discours, prononcé le 18 septembre 2004 devant les opérateurs pastoraux du Diocèse de Velletri, reprit par « Il Giornale del Popolo » un quotidien catholique de Lugano.

« Historiquement et culturellement, la Turquie partage très peu avec l’Europe et l’englober dans l’Union européenne serait donc une grande erreur. Il vaudrait mieux que la Turquie serve de pont entre l’Europe et le monde arabe ou forme avec ce dernier son propre continent culturel. L’Europe n’est pas un concept géographique, mais culturel, qui s’est formé au cours de l’histoire, parfois conflictuelle, fondé sur la foi chrétienne. C’est un fait que l’Empire ottoman a toujours été en opposition à l’Europe. Bien que Kemal Atatürk ait bâti une Turquie laïque dans les années 20, elle reste le noyau de l’ancien Empire ottoman. Elle est donc très différente de l’Europe, qui est aussi un ensemble d’États laïcs, mais avec des bases chrétiennes, même si l’on tente injustement de le nier. Par conséquent, l’entrée de la Turquie dans l’UE serait antihistorique. »

Le Pape Benoît XVI, suscite admiration et respect : grand historien, philosophe et théologien, il eut le courage de dire la vérité sur l’islam, ce qui lui fut violemment reproché, non seulement par le monde musulman, mais également par les lâches lèches babouches occidentaux.

Interrogé sur le refus de la mention des « racines chrétiennes » de l’Europe dans le préambule de la constitution européenne, Benoît XVI le qualifia, selon « Il Giornale del Popolo » comme « incompréhensible » et « inacceptable ». Énigmatique, il suggéra alors d’attendre les résultats « des différents référendums ». Référendums qui, hélas, ne virent jamais le jour.

Accepter la Turquie dans l’Union européenne serait aller à l’encontre de « l’âme européenne ».

« Mais quelle Europe aurions-nous, qui serait construite seulement sur l’économie ? » s’était alors demandé Joseph Ratzinger.

La réponse, nous l’avons aujourd’hui. Une Europe sans âme, économiquement à la dérive, au bord de l’implosion, ensanglantée par le terrorisme islamiste, socialement instable, en perte d’identité et culturellement menacée par une politique migratoire de masse des plus insensées. Bref, un tableau des plus sombres. Persister à vouloir intégrer la Turquie à l’UE, en dépit de la dérive totalitaire de son Président, relève de la folie suicidaire.

Suite au coup d’État raté, de nombreux Turcs, fidèles à Fetullah Güllen, ancien mentor du sultan, aujourd’hui son pire ennemi, sont actuellement pourchassés par les partisans islamistes d’Erdogan.

Güllen

Erdogan ou Güllen, c’est loukoum vert et vert loukoum. Une Turquie dirigée par des Güllenistes serait aussi dangereuse pour l’UE, qu’une Turquie sous la férule d’Erdogan.

Les adeptes de Güllen, tout comme les Frères musulmans, sont en réalité des islamistes dormants, qui attendent leur heure pour dévoiler leur vraie nature.

Le but commun de tous les islamistes, qu’ils soient oppresseurs ou opprimés, est de créer un nouvel ordre mondial islamiste régi par la charia. Pour y arriver, ils utilisent notre démocratie, en usent et en abusent, sous l’œil indifférent des aveugles qui nous dirigent.

Les conseils ci-après, donnés à ses étudiants par Fethullah Güllen, chef spirituel de centaines de milliers de Turcs à travers le monde, valent pour tous les musulmans qui, en Occident, accèdent à une fonction ministérielle. Il est étonnant que cela n’inquiète guère nos irresponsables au pouvoir quand ils leur confient un poste au sein de leur gouvernement.

« Vous devez remonter dans les artères du système sans que personne ne s’aperçoive de votre existence jusqu’à ce que vous atteigniez tous les centres du pouvoir… jusqu’à ce que les conditions soient réunies [les disciples] doivent continuer comme ça. S’ils font quelque chose prématurément, le monde écrasera nos têtes, et les musulmans souffriront partout, comme dans la tragédie en Algérie, comme en 1982 [en Syrie]… comme chaque année dans les catastrophes et les tragédies en Egypte. Le temps n’est pas encore venu. Vous devez attendre le moment où vous serez accomplis et les conditions réunies, jusqu’à ce que nous puissions porter le monde entier sur nos épaules et l’emporter… Vous devez attendre jusqu’à ce que vous ayez pris tous les pouvoirs de l’Etat, jusqu’à ce que vous ayez mis de votre côté tous les pouvoirs des institutions constitutionnelles en Turquie…

Jusqu’à ce moment, toute mesure prise serait prématurée — comme casser un œuf sans attendre les quarante jours pour son éclosion. Ce serait comme tuer le poussin à l’intérieur…

Le travail qu’il faut faire est [de] confronter le monde. Maintenant, j’ai exprimé mes sentiments et mes pensées devant vous en toute confiance… confiance en votre fidélité et discrétion. Je sais que lorsque vous partirez d’ici — tout comme vous vous débarrasserez de vos canettes de jus vides — vous devez jeter les pensées et les sentiments que j’ai exprimés ici […] »

Sous sa direction, la Turquie s’est transformée en quelques années d’un état laïc en un pays islamique avec 85 000 mosquées actives — une mosquée par 350 citoyens — soit le plus grand nombre par habitant dans le monde. 90.000 imams, qui sont en plus grand nombre que les enseignants et les médecins — et des milliers d’écoles islamiques administrées par l’État. (Source :Canada Free Press via Jihad Watch – Mars 2011)

Güllen, aussi appelé l’imam d’Hillary Clinton, sous ses airs de gentil papy, a été qualifié d’islamiste le plus dangereux de la planète, sans avoir bizarrement attiré l’attention des experts américains du contre-terrorisme et des médias nationaux. Il voue une grande admiration à Hillary Clinton et à son mari, et réciproquement. Ceci explique peut-être cela.

hillary et güllen

 

En 1998, Güllen avait fui la Turquie, suite à plusieurs tentatives ratées de putsch contre le gouvernement laïc turc de l’époque. Il se réfugia aux États-Unis avec une petite armée d’adeptes. Il acheta une parcelle de terrain au milieu des montagnes Poconos en Pennsylvanie, et y construisit une véritable forteresse, gardée par une armée de barbus.

A partir de cette base, Güllen, qui a amassé plus de 25 milliards de dollars d’actifs, sans susciter la moindre interrogation sur les origines opaques de sa fortune colossale, a continué à diriger les activités de l’AKP, à lessiver les cerveaux des étudiants de ses écoles et universités non seulement en Turquie, mais également à travers ses réseaux internationaux dans une grande partie du monde musulman et aussi en Occident. La galaxie de la confrérie Güllen étend ses tentacules islamistes partout sur la planète, de manière soft via l’éducation et par l’accroissement de son influence dans les cercles de pouvoir.

La Turquie, qu’elle soit sous le joug du calife Erdogan ou la férule du calife Güllen, n’a pas sa place dans l’UE.

La Turquie laïque de Mustafa Kemal Atatürk s’éloigne et son souvenir s’affadit, se fane, telle une photo jaunie du temps passé… laissant peut-être la place à un futur califat ottoman. Une réalité, qui semble devenir de plus en plus inéluctable, à moins que les « califes » ne se détruisent mutuellement, ouvrant la voie à un Mustafa Kemal Atatürk du XXIe siècle !

Mustafa

La souveraineté inconditionnelle et illimitée appartient au peuple.

mais pourquoi ...

Kemal

Tout ce que nous voyons dans le monde résulte du travail créatif des femmes

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