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Publié par Dreuz Info le 7 février 2007

Au lendemain du raz-de-marée démocrate, le 7 novembre dernier, j’avais écrit :

Si les stratèges démocrates sont ceux de John Kerry en 2004, le parti ira droit dans le mur en confrontant la Maison Blanche de front sur tous les sujets. En augmentant les impôts et en prônant un virage sec en Irak – réalisant par là ses promesses électorales –  il s’attirera les louanges de sa base et la foudre de tous les autres électeurs. Une Nancy Pelosi fouillant les dessous de la guerre en Irak et un Ted Kennedy appelant Cheney à la barre, c’est un peu ce que les médias nous ont annoncé. A la clé, une déroute démocrate pour 2008. […]

Temps de guerre, autres mœurs. Le plus lourd handicap des Démocrates est de paraître faibles et inconstants. Ils savent, du moins les plus lucides, que cette étiquette va les poursuivre et les condamner à l’opposition. Bien sûr, clameront-ils, ils viennent de gagner, mais la réalité est plus complexe. Ils ont gagné par l’absence de l’autre, et non en mobilisant de nouvelles troupes. Une part de la base conservatrice s’est abstenue de voter, vexée par les scandales qui ont ébranlé son parti. Si les Républicains la remobilisent, les Démocrates sont condamnés à perdre en 2008, et plus tard. D’autant plus que la base conservatrice est numériquement supérieure à celle des Démocrates, et mieux organisée.

Là est tout l’enjeu : il est possible que les ânes se muent en éléphants. Pas sur les valeurs morales, entendons-nous bien, ni sur l’économie. Dans ce dernier domaine, ils agiront peut-être "à la Clinton" : ils chaufferont les sièges du Congrès en ne proposant aucune motion susceptible de diminuer la croissance ou d’augmenter le chômage. Ils feront voter ça et là des lois pour flatter leur électorat, sans que ces lois n’aient de valeur réelle. Par contre, là où ils pourraient changer, c’est dans le domaine de la défense. […]

Je suis assez sceptique quant à cette perspective. Les Démocrates seraient très malins de combattre les Républicains sur le domaine de la sécurité – et la guerre globale contre l’islam radical avancerait. Mais ils sont dominés par leur aile dure depuis si longtemps qu’une séparation ne pourra pas se faire sans douleur, et que sous le pilonnage ininterrompu des conservateurs. Qui, chez les ânes, a les épaules pour proposer une telle idée ?  

 

Quelques semaines après l’entrée en fonction du nouveau Sénat, le bilan est déjà mauvais pour la nouvelle majorité démocrate. Plutôt que de jouer au centre, les Démocrates ont tenté de pousser le débat dans leur camp.

Pire : ils dérivent dangereusement vers la gauche radicale. "Ils", c’est d’abord leurs relais, les médias. Dernièrement, un correspondant du Washington Post a provoqué la fureur de l’Amérique en insultant les troupes américaines. De son côté, la chaîne CBS a déclenché la polémique en utilisant des vidéos faites par Al-Quaeda pour illustrer un reportage à Bagdad.   

Les manoeuvres politiciennes ne sont guère plus subtiles. Que ce soit leur soutien au rapport mort-né de Baker, ou leur campagne en faveur d’une proposition contre des renforts en Irak, mort-née elle aussi depuis peu, les Démocrates multiplient les coups d’épée dans l’eau, comme s’ils étaient toujours dans la minorité.Voilà Hillary qui promet la fin de la guerre si elle est élue ! Dangereuse irresponsabilité, qu’exploiteront ses adversaires.  

Cette pathétique pantalonnade a inspiré le leader néoconservateur William Kristol. Dans un article au magazine de gauche Time, il décrit "comment les Démocrates ont perdu leur sang-froid", détaillant leurs égarements sur l’Irak et les conséquences pour 2008.

En quelques heures, l’article est devenu le plus consulté de Time.com. Visiblement, les militants démocrates commencent à s’inquiéter du virage dangereux que prend leur parti. Quant à moi, j’avais raison d’être sceptique : le parti démocrate ne changera pas sur la défense. Il s’engagera rageusement dans sa voie antiguerre, ne fera pas marche arrière, et offrira la Maison Blanche à Rudy Giuliani.

Moi qui suis un grand admirateur de l’ex maire de New York, je dis : merci Hillary !

 

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