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Publié par Magali Marc le 17 mai 2017
« Israël a une totale confiance dans notre relation de partage de renseignements avec les Etats-Unis et nous espérons approfondir cette relation dans les années à venir avec le Président Trump. Ron Dermer, ambassadeur d’Israël

Depuis que le Washington Post a publié l’article dans lequel des fonctionnaires américains prétendent que le président Trump a révélé des «informations hautement classifiées» au ministre russe des Affaires étrangères la semaine dernière [information immédiatement dénoncée comme fausse par l’une des personnes présentes à la réunion, le général H. R. McMaster], les médias américains n’en finissent plus de révéler des informations top secrètes.

Qui devrait être poursuivi pour trahison ?

Le New York Times a suivi le WAPO [Washington Post] en disant que la source des informations classifiées était israélienne. Puis, ABC a révélé des détails encore plus sensibles : un espion israélien à l’intérieur d’ISIS aurait découvert un complot destiné à abattre un jet américain avec une bombe portable capable de se soustraire à la sécurité de l’aéroport.

Cette information aurait été fournie aux Américains sous condition que Washington ne révèle pas ses sources.

Il reste à souhaiter que ces fuites du Times et de ABC soient de la désinformation destinée à occulter la vraie source.

Le conseiller en sécurité nationale H. R. McMaster a insisté sur le fait que Trump ne savait même pas d’où venaient les informations.

Alors, pourquoi le Times et ABC se sont-ils sentis obligés de divulguer publiquement plus de détails ?

ABC a fait en direct des révélations qui, de son propre aveu, mettent en danger la vie d’un espion israélien. Maintenant ISIS est au courant grâce aux médias américains.

Mais d’où et de qui proviennent les fuites ?

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit ce texte de Jeffrey Lord publié par le American Spectator le 16 mai.

Le sabotage du président

Jeffrey Lord

Il est temps que le Président s’attaque aux bureaucrates qui le détestent.

Ainsi, lundi soir, le Washington Post a provoqué un choc nerveux médiatique avec un reportage fantaisiste.

L’article commence comme suit :

«le président Trump a révélé des informations hautement classifiées au ministre russe des Affaires étrangères et à l’ambassadeur de Russie lors d’une réunion à la Maison-Blanche la semaine dernière, selon des hauts responsables américains, actuels et anciens, qui ont déclaré que ces informations compromettent une source critique de renseignements sur l’État Islamique ».

L’information que le président a relayée avait été fournie par un partenaire des États-Unis grâce à un accord de partage de renseignements jugés tellement sensibles que certains détails n’ont pas été révélés aux alliés et n’ont circulé que de façon très restreinte même au sein du gouvernement américain, d’après les fonctionnaires.

Le partenaire n’a pas donné aux États-Unis la permission de partager l’information avec la Russie, et les responsables de la fuite ont déclaré que la décision de Trump d’en parler met en danger et entrave la coopération avec ce partenaire qui a accès au fonctionnement interne de l’État islamique.

Après cette réunion de Trump, les hauts fonctionnaires de la Maison-Blanche auraient pris des mesures pour limiter les dégâts, en appelant la CIA et la NSA. « Il s’agit d’informations codées », aurait déclaré un fonctionnaire expert en la matière, en utilisant une terminologie qui fait référence à l’un des niveaux de classification les plus élevés utilisés par les agences américaines d’espionnage. Trump « a révélé plus d’informations à l’ambassadeur de Russie que nous n’en avons partagé avec nos propres alliés ».

Notons deux choses.

  • Premièrement : l’existence de ce reportage même serait impossible à moins que quelqu’un dans la salle n’ait fait cette révélation à quelqu’un d’autre– qui à son tour, a divulgué la chose à quelqu’un d’autre– dans ce cas, le Washington Post.
  • Deuxièmement : notons cette phrase, sur laquelle j’insiste : « … selon des fonctionnaires américains actuels et anciens…».

Vous saisissez ? Les mots «… et anciens fonctionnaires américains…?» Comment un «ancien fonctionnaire des États-Unis» aurait-il eu accès à tout ce qui s’est passé ou non dans une conversation hautement classifiée dans le Bureau Ovale entre ce Président ou un président Et un leader étranger ?

Allo ?

Vous êtes là les fonctionnaires d’Obama à la retraite ?

Passons aux choses sérieuses, n’est-ce pas. Il y avait un certain nombre de personnes dans le Bureau Ovale lors de cette rencontre entre le Président des États-Unis, le ministre russe des Affaires étrangères et l’ambassadeur de Russie aux États-Unis. Tout ce que le président a dit ou n’a pas dit a été révélé délibérément et avec une intention de nuire, au Washington Post.

Seulement au cours de la semaine dernière, le WAPO a publié des articles totalement faux, l’un d’eux selon lequel le sous-procureur général avait menacé de démissionner.

Le WAPO disait :

« [Rod] Rosenstein a menacé de démissionner après que la Maison-Blanche mardi soir, l’ait présenté comme étant le principal responsable de la décision de licencier Comey, disant que le président n’aurait agi que sur sa recommandation, a déclaré une personne proche de la Maison-Blanche, qui a parlé sous le couvert de l’anonymat en raison de la sensibilité de la question ».

Cette histoire a été spécifiquement réfutée par Rosenstein lui-même, qui a été interviewé par le Sinclair Broadcast Group, un affilié de la chaîne ABC à Washington.

La station a filmé Rosenstein et sa déclaration devant la caméra, titrant : Le sous-procureur général, Rosenstein :

« Je n’ai pas menacé de démissionner à moins que Comey ne soit licencié.»

En d’autres termes ? Le reportage du Post était faux.

Ensuite, il y a eu le reportage du Post selon lequel le directeur Comey avait demandé plus de ressources afin de continuer l’enquête du FBI sur la Russie, et ce serait la raison pour laquelle Trump l’aurait limogé. Avec le gros titre : « La colère s’amplifie concernant le renvoi de Comey à cause d’une nouvelle selon laquelle il a cherché à obtenir plus de ressources pour mener l’enquête sur la Russie avant son licenciement».

Et alors ? Comme je l’ai signalé à NewsBusters le week-end dernier, le directeur intérimaire du FBI, Andrew McCabe, a témoigné comme suit : « Le FBI dispose de ressources suffisantes pour l’enquête sur la Russie ».

Que tout cela soit clair. Je suis fondamentalement un défenseur du Premier amendement. Le Post a le droit constitutionnel de publier tout ce qu’il veut. Mais la semaine dernière, il a publié non pas une mais deux fausses nouvelles.

La question de sa crédibilité se pose, lui qui aime tant remettre en question celle de la Maison-Blanche de Trump.

Mais permettez-moi d’être encore plus clair.

Personne, je répète, vraiment personne, travaillant pour le Président des États-Unis n’a le droit de divulguer des informations classifiées à quiconque, et surtout pas à un journaliste.

Il ne peut y avoir qu’une seule raison pour cette fuite et cette raison, c’est le sabotage. Quelqu’un a pris des informations classifiées et les a révélées au Washington Post délibérément, et avec une intention malveillante.

Durant ma carrière professionnelle au gouvernement, j’ai travaillé pour un sénateur d’État, un député américain, un sénateur des États-Unis, une campagne présidentielle réussie, un Président des États-Unis et un secrétaire de cabinet pour un Président des États-Unis.

Dès le départ, j’ai appris une règle fondamentale. Si quelqu’un prétend que le patron a commis une erreur– ou s’il commet une erreur– vous signalez l’erreur soit au patron directement, soit à votre supérieur immédiat.

Pourquoi ? Pour que le patron puisse corriger l’erreur, advenant qu’en fait, il s’agisse d’une erreur.

Ce que vous ne faites jamais, c’est aller voir les médias avec flagornerie pour vous vanter d’être celui qui sait tout sur tout.

Pourquoi ? Parce que, quand vous faites ça vous êtes en train de saboter votre patron. Vous, qui n’êtes pas élu, vous faites ça uniquement pour être dans à l’aise avec votre reporter préféré.

Ceci est dégoûtant, déloyal et finalement rien de moins que le sabotage de votre patron. Et, lorsque votre patron est le Président des États-Unis, c’est le sabotage de votre pays.

Alors. Que faire ?

Bien sûr, la Maison-Blanche de Trump doit comprendre qu’il y a des gens dans le gouvernement Trump qui sont en train de saboter le Président.

Et ils doivent prendre au sérieux ce reportage sur Michael Morell, le directeur de la CIA d’Obama qui a déclaré au réseau CBS que les fuites de la CIA qui se trouvaient dans WikiLeaks provenaient de l’intérieur de l’Agence.

Le reportage commençait de cette façon :

« Cette semaine, l’Agence centrale de renseignement s’est occupée de la publication de documents top secret, détaillant apparemment les méthodes de surveillance hautement classifiées, qui ont été publiées sur le site de WikiLeaks».

À cela s’ajoute à la relation difficile de l’Agence avec le président Trump, qui a critiqué la CIA tout au long de sa campagne et a récemment demandé si elle était la source de fuites continues qui ont entravé son Administration.

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Le contributeur principal sur les questions de sécurité de CBS News, Michael Morell, ancien directeur adjoint de la CIA, a déclaré qu’il y avait beaucoup de questions à se poser sur la façon dont la publication WikiLeaks s’est produite, estimant qu’elle venait de l’intérieur.

«Ces données ne sont pas partagées en dehors de la CIA. Elles sont sur le réseau top secret de la CIA, qui n’est connecté à aucun autre réseau. Donc, cela doit être un travail de l’intérieur », a-t-il déclaré à CBS This Morning : Saturday.

Il a convenu que les systèmes de la CIA doivent être mis à jour.

« Il y a beaucoup de questions à se poser sur la façon dont cela s’est produit. Est-ce que c’était un employé du personnel de la CIA ou était-ce un sous-traitant à contrat ? Comment ont-ils eu leur accès à toutes ces données ? Comment les ont-ils téléchargées sur une clé USB ? Comment les ont-ils sorties du bâtiment ? Y a-t-il eut des alertes qui n’ont pas été remarquées ? Est-ce qu’il y avait des alertes sur ce système ? Donc, il y a beaucoup de questions difficiles ici que les hauts dirigeants de la CIA et le Congrès devraient poser ».

En d’autres termes ? Ce que Morell dit ici, c’est que, dans la CIA, quelqu’un a délibérément saboté la CIA.

Maintenant, les saboteurs ont continué à saboter directement le Président des États-Unis. Cela doit s’arrêter. Le Président des États-Unis est le Président des États-Unis. Et pour des raisons entièrement politiques, ce Président est saboté délibérément.

Cela doit cesser. Pour le bien du pays et de la présidence, sans oublier les agences de renseignement dont la crédibilité est en jeu– le sabotage du Président doit s’arrêter.

Immédiatement. Point barre.

Ceci est à l’attention du Procureur général Jeff Sessions.

Sans parler du Président de la Chambre des Représentants, Paul Ryan, et du sénateur Mitch McConnell et de tous les Comités pertinents du Congrès.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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