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Publié par Magali Marc le 7 janvier 2017

Dernièrement, le Secrétaire d’État américain, John Kerry a tenu à faire le bilan de sa belle réussite pour ce qui est de la situation au Moyen-Orient.

Dans son délire, il a prétendu que l’accord avec l’Iran sur le nucléaire (le Plan global d’action conjoint) a permis de repousser d’un an le délai qui permettrait à l’Iran de se doter d’une arme nucléaire, va obliger les Iraniens à réduire leur réserves en uranium enrichi de 98 % et à instaurer des « mesures transparentes » grâce auxquelles les États-Unis seront alertés si les Iraniens ne respectent pas les termes de l’accord.

Kerry a même ajouté :

« Nous devons maintenir la pression et continuer à nous opposer au programme des missiles iraniens, à son soutien au terrorisme, à son mépris pour les droits de l’Homme et son interférence déstabilisante dans les affaires de ses voisins tant que ces menaces planent ».

Pendant ce temps, les médias et les leaders occidentaux laissent entendre qu’il y a des leaders « modérés » et des Iraniens dans la société civile qui ont soif d’institutions démocratiques. Il faut les encourager en recréant des liens commerciaux avec l’Iran, nous dit-on. Les gauchistes entretiennent l’idée que l’Iran est à deux doigts de devenir une lumineuse démocratie.

Ce n’est pas l’opinion de Heshmat Alavi*.

J’ai traduit pour les lecteurs de Dreuz, ce texte d’Alavi, publié le 22 décembre dernier sur le site du Gatestone Institute qui donne l’heure juste sur ce qu’on est en droit d’attendre de la part du régime des ayatollahs.

Iran : Pourquoi les mollahs ne vont pas démocratiser l’Iran

Depuis que les mollahs iraniens sont arrivés au pouvoir en 1979 et ont fondé une « République islamique », ils ont travaillé à consolider leur pouvoir.

Étant donné l’attitude belliqueuse croissante de l’Iran envers ses voisins, les répressions persistantes contre les dissidents nationaux et ses ambitions nucléaires effrayantes, les analystes étrangers font souvent allusion à la possibilité d’un éventuel changement de régime à Téhéran.

Mais peu saisissent réellement les obstacles qu’il faudrait franchir pour détrôner les mollahs.

Toute la structure de pouvoir et la majeure partie de la société civile iranienne est enfermée sous la férule du chef suprême.

La dictature iranienne est aussi enracinée que celle de la Corée du Nord. L’idée d’un changement de régime n’est qu’un rêve.

En fait, les mollahs ont conçu ce régime — à l’aide d’une supposée « révolution » — précisément pour résister à tout changement et à toute réforme, en adoptant une structure théocratique unique qui utilise à la fois l’idéologie islamique et la force brutale pour maintenir leur pouvoir absolu.

Le nom officiel de ce système est Velayat-e Faqih (« la garde du clergé ») et il place toute autorité religieuse et légale dans les mains du chef suprême.

Ce que cela signifie, à la fois en théorie et en pratique, c’est que le Grand Ayatollah Sayyed Ali Hosseini Khamenei (comme Ruhollah Khomeini avant lui) joue un rôle direct dans toutes les affaires du pays.

Aucun individu, groupe ou comité n’a le droit de le remettre en question ou de le tenir pour responsable.

Khamenei, dictateur le plus complet et le plus puissant sur la planète

Khamenei exerce son autorité par le biais d’une flopée d’organes bureaucratiques officiels, comprenant le « Conseil des gardiens », le « Conseil de la discrétion », le « Conseil suprême du chef », le « Conseil suprême de la sécurité nationale », le « Conseil stratégique de la politique étrangère » et le « Conseil de la Révolution Culturelle ».

Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’adhésion à chacune de ces organisations est personnellement approuvée par le chef suprême. En effet, tout individu ou coalition d’individus qui pourrait un tant soit peu limiter ce pouvoir absolu est, en fait, entièrement redevable aux caprices de Khamenei, ce qui en fait le dictateur le plus complet et le plus puissant sur la planète — dépassant peut-être même Kim Jong-Un, le dictateur de la Corée du Nord.

Le « Conseil des Gardiens » est sans doute l’instrument le plus important de Khamenei. Il exerce une fonction de surveillance du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif.

Tous les candidats aux élections présidentielles ou parlementaires doivent être approuvés par ce Conseil, ce qui lui permet d’exercer le contrôle sur le résultat des élections.

De même, tous les actes législatifs doivent être confirmés par le Conseil des Gardiens.

Même les décisions du Conseil des Gardiens sont soumises au veto du Grand Ayatollah qui se réserve le droit de rejeter une loi ou de refuser les candidats qui ont remporté des élections.

Certaines décisions, comme les nominations de la magistrature, ne passent jamais par le Conseil. Pendant ce temps, l’ensemble du système financier national et étranger est contrôlé par un système parallèle de comités et de « fondations » qui sont également sous le contrôle personnel de Khamenei.

Alors que le Khamenei est le commandant en chef de toutes les forces armées, son arme la plus redoutée est l’armée parallèle fondée par son prédécesseur : le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI).

Férocement loyal envers le chef suprême, brutal et impitoyable, le CGRI est dangereusement efficace dans sa protection du régime autant à l’intérieur du pays que dans l’exportation de la « révolution » à l’étranger, dans des endroits aussi variés que le Yémen et l’Amérique du Sud.

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En tant que commandant en chef de toutes les forces armées, Khamenei nomme les chefs d’état-major interarmées, le commandant du CGRI et les hauts commandants de l’armée et de toutes les forces de sécurité, ce qui rend extrêmement improbable la possibilité d’un coup d’État militaire.

La société civile iranienne est une fiction. Tout le gouvernement et, par extension, la majeure partie du secteur privé ne sont que des prolongements de la volonté personnelle du Grand Ayatollah.

Le Velayat-e Faqih est la seule idéologie étatique. Les seules divergences d’opinions portent sur la façon dont il doit être mis en œuvre.

Par conséquent, les élections dans ce régime ne sont pas des indicateurs d’une quelconque forme de « démocratie ».

Il s’agit simplement d’un processus de choix parmi les individus autorisés à se présenter par le chef suprême.

Il n’y a pas non plus de factions basées sur des différences idéologiques. Les candidats se contentent de jouer des coudes pour obtenir un poste et la faveur personnelle du Leader Suprême.

Un « changement de régime » de type traditionnel en Iran est impensable. L’obsession occidentale d’étiqueter les différentes factions du régime comme étant formées de « réformistes » ou de « tenants de la ligne dure » est risible. Il n’y a qu’un seul régime, et il n’a aucune envie de se « réformer ».

Ce régime ne changera que si l’ensemble de la structure de leadership suprême, avec tous les organes qui lui sont reliés, en particulier le CGRI, sont annulés et dissous.

Sinon, que le président soit un « tenant de la ligne dure » tel Mahmoud Ahmadinejad ou un « réformiste » tel Hassan Rouhani, les politiques du régime resteront les mêmes.

La politique des gouvernements occidentaux consistant à accorder des concessions au régime iranien afin d’encourager les factions « réformistes » repose sur un fantasme — un fantasme que le régime iranien encourage délibérément afin de tromper les dirigeants étrangers naïfs et de les amener à assouplir les sanctions et à fermer les yeux sur son programme nucléaire.

En réalité, les concessions occidentales renforcent Khamenei, réduisent encore davantage les possibilités de changement et augmentent la probabilité d’une guerre pure et simple.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

* Heshmat Alavi est un militant des droits de la personne. Ses écrits portent sur l’Iran, ses violations des droits de l’homme, sa répression sociale, le soutien du régime au terrorisme et à l’ingérence dans les pays étrangers, et au programme nucléaire controversé. On peut consulter son compte Twitter : @HeshmatAlavi & blogs à IranCommentary, ou ses articles sur le site du Gatestone Institute.

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