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Publié par Dreuz Info le 14 mars 2017


 

Avec l’accord des auteurs et de l’éditeur, voici quelques extraits du livre « 2017, dernière chance avant le grand remplacement : Changer de peuple ou changer de politique ?* »

 

Philippe Karsenty : Les guerres au Proche-Orient, notamment en Syrie, provoquent des mouvements migratoires importants tels que l’on a pu l’observer en 2015-2016. Est-il souhaitable de les arrêter ? Si oui, comment ?

Renaud Camus : Bien sûr qu’il est souhaitable de les arrêter ! Il est toujours infiniment préférable que les peuples demeurent sur leurs terres ancestrales. Je pense tout particulièrement ici aux chrétiens du Proche et du Moyen Orient, qui depuis le début du millénaire ont fui par dizaines et centaines de milliers ces contrées, comme l’avaient fait avant eux les Juifs. Un des points qui dans mon programme pour l’élection présidentielle paraît le plus exotique, ou excentrique, irréaliste, en tout cas — il y en a quelques-uns… — porte sur la création, qui me paraît éminemment souhaitable, pourtant, d’un État chrétien au Proche-Orient : une sorte de second Israël, peut-être,réunissant une partie du Liban et une partie de la Syrie, par exemple. Ce ne sont là bien sûr qu’hypothèses de travail, au demeurant envisagées comme telles depuis des siècles, et que la question se pose. La France serait tout à fait dans sa tradition séculaire de protectrice des chrétiens d’Orient en soutenant un tel projet, et en convaincant l’Union européenne de l’appuyer. Il est essentiel de se souvenir que les chrétiens, moins certes que les Juifs, mais très nettement aussi, sont là-bas chez eux, que leur présence y est bimillénaire, que ces contrées sont un des berceaux, sinon le berceau, de leur religion.

Les musulmans poussent des cris d’orfraie chaque fois que les Occidentaux, croyant bien faire, se mêlent d’intervenir dans cette région, dans l’espoir d’y établir un peu d’ordre, de justice et d’État de droit, à défaut de démocratie. L’islam hurle alors que les mécréants osent toucher à la “terre d’islam” : ils oublient que la terre en question a été chrétienne, et juive a fortiori, bien avant qu’elle devienne musulmane par la conquête. L’empire colonial arabo-musulman est un des seuls, avec le chinois, qui n’a jamais décolonisé. Si, il a évacué l’Espagne conquise : mais il y a fallu sept siècles — ce qui n’est pas très encourageant.

L’arrogance islamique n’est jamais plus évidente qu’en les moments où elle appuie les droits prétendus des musulmans au site de la mosquée Al-Aqsa sur le fait qu’il s’agirait du “troisième lieu saint de l’islam”. Admettons que ce le soit, et c’est déjà beaucoup demander, car, jusqu’en 1967, on n’avait guère entendu parler de Jérusalem comme “lieu saint de l’islam” ; et les dirigeants et chefs d’État arabes et musulmans ne s’y pressaient guère pour y faire leurs dévotions, alors que la ville était sous contrôle jordanien et qu’ils eussent eu tout loisir de le faire. C’est la reprise par les Juifs de leur capitale éternelle qui, tout à coup, a fait de Jérusalem une ville sainte de l’islam, par on ne sait quel miracle rétrospectif. Mais passons, passons, admettons : troisième lieu saint de l’islam, bon, il y a quelques textes à l’appui. En quoi cela devrait-il donner aux musulmans le moindre droit, dans la mesure où le mont du Temple est de toute évidence la premier lieu saint d’Israël, et Jérusalem en général, le site de la Passion du Christ, le premier lieu saint du christianisme ? En quoi un troisième lieu saint, nouvellement créé, d’une religion tard venue, devrait-il étayer ses prétentions au détriment de deux autres religions plus anciennes, dont le même lieu est le premier lieu saint ?

Est-ce qu’une religion jouit d’une préséance sur deux autres qui la valent bien, au seul motif qu’elle fait plus peur et que ses fidèles sont plus agressifs ? Et que pourrions-nous dire, nous autres chrétiens, face à toutes nos églises et basiliques transformées en mosquées, en musées, en hammams ou en Dieu sait quoi, à commencer par la sublime Sainte-Sophie, un des édifices les plus sacrés et les plus beaux de la chrétienté ? Je veux bien de la Turquie en Europe, moi, à titre de restitution : mais seulement la Turquie d’Europe.

PK : Au Proche-Orient, un pays semble résister au Grand Remplacement, Israël ? Croyez-vous qu’Israël offre un contre-modèle à nos sociétés européennes ?

RC : Ah ça oui, absolument, mille fois ! Israël est un modèle pour toute sorte de raisons. D’abord l’appartenance de cette terre à ce peuple-là, et réciproquement, est le modèle de toutes les appartenances, leur matrice. Aucun pays sans doute n’appartient mieux à son peuple, ni aucun peuple à son pays, qu’Israël aux Juifs, les Juifs à Israël, Jérusalem au judaïsme et à la judéité.

…/…

C’est une des raisons qui me font dire qu’Israël est le modèle des sociétés occidentales, l’exemple de ce qu’elles devraient être : pays resurgi de la mort et de l’holocauste, remonté du tombeau, comme Lazare, ressuscité, comme l’hébreu effacé et re-né.

PK : Pensez-vous qu’Israël parviendra à maintenir cette position ?

RC : Oui, je ne m’inquiète pas trop pour Israël. Son peuple a reçu l’enseignement exactement contraire à celui que subit le nôtre depuis un demi-siècle est plus. Les Israéliens ont appris dès l’enfance à résister, à ne pas baisser les bras, à persévérer dans l’être, à ne pas céder un pouce de leur territoire et de leur dignité. Leurs ennemis les haïssent, mais les respectent, parce qu’ils font face à leur destin comme des hommes. Les Européens sont conditionnés par un bourrage de crâne exactement inverse, qui les persuade qu’ils n’ont aucun droit, qu’ils ont tous les torts, qu’ils n’ont d’autre devoir que d’accueillir l’Autre et toujours plus d’autres, quitte à se laisser submerger par eux et à leur abandonner leur pays.

Le paradoxe, si c’en est un, est que ces deux attitudes rigoureusement contraires ont la même source, la même origine historique, qui est l’abomination des camps de la mort et le très légitime “plus jamais ça” qui s’ensuivit. Seulement ce “plus jamais ça” est interprété de façon diamétralement opposé en Israël et en Europe. C’est normal, en un sens, c’est une question de rôles : celui de la victime, celui du bourreau. Juifs et Israéliens n’avaient certes pas le choix, ils ne pouvaient être, dans la relation rétrospective à cet événement des événements, ce tohu-bohu, comme dit la Bible, à cette Shoah, comme dit Claude Lanzmann, que dans le rôle de la victime. Et leplus jamais ça fondateur prenait dès lors ce sens : nous ne serons plus jamais des victimes, et moins encore des victimes passives, hébétées ; nous ne consentirons à rien de ce qu’on pourrait vouloir nous imposer contre notre volonté ; nous sommes prêts à subir tous les sacrifices et à affronter toutes les épreuves pour défendre le territoire qui nous est rendu, notre identité et notre vie.

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En face, entre les États qui furent parties à la Seconde Guerre Mondiale, les conséquences du “plus jamais ça” étaient exactement inverses : car le rôle assumé, plus ou moins consciemment, mais très nettement, et même de plus en plus nettement à mesure que le temps passait, était, sinon tout à fait celui du bourreau, du moins celui du coupable. Or ce rôle était un peu ambigu. Il semble, dans bon nombre de cas, assez nettement forcé et amplement mélangé d’hystérie.

En effet la culpabilité, à dire le moins, était assez inégalement répartie. On ne voit pas trop, par exemple, ce que pouvaient bien avoir à se reprocher les Anglais, sinon de n’avoir pas, peut-être, bombardé les voies de chemin de fer menant à Auschwitz, afin de ne pas montrer qu’ils savaient ce qui se passait là. Et même la culpabilité des Français, par exemple, si incontestable soit-elle, ne peut pas être mise sur le même plan que celle des Allemands. N’importe : de même qu’on a pu parler de concurrence victimaire on pourrait parler de concurrence culpabilitaire. C’était à qui serait le mieux coupable, le plus coupable. Comme ces écrivains, ces acteurs, ces artistes qui veulent à tout prix avoir un père ou un grand père nazi, ou gardien de camp, ou collaborateur, quitte à en noircir encore les actions, par une sorte de snobisme inversé, les États européens, et surtout leurs peuples, paradaient de leur honte, et de leurs crimes, et s’ingéniaient à en découvrir toujours de nouvelles facettes, qui pourraient mieux alimenter leur haine de soi.

Je ne dis pas, bien entendu, que cette haine de soi n’était pas fondée. Je dis qu’elle présentait un caractère névrotique indubitable, surtout chez les peuples, comme les Anglais, encore une fois, qui avaient le moins de motifs de l’éprouver. On aurait dit qu’elle était une sorte de volupté morne, dont certains ne parvenaient pas à se libérer, comme d’une drogue. Dans cette atmosphère de contrition frénétique, le plus jamais ça entraînait l’exclusion  idéologique de tout ce qui avait pu être exalté par les condamnés de Nuremberg. Or, dans ce bagage idéologique, il y avait bien entendu l’abomination, le crime, l’horreur inexpiable, mais il y avait aussi, malheureusement, plusieurs éléments strictement indispensables à la survie des peuples et des nations : et d’abord ces concepts-là, justement, ces concepts charnels, peuple, nation, identité, transmission, héritage.

Je prie qu’on m’en excuse, j’use toujours de la même métaphore, qui a l’avantage de faire bien comprendre ce que je veux dire : l’Europe est comme un patient qui a souffert d’un horrible cancer, en l’occurrence le nazisme hitlérien, et que des chirurgiens de moins en moins professionnels, mais de plus en plus en plus exhaustifs, opèrent et réopèrent indéfiniment afin d’extirper le mal à jamais : toujours le “plus jamais ça”, bien sûr on ne peut plus légitime — c’est parce qu’il est on ne peut plus légitime, comme l’antiracisme qu’il inspire, qu’il est très difficile de l’examiner de façon discriminante, qui se réserverait un droit d’inventaire.

Hélas, à force d’enlever au patient non seulement son cancer et toutes ses traces, mais toutes ses métastases éventuelles, réelles ou supposées, ces experts présumés, les chirurgiens frénétiques, de plus en plus enthousiastes, le dépouillent également, une à une, de toutes les fonctions vitales. Il n’a plus de cancer, ou presque plus, mais il n’a plus non plus de rate, plus d’entrailles, plus de cœur, plus de cerveau, plus de membres, plus de virilité, plus de volonté propre. C’est l’Europe d’aujourd’hui, que nous voyons de plus en plus hébétée, de plus en plus incapable d’assumer son destin, hantée par une pulsion de suicide et de mort qui lui fait appeler les envahisseurs et même aller les chercher.

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