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Publié par Magali Marc le 20 mai 2017

Certains chroniqueurs québécois ne parviennent pas à résister à la vague de démence anti-Trump qui balaie les médias de masse américains et infecte les médias français.

Richard Martineau, dans sa dernière chronique au Journal de Montréal reconnaît que « Oui les médias traditionnels ont un biais anti-Trump. Oui, la gauche le diabolise. Et alors? … parfois, même les paranos ont raison de dire que des gens complotent contre eux. (…)», mais il n’en conclut pas moins que Trump :

« …ne cesse de se contredire, il tweete frénétiquement, il révèle des informations top-secrètes aux Russes, il congédie cavalièrement le directeur du FBI, son entourage a de la difficulté à le suivre, il affirme avoir changé d’idée à propos de la Corée du Nord après avoir parlé 10 minutes avec le premier ministre chinois, il a peut-être demandé au directeur du FBI de stopper une enquête sur un de ses conseillers, il blâme tout le monde pour ses erreurs, il est incapable de la moindre autocritique, il a un besoin maladif d’approbation, il ne respecte pas les institutions de son propre pays…Moi aussi, j’ai pensé qu’il fallait donner la chance au coureur. Mais sa chance, il l’a eue.

Face à une telle débâcle, la grille gauche-droite ne tient plus.» et Martineau conclut : « Ce ne sont pas ses politiques qui posent problème. C’est lui.»

Cette chronique de Richard Martineau montre l’opinion que se forment de Trump ceux qui lisent les journaux américains ou les dépêches traduites de l’AP et croient ce qu’ils lisent !

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit ce texte d’opinion de Wesley Pruden* du Washington Times paru jeudi le 18 mai.

En ce moment, c’est n’importe quoi. Les contraintes sont inexistantes, il n’y a aucune auto-discipline.

Il n’y a pas de cure ni de traitement pour le Syndrome du délire anti-Trump, une maladie aussi fulgurante que n’importe quel virus importé de la vallée de la rivière Ebola du continent sombre. Les règles et les tabous qui, autrefois, servaient de paravent aux excuses les plus miteuses ont été balayés.

Détruire Donald Trump est devenu le modus vivendi des salles de rédaction des médias supposément «traditionnels», et par tous les moyens.

Rarement aura t-on vu un tel nombre d’hystériques contribuant autant à la conversation nationale.

Un chroniqueur du New York Times, le «ground-zero» de l’épidémie de ce Syndrome du délire anti-Trump, a même suggéré qu’une mutinerie à la Maison Blanche serait le moyen le «plus adéquat» de débarrasser la nation du légitime 46e président dûment élu des États-Unis.

Pourquoi perdre un temps précieux avec une procédure de destitution? Mike Pence, Paul Ryan et Mitch McConnell pourraient organiser une embuscade.

Le chroniqueur les compare aux «intendants d’un empereur syphilitique».

Ross Douthat est considéré comme un «conservateur» au New York Times, et il pense qu’une mise en accusation prendrait trop de temps, serait trop désordonnée. Il recommande plutôt d’invoquer le Vingt-cinquième Amendement, ce qui permettrait au membres du Cabinet du Président de le déposer advenant qu’une majorité des Secrétaires (du Cabinet) déclarent au Congrès que le président n’est plus capable de s’acquitter de ses fonctions.

En fin de compte, il écrit dans le journal, autrefois connu sous le nom de «la vieille dame grise» et qui est devenu «la vieille dame folle», qu’il ne croit pas que « notre président comprenne suffisamment la nature de ses fonctions, la nature des contraintes légales auxquelles il est censé être lié de par sa position, peut-être même la nature des interactions humaines normales; qu’il est coupable d’entrave à la justice au sens Nixonien ou même Clintonien du terme ».

Il y a un demi-siècle, un certain magazine pensait qu’un examen psychiatrique à distance d’un candidat à la présidentielle était nécessaire et a demandé à 12 000 psychiatres (qui savait qu’il y avait autant de psy aux États-Unis ?) de déterminer si Barry Goldwater était fou. 1.189 psys ont apporté leur diagnostic: M. Goldwater, le candidat républicain à la présidence en 1964, n’était rien moins que cinglé. L’American Psychiatric Association, sensible à l’indignation publique qui a suivi, a déclaré à ses membres de ne plus jamais se livrer à un pareil exercice.

Mais puisque les psychiatres ne le faisaient pas, Ross Douthat, doté de diplômes en médecine et en psychiatrie (probablement des diplômes honorifiques) s’est mis au boulot. (Il devra se défaire de sa plaque une fois que le président Trump aura été envoyé dans un asile d’aliénés, mais qui sait? Dans le Upper East Side, il n’y a jamais assez de psychiatres.)

Le Doc Douthat a donc écrit que le président n’a plus personne parmi ses aides, amis et confidents qui conservent le moindre égard pour lui. « Ils n’ont plus aucun respect, en effet, ils ne ressentent que du mépris pour lui, et ils en sont venus à considérer leur mission comme l’équivalent de l’intendance d’un empereur syphilitique ».

Comme une mise en accusation prendrait trop de temps, le Doc Douthat voudrait « demander respectueusement à Mike Pence, Paul Ryan et Mitch McConnell de reconsidérer leur soutien à un homme qui n’aurait jamais dû obtenir la nomination de son parti, n’aurait jamais dû être élevé à ce poste, et n’aurait jamais dû être approuvé, soutenu et défendu par des personnes qui ont de tout temps compris son inaptitude ».

Il est difficile d’imaginer quelque chose de plus susceptible d’invoquer une réponse du type Deuxième Amendement (le droit de porter des armes) à cet usage du Vingt-cinquième Amendement qui constituerait un véritable coup d’État de la part des élites Républicaines et de la presse alors que beaucoup d’Américains croient qu’elle a tenté de « manipuler » les élections qui devaient servir à l’expression de la volonté de la nation.

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Nul besoin d’être un ami, un partisan ou un électeur de Trump pour voir où cela conduirait inévitablement.

Les États-Unis n’ont jamais été une république bananière ou un un État-poubelle du Tiers Monde où les élections se finissent par des émeutes dans les rues. Ce serait l’ultime humiliation nationale causée par ceux-là mêmes qui seraient prêts à causer une guerre civile pour déposer un président qu’ils jugent indigne.

Les deux reportages [mensongers tous les deux] qui ont dominé les nouvelles cette semaine ont été le travail de deux journaux, le Washington Post et le New York Times, qui sont devenus l’opposition pas-si-loyale, les pilotes du coup d’État avec des reportages publiés dans chaque édition.

  • Le Post a accusé le Président de révéler des secrets nationaux aux Russes, en se basant sur la parole d’une source anonyme qui concède qu’il n’était pas présent à la rencontre et dont le «témoignage» a été nié par ceux qui l’étaient.
  • Le New York Times a écrit qu’il a entendu un passage lu à partir d’un mémo écrit par James Comey, racontant comment le Président lui aurait demandé d’y aller mollo avec l’enquête concernant Mike Flynn, ce qui a été nié par la Maison-Blanche.

Tout cela à l’appui de contes à dormir debout concernant une soi-disante collusion de la campagne de Trump avec les Russes, alors que les Démocrates et les Républicains admettent que personne n’a encore trouvé la moindre preuve, [et que les directeurs des services de renseignements, l’un après l’autre, sont tous venus témoigner que leurs enquêtes n’ont pas trouvé la moindre preuve de collusion.]

Il n’y a pas de feu, seulement quelques émanations de quelque chose qui pourrait passer pour de la fumée, ou plus probablement, une échappée de gaz partisan.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : Traduit par Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

* Wesley Pruden est rédacteur en chef émérite du Washington Times.

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