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Publié par Rosaly le 17 juin 2017

Avant de développer le thème de l’article, l’auteur raconte une petite anecdote soviétique des années septante, parle de Vaclav Havel, l’ancien Président de la République tchèque et ce n’est pas par hasard, comme vous le comprendrez par la suite.

« Lors d’une réunion du Parti, le leader s’adressa aux adhérents :

« Vous serez tous pendus demain. Avez-vous des questions? »

Silence glacial dans la salle.

« Je vais répéter la question. Demain, vous serez tous pendus. Quelqu’un parmi vous souhaite-t-il s’exprimer ? »

Une voix timide se fait alors entendre :

« Devons-nous apporter notre propre corde et du savon ou seront-ils fournis ? »

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En 1975, Vaclav Havel, homme de lettres et de théâtre, avait 40 ans et il jouissait déjà d’une excellente renommée. Membre du comité de rédaction d’un célèbre magazine littéraire, son chemin était tout tracé, mais il choisit une autre voie.

Révolté par l’intervention soviétique, qui écrasa le Printemps de Prague en 1968, Vaclav Havel défia les Autorités et publia une lettre ouverte virulente à l‘attention du Président de la Tchécoslovaquie, alors occupée par les troupes soviétiques.

Accusé d’avoir agressé un fonctionnaire, il fut arrêté et emprisonné. Libéré quelque temps plus tard, il fut soupçonné de vouloir renverser le régime communiste, condamné à une longue peine de prison , relâché après quatre ans et cinq mois, incarcéré à nouveau en 1989.

Il passa des années en prison et se transforma en un leader incontournable pour son peuple, le futur président de la République tchèque. Comme Thomas Masaryk, le fondateur de la République tchèque, il incarnait les qualités d’un homme d’État: l’esprit, la force, le courage et la décence. Havel, dans les années 1980, ne se déplaçait pas sans sa brosse à dents parce que, racontait-il de sa voix rauque, il ne savait jamais s’il dormirait chez lui ou en prison.

Mais revenons au présent.

En Occident se dessine un tableau sombre, caractérisé par l’imminence d’ une obscurité et d’une tyrannie , disparues du monde civilisé depuis des siècles.

Nous vivons aujourd’hui dans le monde des adeptes de Quisling, le monde des collabos des colonisateurs barbares et des troupeaux soumis, effrayés, murmurant résignés : c’est le monde de l’Europe occidentale du XXI siècle.

(Quisling était un homme politique norvégien. Ministre de la Guerre (1931-1933), il fonda le Rassemblement national, pronazi. Après l’invasion allemande, il devint chef du gouvernement (1942). Il fut condamné à mort à la Libération et exécuté. Son nom est devenu synonyme de traître à la patrie, celui qui collabore avec les envahisseurs )

C’est le monde dans lequel une religion agressive, patriarcale et primitive s’est enracinée au cœur même du continent. Dans ce monde, les porteurs de préjugés d’intolérance et de barbarie, venus des extrémités de l’Asie et de l’Afrique, assassinent, violent, se moquent et dénigrent ceux qui leur ont ouvert leurs portes avec confiance, naïveté et insouciance. C’est le monde dans lequel les élites se sont transformées en disciples de Quisling, en guides de la colonisation en marche ; c’est le monde où les gouvernements des nations ont choisi, plus ou moins impatiemment, de jouer le rôle de Vichy.

Toutefois, malgré le danger qui se profile de plus en plus menaçant, nous assistons à un phénomène incroyable, difficilement explicable, tant il est incompréhensible : des masses de gens, pourtant condamnés à des souffrances inévitables, demeurent silencieux ou au mieux, passifs et si certains expriment silencieusement leur désaccord lors des élections, ils n’ont aucune chance de se faire entendre, puisque le Pouvoir s’acharne à éliminer les partis patriotes et continue avec zèle son travail d’abrutissement des électeurs, par une propagande honteuse, que n’aurait pas renié les nazis. Ainsi, les peuples occidentaux sont de plus en plus privés de leur individualisme, de leur autonomie. Certains osent se révolter contre le despotisme envahissant, mais ils sont étonnamment minoritaires dans une société encore relativement ouverte, du moins pour l’instant.

Je ne me réfère pas ici aux « idiots utiles », ces sectaires aveuglés par des clichés idéologiques et prêts à utiliser les cadavres de leurs compatriotes pour paver leur chemin vers les Pâturages de l’Enfer. Je ne parle pas de ceux qui reçoivent des subventions et des privilèges, ils ont choisi ce rôle cynique et sale.Je parle de ces milliers de professeurs ordinaires, d’enseignants, d’avocats, d’écrivains, d’acteurs, de réalisateurs, de journalistes. Je parle de ces prêtres, de ces rabbins, de ces pasteurs, de ces activistes des Droits de l’Homme, des féministes, des activistes de la communauté LGBT, de tous ces gens, qui seront les premières victimes de la théocratie à venir. Ils ne bénéficieront pas d’une mort douce.

Comment expliquer le silence des gens, dont les proches, amis, voisins, ont été pulvérisés, violés, humiliés, terrorisés ? Ont-ils déjà perdu tout sentiment de sécurité et de calme dans leurs maisons, leurs rues, leurs villes ?

Après chaque attentat terroriste islamique, nous assistons à des scènes sentimentales montrant des gens en larmes, des jouets, des bougies, des couronnes de fleurs sur les lieux des massacres, là où des manifestations de masse, des rassemblements de protestations, des piquets seraient plus appropriés. On exalte les adversaires de Marine Le Pen, de Geert Wilders , on encense la Marche des Femmes, mais nous ne voyons aucun opposant à la tyrannie politiquement correcte. Pourquoi les gens offrent-ils leur gorge aux assassins, tels des moutons obéissants ?

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Que signifie cela? Autocensure, conformisme, espoir d’éviter leur futur destin de victime ? Ils n’y échapperont pas.

Après l’attaque de Manchester, la pop star Katy Perry, le maire de Londres, Sadiq Khan et la sénatrice française, Nathalie Goulet exprimèrent l’opinion des élites occidentales en déclarant que les Européens devaient s’habituer à vivre avec les attaques terroristes. Et les élites habitueront les gens du peuple à vivre avec la menace terroriste. Finalement, ils s’habitueront à leur sort de « dhimmis », de semi-esclaves, de bétail humain, dont les vies seront saccagées, brisées, détruites à tout jamais par les disciples du culte sanguinaire, dont la soif de sang humain jamais ne se désaltère.

Craignent-ils de devenir des racistes, des fascistes, des islamophobes ? Craignent-ils de perdre leur emploi, de voir leur carrière entravée, de ne pas recevoir des invitations à participer à des conférences sur les Droits de l’Homme ou à des dialogues interconfessionnels ? Craignent-ils d’être accusés de diffamation et condamnés à payer une amende ?

Pendant des décennies, le monde a été témoin de la lutte désespérée des peuples d’Europe centrale et de l’Est pour défendre leurs droits et leur dignité contre la tyrannie soviétique. La Révolution hongroise de 1956, le Printemps de Prague, Solidarnosc en Pologne, la Révolution roumaine qui fit tomber le tyran Ceaucescu, le courage des Lithuaniens, qui échappèrent à l’étreinte de l’Ours soviétique en janvier 1991 au prix de dizaine de vies. Des foules de gens sortirent dans les rues : ils ne furent pas confrontés à des tribunaux ou à des commentaires sur Facebook, à des menaces anonymes sur Twitter, mais à des balles réelles, des tanks et aux troupes de la Sécurité d’Etat. Ils n’avaient ni avocats, ni droits. Ils savaient qu’ils risquaient d’être emprisonnés pendant de longues années, comme Vaclav Havel ou même perdre la vie, comme l’ami philosophe de Havel, Jan Patocka, qui mourut au cours d’un interrogatoire. Néanmoins, les Européens de l’Est devinrent plus forts en raison de leur expérience douloureuse, prêts à défendre la Démocratie et leur liberté. Ils gagnèrent l’immunité à l’encontre des utopies universalistes et élurent des leaders courageux et déterminés.

Il y eut un puissant mouvement de dissidents au cœur même de la citadelle de la tyrannie soviétique. De nombreuses personnes disparurent dans les prisons, les camps, les hôpitaux psychiatriques. Les dissidents partagèrent des cellules avec des criminels de droit commun, encouragés par le Pouvoir à les harceler, à les agresser sexuellement (carte blanche). La plupart des dissidents soviétiques étaient des scientifiques, des écrivains, dirigés par l’Académicien A. Sakharov. Ils étaient la couleur de la nation. Durant le coup d’Etat en août 1991, des chars écrasèrent trois personnes à Moscou, mais la restauration du régime soviétique échoua.

A notre époque, les Ukrainiens ont fait chuter leurs dirigeants corrompus (remplacés par d’autres encore plus corrompus, hélas) et à Moscou, les gens sortent et manifestent contre l’autocratie.

En Israël, après les vicieux accords d’Oslo et les attaques terroristes meurtrières de masse, des milliers de gens descendirent, à maintes reprises, dans les rues pour demander l’arrêt d’expériences politiques inhumaines sur le corps vivant de la Société. Les gens bloquèrent les rues et organisèrent des marches devant la résidence du premier ministre. Il y a 8 ans, les citoyens obligèrent le gouvernement, malgré l’opposition enragée des organisations gauchistes et des médias, à construire une barrière à la frontière avec l’Egypte, afin de protéger le pays des hordes de migrants africains.

N’est-il pas symbolique, que Pegida, qui n’a pas fait beaucoup d’émules en Occident, soit né dans l’ex République démocratique d’Allemagne ?

La démocratie ne se résume pas à voter une fois tous les 4-5 ans. Le vote est avant tout une activité civique et demande du courage. Ce n’est pas l’acte d’un enfant, qui pleure dans une classe de maternelle.

Le devoir premier d’un état démocratique consiste à protéger ses citoyens. Si un état et ses élites ne respectent pas le contrat social et pire encore, s’ils sacrifient leurs propres citoyens, culturellement et idéologiquement, au nom d’une idéologie douteuse, d’une conception utopique de la Société et d’ intérêts personnels , le peuple a alors le droit de demander la révision du contrat social. C’est leur droit légitime de ne pas autoriser des structures totalitaires (et les élites occidentales ont implanté un totalitarisme culturel sophistiqué) de les transformer en cobayes de l’ingénierie sociale.

En 1984, dans un essai intitulé “La Politique et la Conscience” Vaclav Havel écrivit :

« Je défends une politique anti-politicienne, à savoir, une politique considérée, non comme un moyen de pouvoir et de manipulation, non comme un système cybernétique de gestion d’ êtres humains, non comme une compétence pragmatique d’une personne, mais comme l’un des moyens d’ assurer aux citoyens une vie digne, de protéger cette vie et de la servir . Je prône une politique considérée comme une pratique d’éthiques morales, au service de la vérité, soucieuse du bien-être des citoyens, mesurable à l’aune des standards humains. »

 

 

Les élites occidentales ont créé un système de manipulation des êtres humains, oubliant qu’il s’agit de gens réels, ayant une vie personnelle, des sentiments.

Havel qualifia le régime communiste d’Absurdistan (Le Pays de l’Absurde). Aujourd’hui, l’Absurdistan c’est l’Occident et la plupart des pays occidentaux, où la liberté est détruite, sous prétexte de la protéger, où le droit des migrants d’assassiner et de violer est au-dessus du droit légitime des citoyens de mener une vie normale et digne dans la sécurité et où les institutions démocratiques sont utilisées pour instaurer la plus terrible des théocraties : l’islam.

Aujourd’hui, les gens ont encore l’opportunité d’empêcher le despotisme de prendre le pouvoir. Toutefois, la censure devient de plus en plus stricte, les amendes plus importantes, la colonisation se répand aussi rapidement que les métastases et l’éventail des possibilités de défense se réduit. Un spectre hante l’Europe : le spectre du califat.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

Source “ A spectre is haunting Europe: the spectre of the Caliphate.” By Alexander Maistrovoy , auteur d’ Agony of Hercules, or a Farewell to Democracy (Notes of a Stranger) (Traduit et adapté par Rosaly)

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