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Publié par Daniel Frédéric Gandus le 18 mars 2017

Compte tenu de l’actualité, j’ai décidé de révéler les deux événements suivants :

Plusieurs années avant l’attentat du World Trade Center, les personnes qui travaillent dans la prévention sécuritaire en relation aux lieux publics avaient prévu nombre des scénarios qui frappent les aéroports d’Europe depuis plusieurs années.

Ainsi, quelques années avant que je m’installe en Israël en 2009, une amie qui travaillait dans un aéroport du sud de la France m’envoie un fax en me détaillant la signification de son contenu étant donné qu’il y avait des termes techniques et une sorte de langage codé.

Il en ressort qu’un avion en provenance d’un pays arabe a fait un arrêt en France et a pris un chargement d’explosifs qui n’était prévu par aucune autorité ni inscrit sur les tablettes de l’activité de l’aéroport ce jour-là.

Il est reparti aussitôt le chargement fait et personne n’a pu ni voir ni discuter avec son équipage. Rien de son passage n’a pu être enregistré, excepté un type de laissez-passer diplomatique, que l’aéroport a reçu par fax, et qui dissuade psychologiquement tout contrôle par le personnel cependant que d’après la responsable qui me contacte, ce contrôle aurait tout de même pu être possible et même exigé étant donné la nature du chargement.

La professionnelle l’aéroport qui me contacte occupe un poste à responsabilités depuis de nombreuses années et elle sait très bien identifier les situations suspectes.

Elle demande si je pourrais l’aider, en contactant moi-même différentes autorités susceptibles d’au moins lancer une enquête.

Par ailleurs, comme cela viendrait de Paris, la chose serait supposée être traitée plus sérieusement encore.

Elle préfère aussi ne pas lancer elle-même l’alerte, étant donné qu’elle est identifiée par ses collègues comme « la juive du service » qui s’inquiète notamment ‘un peu trop’ des risques d’attentats, de l’islamisation en général et d’une partie du personnel de l’aéroport.

J’essaie, ici et là, certains contacts dans les milieux concernés.

Je m’aperçois que j’ai souvent à faire à des gens qui pensent leur travail de sécurité en termes de routine de procédures et qui cherchent surtout à se couvrir en cas de coup dur.

Il y a ceux qui vous disent que ce n’est pas précisément leur domaine et trouvent toujours quelqu’un d’autre vers qui vous renvoyer qui lui-même vous renverra au premier ou à un autre.

Il y a ceux qui pourraient agir mais n’osent pas (il s’agit souvent des premiers niveaux du politique jusqu’à plus haut) et il y a ceux qui veulent agir mais le ne peuvent pas (ceux-là sont souvent des employés qui savent beaucoup de choses mais craignent d’avoir soit des conséquences juridiques soit de perdre leur place soit même d’autres types de menaces).

Un certain nombre d’entre eux sont, plus ou moins, à différents degrés et chacun pour différentes raisons, dans ce que j’appelle « la dissonance cognitive de protection », c’est-à-dire cette disposition de l’esprit par laquelle on décide de ne pas regarder un événement en espérant soit qu’il disparaîtra de lui-même, soit qu’un autre s’en occupera, soit encore – pour les plus hauts niveaux – que l’on ne sera plus en charge du problème au moment où « ça va péter ».

Au final, personne n’a rien fait et, lors de mon départ pour Israël, avant de m’asseoir sur le siège, j’ai été voir le pilote de ligne (israélien) pour lui remettre le fax en question, en lui expliquant toute la situation et qu’à ce jour, personne n’a rien fait, dans l’espoir qu’il puisse transmettre à des autorités qui travailleraient entre la France et Israël sur ces questions.

Il lit attentivement le document … et laisse tomber sa tête, complètement dépité, avec aussi quelque chose d’accusateur dans le regard.

Je lui redis une dernière fois que j’ai essayé de faire bouger les choses d’une façon et d’une autre, mais qu’au final, mon amie de l’aéroport et moi-même étions en train de crier dans le désert.

Quelques années plus tard, après les attentats du World Trade Center, un ami qui fut garde du corps pour Nétanyahou et a depuis créé sa structure dans le domaine de la sécurité internationale, a fait un test dans l’un des plus grands aéroports français.Le PDG de l’aéroport était au courant de ce test car il en a bien évidemment été prévenu, ayant accepté l’opération.

L’ami en question a réussi à faire passer une bombe et des armes à l’intérieur de l’aéroport sans être repéré et sans faire sonner aucun système d’alerte.Peu après, il rédigea un rapport qu’il remit au PDG de l’aéroport, et il attendit sa réaction.

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Ne voyant rien venir, il le recontacte pour savoir ce qu’il en pense et ce qu’il compte faire.

Il lui fût confirmé que le dossier était bien sur le bureau du PDG de l’aéroport depuis son envoi, et qu’il n’était pas possible que ce dernier n’en ait pas pris connaissance.

Il s’avérera que le PDG en question, soudain devenu injoignable, fut pris de panique et décida de ne rien faire, sans doute pour ne pas qu’on pense, s’il venait à agir comme il l’aurait dû – en signalant au moins ce résultat aux ministères de la Sécurité publique et des Transports pour la sécurisation de son aéroport – que cela était manquant alors qu’il était déjà en poste et qu’une bombe et des armes avaient déjà réussi à passer sous sa responsabilité.

Vous vous souvenez sans doute aussi de l’attentat contre l’aéroport de Bruxelles-Zaventem en 2016 (où sans doute, par une sorte de calme jouissance perverse, les terroristes avaient pris un café avant de tirer et se faire sauter) ?Et bien, quelques mois avant, ce spécialiste en question faisait là-bas le même test et obtint le même résultat.

Passage de bombe et armes sans problèmes suivi de l’état de sidération du dirigeant qui n’osa rien faire.Voilà comment l’esprit du seul quant-à-soi, du « ça n’arrive qu’aux autres », des fausses sécurités, des administrations sans courage et coincées, des protections psychologiques illusoires mais aussi la peur de la hiérarchie et celle d’être puni au lieu d’être récompensé pour avoir parlé … nous tueront.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Daniel Frédéric Gandus pour Dreuz.info.

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