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Publié par Manuel Gomez le 4 janvier 2017

«Bienvenue aux réfugiés», c’était début 2016. La foule allemande acclamait et applaudissait ce million de «migrants» syriens qui arrivaient, épuisés, d’un pays en guerre.

Fin 2016, le point de rupture est atteint, l’Allemagne rétablit ses frontières et décide d’expulser 6 400 Maghrébins (2 600 Algériens, 2 400 Marocains et 1 400 Tunisiens) qui ne sont guère des demandeurs d’asile, leurs pays n’étant pas en guerre.

Mais un problème existe : la Tunisie, l’Algérie et le Maroc n’acceptent, avec une mauvaise volonté évidente, de n’accueillir que leurs ressortissants munis de documents d’identités officiels, or la très grande majorité de ces 6 400 Maghrébins a pris bien soin, dès son arrivée à Lampedusa (Italie), de se débarrasser de ces documents officiels afin de se faire passer pour de véritables réfugiés syriens, demandeurs d’asile, et éviter ainsi l’expulsion.

C’est le cas de ces 1 400 Tunisiens que les Allemands ont décidé d’expulser après l’attentat du marché de Noël à Berlin. Il s’agit là d’une partie des 25 000 Tunisiens arrivés depuis 2011, auxquels les autorités italiennes ont accordé des titres de séjour provisoire et qui se sont répartis entre la France, la Belgique et l’Allemagne.

Le gouvernement tunisien refuse de les recueillir, malgré un tout récent entretien téléphonique entre le président tunisien Béji Caïd Essebi et la chancelière allemande Angela Merkel.

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D’ailleurs, le Premier ministre tunisien Youssef Chahed s’est montré très ferme sur ce point :

«L’État tunisien n’est pas favorable au retour de ces Tunisiens qui sont partis ni des 2 926 terroristes qui ont rejoint les rangs de Daech. Ceux qui reviendront seront immédiatement arrêtés et jugés selon la loi antiterroriste. Nous les connaissons un par un et nous avons toutes les données sur eux.»

En ce qui concerne la France, elle se trouve dans une situation identique avec des milliers d’expulsés sans papier, que leurs pays d’origine refusent d’accueillir, et qui bénéficient de la bienveillance des autorités françaises.

Le ministère de l’intérieur français signale que depuis 2012, il n’y a eu que 109 expulsés, dont une trentaine en 2016, les deux derniers samedi 31 décembre dès leur sortie de prison, car considérés comme dangereux.

Les milliers de non expulsables attendront patiemment leur régularisation puisqu’être clandestin n’est plus, depuis 2012 en France, un délit.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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