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Publié par Mireille Vallette le 8 septembre 2016

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Comment supprimer les problèmes liés à l’islam ? En supprimant l’islam… ou tout au moins son culte.

Pour cela, il est indispensable de démonter la « fable » sur laquelle repose cette religion. Tel est l’avis d’Alain Jean-Mairet, rédacteur et traducteur indépendant et fin connaisseur de la doxa musulmane.

Alain Jean-Mairet ferraille sans relâche sur twitter — @islamicide– et engage parallèlement des actions juridiques contre les mosquées suisses. Sa dernière dénonciation concerne la zakat, l’aumône obligatoire qui, avance-t-il, doit financer le terrorisme, ceci selon le Coran, la tradition de Mahomet et le consensus des exégètes, du VIIIe siècle à nos jours. On peut suivre ses actions en justice à cette adresse : precaution.ch/action.

Au moment où la question de la violence de l’islam est en pleine actualité, voici un point de vue qu’aucun média main stream ne présentera jamais. Une authentique exclusivité.

Vous estimez que seule la démonstration du caractère criminogène de la religion islamique permettra de se libérer de cette menace. Pourquoi ? Et avez-vous l’impression que cette prise de conscience s’étend ?

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Je ne pense pas que cette démonstration suffira à écarter le danger. Pour résoudre le problème posé par l’islam, il faudra surtout démontrer que la foi musulmane repose sur des fables. Mais c’est un travail qui doit intervenir au sein de l’islam, qui nécessite de gros moyens et dont la nécessité ne s’imposera qu’avec la prise de conscience du risque que fait peser l’islam —et non l’islam radical, extrémiste, salafiste ou que sais-je encore — sur le monde.

Alors, ici et maintenant, l’urgence consiste à montrer, prouver le caractère criminogène et agressif du culte musulman de base. C’est indispensable aujourd’hui, dans nos pays, à cause de l’immigration massive en provenance de pays à majorité musulmane. Si nous tolérons ce culte ici, nous n’aurons bientôt plus la possibilité de remettre la fable en question et nous régresserons, comme tous ces pays musulmans que leurs populations fuient.

Quand trois présidents des États-Unis et maintenant un pape déclarent officiellement que l’islam est une religion de paix, c’est que la nécessité d’imposer cette idée saugrenue est vraiment impérieuse

Oui, cette prise de conscience s’étend. J’en veux pour preuve les efforts de propagande déployés aux plus hauts niveaux pour la contrer. Quand trois présidents des États-Unis et maintenant un pape, avec bien sûr toute la machine de communication qui en dépend, déclarent officiellement que l’islam est une religion de paix, ou à peu près, c’est que la nécessité d’imposer cette idée saugrenue est vraiment impérieuse.

Vous réclamez l’interdiction du culte musulman. Ne pouvez-vous imaginer un culte qui s’éloigne du littéralisme et devienne acceptable pour nos sociétés ?

Les problèmes du culte musulman dépassent de loin le simple littéralisme. Nous avons maintenant plus de mille ans de consolidation de ces éléments. Ce n’est pas un rideau à écarter, du genre « délaissons un peu la lettre et inspirons-nous davantage de l’esprit », c’est la Muraille de Chine, avec des milliers d’ouvrages (en arabe), aujourd’hui tous disponibles en ligne, qui martèlent la même doctrine, qui en cimentent chaque détail et en cernent chaque discussion admise.

Cette fable médiévale a en outre donné naissance à une culture millénaire qui continue de justifier et glorifier les conquêtes militaires sanglantes non seulement de Mahomet et des premiers califes, mais aussi des pires dictateurs de l’histoire de l’islam.

C’est au point que chacun des aspects problématiques de la religion musulmane requiert autant d’effort de remise en question que la contestation de la religion elle-même, de ses bases mêmes. Il est donc plus pertinent et efficace de s’attaquer aux racines, plutôt que de chercher à élaguer les branches.

J’aimerais aussi rappeler ici que si je demande en effet une interdiction, ce n’est pas vraiment ce que j’espère.

Je pense qu’une information correcte et de grande envergure sur les aspects problématiques du culte musulman normalisé, commun à tous, suffirait à contenir les efforts malsains des professionnels de la religion musulmane. Mais les canaux d’information normaux sont bloqués —les médias, les autorités politiques, les milieux académiques, éducatifs et associatifs sont pieds et poings liés. Alors j’agis au niveau juridique, pour tenter d’imposer ces informations, en dépit du rejet généralisé.

Une solution pourrait-elle être d’abandonner les versets violents et intolérants révélés à Médine et garder ceux de La Mecque, plus « pacifiques » ?

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Je répondrais : non, mais… Non, car le Coran dit de La Mecque est déjà intolérant et agressif. Le Coran menace de l’enfer dès la première sourate révélée (96), il couvre les incrédules d’insultes dès la deuxième sourate révélée (68) et il parle déjà, au futur, de « combattre dans la voie de dieu » dans la troisième sourate révélée (73). En outre, la plus ancienne biographie de Mahomet le décrit dès La Mecque comme un homme décidé à user de violence létale. Et de toute manière, il est trop tard pour occulter la partie dite médinoise du Coran. Ces versets figurent dans toute la littérature musulmane et arabe, ils servent de base à des pans entiers de la charia. Ils sont là et il faut faire avec.

Mais c’est une bonne chose de présenter le Coran et la fable de Mahomet dans cette perspective, car cela permet de mieux comprendre un grand nombre des contradictions apparentes du Coran et donc de saisir plus rapidement où le bât blesse. En lisant le Coran dans l’ordre chronologique de la « révélation », on comprend fort bien pourquoi l’islam s’est développé comme il l’a fait et inspire aujourd’hui ces phénomènes inquiétants qui émaillent l’actualité. Le message coranique général, ainsi, devient évident, univoque.

Pensez-vous que dénoncer les médias, la complicité des élites, se battre contre le niqab ou le burkini est utile ?

Non, c’est de l’énergie gaspillée. Il faut parvenir à imposer l’information sans les médias et les élites, et ils finiront par la récupérer, la reprendre à leur compte, à leur manière, quand ils sentiront que le moment est venu. Je ferais toutefois une exception pour le voile intégral, qui dans le climat actuel pose un problème de sécurité et devrait être interdit d’office. Même l’EI viendrait d’ailleurs de l’interdire dans ses bâtiments officiels, car ses responsables ont subi trop d’attentats par des gens dissimulés sous un tel vêtement. C’est dire.

D’autre part, selon la fable de Mahomet, le voile intégral a servi de déclencheur d’une guerre entre les musulmans et les juifs à Médine. Et il est vraisemblable que nombre des femmes qui portent ce vêtement en Occident connaissent cette anecdote. Il y a là un grave risque de provocation et surtout de réponse concertée des musulmans, qui seraient tentés d’imiter le comportement de Mahomet et de ses compagnons décrit dans cette fable. Le voile intégral doit donc être banni dans les lieux publics. C’est la moindre des choses.

Mais c’est aussi délicat. Ces demandes d’interdiction créent des clivages nuisibles au sein des populations occidentales. En effet, pour des personnes non informées, il peut légitimement paraître excessif de légiférer sur des tenues vestimentaires. En insistant sur cette nécessité sans informer d’abord ou du moins simultanément sur ce que le culte et le voile représentent dans l’islam, on affaiblit ou fragmente la réponse du monde occidental, ou non musulman. Et c’est très dommage. Cela favorise une polarisation interne et compromet ainsi une bonne information de base, autrement plus importante, sur les dangers les plus aigus de l’islam.

On parle de spécialistes de la jurisprudence, du fiqh. Quel rôle joue le droit pour les musulmans ?

On parle généralement du fiqh pour désigner les travaux des juristes, à distinguer de la charia, qui revêt un sens plus large, incluant tout ce qui peut être conçu comme un guide dans la « voie droite ».

L’importance du fiqh varie en fonction de la situation politique. Aujourd’hui, elle est relativement mineure dans la mesure où les pays à majorité musulmane ne recourent que partiellement à la charia pour fixer leurs lois. Historiquement, le rôle des juristes eux-mêmes a varié aussi. Nombre d’entre eux ont été les adversaires du pouvoir en place, ou ont fonctionné de manière indépendante de l’autorité politique, c’est-à-dire sans autre pouvoir que celui de donner des avis de droit, des fatwas. Mais d’autres ont fait très largement autorité pendant certaines périodes.

Il est arrivé aussi que des juristes se détachent de la tradition élaborée par leurs confrères et tentent de reconstruire un fiqh plus « pur », basé directement sur les textes fondateurs et sans plus tenir compte de la concrétion des fatwas intervenues entre-temps et supposément entachées de compromis fâcheux. C’est notamment le cas aujourd’hui des juristes d’Al-Qaida et de l’État islamique, ou en partie de la mouvance qu’on appelle salafiste. Eux considèrent que leurs confrères contemporains ont apostasié, notamment en tolérant l’ingérence des lois occidentales.

Au niveau personnel, il y a donc de tout. Mais le fiqh au sens large, donc le droit musulman, a toujours joué un rôle majeur dans la vie des musulmans, des plus grands aux plus modestes, car il couvre une très grande partie de la vie des gens, des actes les plus anodins aux grands événements qui dessinent les contours de l’histoire. Et son ancrage constant dans un livre, le Coran, et une carrière prophétique, lui a donné un caractère très rigide et stable, en comparaison avec d’autres législations.

Ali Sina, ex-musulman, estime que les préceptes de Mahomet sont tellement nombreux et insensés qu’il était affligé de maladies psychiatriques. Qu’en pensez-vous ?

C’est un avis défendable et une approche intéressante pour relever les éléments problématiques de la figure de Mahomet. Mais je trouve l’effort un peu vain. Du point de vue non musulman, qu’importe la mentalité d’un personnage médiéval ? Et du point de vue musulman, chacun est censé croire qu’il existe une excellente explication à toutes les critiques extérieures. Le débat est donc interminable et son évolution dépend moins de la qualité des faits et des arguments que des talents rhétoriques des débatteurs et des moyens mis à leur disposition.

Je pense que nous, non-musulmans, devrions concentrer notre critique sur les actes à la fois inacceptables en regard de nos lois ou usages et rendus obligatoires ou inévitables par le culte normalisé. Et par ailleurs, nous devrions jeter le discrédit sur la fable musulmane en usant d’arguments tirés de nos valeurs les plus objectives ou de ce qui a fait la valeur, le succès, de la modernité. Il faut ici rejeter tout jugement de valeur, toute vision moraliste, et braquer les projecteurs sur les impossibilités formelles.

Ainsi, de fait, il n’existait pas de ville à La Mecque au VIIe siècle. De fait, le Coran est un brouillon décousu, qui explose toutes les limites de la licence poétique pour créer des rimes malgré tout médiocres, qui comporte plus de 10 000 variantes et dont on recense aujourd’hui encore des douzaines de versions variables en arabe. De fait, le projet musulman est fondé sur un canular et nous pouvons le prouver sans entrer dans des considérations toujours vaguement fumeuses, comme la personnalité de Mahomet ou l’effet de la charia sur la criminalité et les mœurs.

Et c’est cette démonstration, largement diffusée, à travers tous les canaux d’information, sous des formes s’adressant à tous les âges, à tous les niveaux d’éducation, qui permettra enfin aux musulmans dans leur ensemble de relativiser la portée et l’importance de leur fable fondatrice, de passer le cap. À mon avis.

Les musulmans pieux sont justement entrés dans un mouvement accéléré de respect minutieux des injonctions et des rites. Comment l’interprétez-vous ?

Je pense que c’est dû en majeure partie à l’alphabétisation et à la modernisation. Il y a encore quelques siècles, la proportion des gens capables d’accéder aux connaissances nécessaires pour respecter minutieusement le culte musulman était très faible. L’immense majorité des musulmans trouvait son « savoir religieux » auprès des proches et de l’un ou l’autre « savant », qui lui-même n’avait guère eu accès aux textes qu’à travers des intermédiaires et pendant un temps assez bref. Aujourd’hui, un nombre sans cesse croissant de musulmans peut acquérir en peu de temps, via la radio, la télévision, les supports audiovisuels et maintenant surtout Internet, une somme de connaissances que ne possédaient autrefois que des professionnels chevronnés.

Cela explique aussi la montée de ce qu’on veut appeler l’intégrisme, ou l’extrémisme, le salafisme, le jihadisme, etc. On s’en rend bien compte en consultant les exégèses sur plus de mille ans : pratiquement tous les érudits ont toujours défendu la vision de l’islam que nous qualifions aujourd’hui d’extrémiste. Ils sont pratiquement tous jihadistes, au sens « terroriste » du terme, pour l’application des peines corporelles les plus dures, pour l’obligation de porter le voile intégral, pour la mise à mort de l’apostat, également pour le simple refus de la prière, etc.

Aujourd’hui, le nombre et la proportion des gens qui peuvent constater par eux-mêmes, à la source, le « bien-fondé islamique » de ces positions est plus élevé que jamais. En même temps, personne ou presque, dans les milieux influents, ne conteste la valeur intrinsèque de l’islam —au contraire, d’énormes efforts sont déployés pour faire croire que l’islam a toujours été une bénédiction pour l’humanité. Il est donc normal que le monde musulman, globalement, revienne aux consensus millénaires de ses savants religieux. C’est devenu possible et tout le monde ou presque, parmi les gens, disons, importants, le leur recommande…

À relever également ici que ces savants n’auraient certainement pas pu imposer et maintenir aussi longtemps de tels consensus sans une très forte univocité des textes fondateurs. De toute évidence, un même esprit a présidé à la réalisation et du Coran, et des traditions, et du fiqh et des exégèses.

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Pour vous, tous les religieux ont appris et accepté les aspects intolérants et violents de cette religion. Pensez-vous que dans nos pays, ils les enseignent sans filtre ?

Oui et non. Ils n’ont en fait pas à filtrer leur enseignement, car le « filtre » fait partie de la doctrine classique. Mahomet est censé avoir entamé sa carrière prophétique dans un milieu multicultuel d’abord indifférent, puis hostile, alors que les musulmans étaient minoritaires. C’est le cas aujourd’hui des musulmans dans nos pays. Tout le matériel « didactique » nécessaire pour gérer une telle situation fait donc partie de l’enseignement classique.

Certes, pendant la majeure partie de l’histoire de l’islam, du moins dans le monde sunnite, on a insisté sur les enseignements « finaux » de la fable, avec à la clé la suprématie irrésistible des musulmans et la légitimation des conquêtes en position de force. On trouve donc relativement peu de littérature sunnite détaillant le comportement à adopter en position d’infériorité. Historiquement, la masse de ces directives vient du monde chiite, minoritaire, qui a dû très tôt, dès le milieu du VIIIe siècle, développer des tactiques perfectionnées pour évoluer dans un monde (musulman) majoritairement hostile. Mais les principes nécessaires, notamment la taqiya, la fausse alliance, sont également mentionnés dans l’exégèse sunnite dès la même époque. Les sunnites ne se sont alors pas autrement attardés sur cet aspect, car ils n’en avaient que rarement l’utilité. Mais tout était là, depuis toujours.

Ainsi, l’enseignement le plus standard reste le même, dans les grandes lignes, qu’au moyen-âge. Certains aspects qui n’étaient alors que rapidement survolés font aujourd’hui, ponctuellement, l’objet de plus d’attention. Voilà tout.

Lorsque je parle avec des pratiquants, je suis frappée par leur fierté d’être musulmans. Ils attribuent à leur religion toutes sortes de vertus imaginaires, puisées en fait dans notre système de valeurs. Pensez-vous qu’ils sont hypocrites ?

En un mot oui. Personnellement, il me paraît impossible de tenir un discours à la fois catégorique et approbateur sur l’islam sans mentir. Soit ces gens ne savent pas de quoi ils parlent et mentent en affirmant connaître le sujet, soit ils mentent au premier degré.

Être musulman aide bien sûr à proférer ce type de mensonge sans honte, car le dieu du Coran affirme que les musulmans sont « la meilleure des communautés » (3:110) et que nous autres qui refusons la « vérité » de l’islam sommes « les pires des créatures » (98:6). Dès que l’on croit ce genre de choses, il devient facile de ne plus s’estimer tenu de bien se comporter avec des non-musulmans. On peut même aisément s’imaginer faire une bonne action en mentant pour favoriser la conversion du non-musulman, et ainsi lui éviter l’enfer éternel.

Mais je refuse pour ma part d’admettre qu’on peut croire cela sincèrement. Car si c’est le cas, l’humain perd toute valeur à mes yeux, à la base, dans sa nature même. Qu’on mente, je peux le comprendre et à terme le pardonner. Mais si l’islam peut être une conviction authentique, c’est que l’humanité ne mérite pas qu’on y investisse un quelconque espoir.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Mireille Vallette pour Dreuz.info.

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