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Publié par Michael Laitman le 14 mai 2017

La fête juive Lag BaOmer souligne l’émergence de la lumière de l’unité, dans le Livre du Zohar. C’est un appel à nous unir « comme un seul homme dans un seul cœur ».

Chaque année, c’est le même engouement pour Lag BaOmer, quand les enfants et les jeunes à travers tout le pays ramassent tous les morceaux de bois sur lesquels ils peuvent mettre la main, et pas toujours seulement du bois qui était destiné à être jeté, et les empilent en grands monceaux, bien avant les festivités. La nuit de Lag BaOmer, le 33e jour du décompte de l’Omer, qui commence le premier jour de Pâque et se termine à Shavouot, ils y mettent le feu.

Mis à part les feux, à Lag BaOmer, des dizaines de milliers de gens se rendent en pèlerinage sur la tombe de l’auteur du Livre du

Zohar, Rabbi Shimon Bar Yochai, pour prier et pour célébrer ce livre fondamental de la sagesse dissimulée, la sagesse de la vérité connue sous le nom de « sagesse de la Kabbale ».

Lag BaOmer n’est peut-être pas la fête principale du calendrier juif, mais comme tous les jours fériés juifs, il marque une étape profonde de notre évolution en tant que nation, et de notre développement spirituel individuel.

En résumé

À peu près à ce moment de l’année, il y a quelques 20 siècles, tous les vingt-quatre mille élèves de Rabbi Akiva, sauf cinq, sont tombés malades et sont morts. Selon le Talmud (Yevamot 62b), cela s’est produit parce qu’ils n’ont pas suivi la loi principale de Rabbi Akiva : « Aime ton prochain comme toi-même. » Les élèves survivants sont restés en bonne santé parce qu’ils ont suivi l’enseignement de leur maître et sont restés fidèles au principe de l’amour des autres.

Deux de ces cinq étudiants, en particulier, ont transmis les principes de leur maître : Rabbi Shimon Bar Yohaï (Rachbi), auteur du Livre du Zohar, et Rabbi Yéhouda Hanassi, élève de Rachbi, et rédacteur en chef et éditeur de la Mishna.

Cachés pendant treize années

Rachbi a vécu et a enseigné pendant la période suivant la révolte de Bar Kokhba contre l’Empire romain (environ 132-136 AC). Il était parmi les dissidents les plus importants contre la domination romaine sur la terre d’Israël. L’empereur romain, Hadrien, a envoyé des hommes pour le trouver et le tuer.

Selon la légende, Rachbi et son fils, Rabbi Éléazar, se sont cachés dans une caverne en Galilée pendant treize ans, se nourrissant exclusivement de caroubes et buvant l’eau d’une source à proximité de la caverne. Pendant ce temps, ils ont étudié à fond la sagesse cachée, celle de la Kabbale, et ont révélé les secrets de la création. Par leurs efforts, ils ont compris les niveaux les plus profonds de la nature et ont perçu l’unité sous-jacente à la base de l’existence.

Treize ans plus tard, Rachbi apprend la mort de l’empereur Hadrien et sort de la caverne. Avec huit étudiants de plus, Rachbi et son fils vont dans une autre caverne en Galilée et il leur enseigne les secrets de la Torah qu’il avait découverts. Avec l’aide de ses étudiants, Rachbi écrit Le Livre du Zohar (une interprétation du Pentateuque, d’une partie du Livre des Prophètes et de l’Hagiographie) qui est le livre fondamental de la sagesse de la Kabbale.

Contrairement à la croyance populaire, le Livre du Zohar ne traite pas de créatures mystiques et de pouvoirs ésotériques, mais décrit plutôt les relations naturelles qui existent entre les gens. Il écrit au sujet du processus que nous traversons pendant notre évolution spirituelle à travers nos relations avec d’autres personnes.

Par des histoires et des allégories, Rachbi nous explique comment construire nos relations correctement, avec amour pour les autres, et comment l’amour des autres apportera la paix dans le monde entier. Il est écrit dans l’extrait Akharei Mot : « Voyez comme il est bon et plaisant lorsque des frères sont assis ensemble. Ce sont des amis lorsqu’ils sont assis ensemble, au premier abord, on dirait des gens en guerre, qui veulent s’entretuer. Ensuite ils retournent à l’amour fraternel. De cette façon, vous ne vous séparerez pas (…) et par votre mérite, la paix règnera dans le monde. »

Les frères et les amis mentionnés dans le Zohar sont des personnes normales, comme vous et moi, mais elles se sont unies autour d’un objectif : la réalisation de l’unité sous-jacente à la base de l’existence. En prenant conscience de leur haine réciproque, comme la citation le décrit, et par leurs efforts ultérieurs pour la surmonter et s’unir, Rachbi et ses étudiants se sont reliés à cette force d’unité et ont établi entre eux un profond amour fraternel. Leur unité était si intense que même le Zohar n’arrive pas à le décrire et y fait référence comme « la flamme brûlante de l’amour » ou « La lumière du Zohar ».

Pourquoi le feu ?

Le décompte de l’Omer commence le premier jour de Pâque et Lag BaOmer tombe le 33e jour du décompte. C’est le jour marqué par la mort de Rachbi et c’est la raison pour laquelle Le Livre du Zohar a été scellé et que la sagesse de la Kabbale a été donnée au monde.

Nous allumons des feux à Lag BaOmer pour symboliser la grande lumière qui est apparue dans notre monde lorsque le Zohar a été signé et livré à l’humanité, une lumière qui peut créer entre nous des liens d’amour.

Dans le labyrinthe

Dans les récentes décennies, l’ego a conduit notre monde au bord du gouffre. C’est exactement la même maladie qui a consumé les étudiants de Rabbi Akiva. Tout comme le Temple a été détruit et comme les étudiants sont morts à cause de la haine sans fondement qui existait entre eux, l’aliénation et l’agression dans la société d’aujourd’hui sont en train de faire un carnage de par le monde.

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Pour trouver notre voie dans le labyrinthe, nous devons utiliser la méthode de connexion que nos ancêtres ont utilisée il y a 20 siècles. Si nous la mettons en œuvre et que nous nous relions par-dessus notre isolation et notre méfiance mutuelle, nous allumerons la même grande flamme qui a déjà brûlé, et la lumière du Zohar sera révélée.

Mon maître, Rav Baruch Shalom Ashlag (RABASH) a écrit : « En chacun de nous réside une étincelle d’amour pour autrui. Cependant, cette étincelle ne peut pas allumer la lumière de l’amour. Donc, en nous liant les uns aux autres, les étincelles deviendront une grande flamme. » (The writings of RABASH, vol. 2, “What is the degree one should achieve”).

Égoïste, mais pas désespéré

Aujourd’hui, il est clair que notre société exige une solution fondamentale et durable aux problèmes actuels. Nous devons établir entre nous la grande règle de la Torah : « Aime ton prochain comme toi-même ». Cependant, cela arrivera seulement si nous choisissons ensemble de l’installer entre nous. Nous sommes en effet égoïstes jusqu’au fin fond du cœur et notre penchant est « mauvais depuis notre jeune âge », comme nous le dit la Torah. Pourtant, même un long voyage commence par un petit pas. Maintenant, nous devons faire ce pas et nous engager dans une nouvelle voie, vers l’unité, la connexion et la fraternité.

Lag BaOmer célèbre l’apparition d’une immense lumière d’unité dans notre monde, à travers le Livre du Zohar. C’est une grande occasion pour nous de commencer cette aventure vers la responsabilité mutuelle, vers « comme un seul homme dans un seul cœur », vers la raison d’être de la nation d’Israël, l’amour d’autrui, et vers le partage de cette lumière avec les nations, comme il nous a été ordonné d’être « une lumière pour les nations ».

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michaël Laitmann pour Dreuz.info.

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