FLASH
[22/10/2017] Trump aux Européens : « ne nous soutenez pas contre l’Iran, continuez à faire des affaires avec eux, vous avez besoin de cet argent »  |  46% des Américains pensent que les médias fabriquent entièrement des histoires au sujet de Donald Trump. Combien en France le savent?  |  Interrogée au point de passage que la gauche veut supprimer, 1 arabe palestinienne a avoué vouloir commettre un attentat en Israël  |  [21/10/2017] Tchéquie : Libéraux populistes (Babis) 30,7%, Extrême droite SPD 11%, Conservateurs ODS 10,6%  |  Élections tchèques : le milliardaire populiste anti-migrants Babis largement devant  |  Trump va rendre publiques les archives sur la mort de Kennedy – la CIA veut les garder secrètes 20 ans de plus  |  Espagne : le gouvernement prévoit la destitution du président catalan Puigdemont dans les 6 mois  |  Espagne : Le gouvernement suspend l’autonomie de la Catalogne (application article 155)  |  L’Assemblée a voté la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages d’ici 2020 : ça va coûter très cher aux Français  |  Israël a tiré sur les positions de l’artillerie syrienne après 5 roquettes tirées sur le Golan  |  Elus du personnel : leur nombre devrait baisser nettement dans les grandes entreprises (enfin)  |  Egypte : 58 policiers tués lors d’un attentat de l’organisation Hasm à Giza au sud du Caire  |  #Allemagne : plusieurs personnes ont été blessées dans une attaque de couteau à Munich  |  Règlement de compte hier soir à Marseille. 2 individus armés (fusil à pompe) ont tué un homme à la Bricarde  |  Pendant la nuit, 2 roquettes tirées depuis la Syrie ont atteint le Golan – pas de blessé  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Dreuz Info le 16 novembre 2007
PAKISTAN : pas si simple…
  
Miguel Garroté, journaliste
http://monde-info.blogspot.com
  
Le Pakistan continue de faire la « une » dans les médias. « On » s’inquiète notamment pour les libertés politiques dans ce pays. La répression des libertés politiques, est pourtant infiniment plus grave, à Cuba avec les frères Castro ; au Vénézuéla avec le Caudillo Chavez ; en Corée du Nord avec le taré stalinien ; en Iran avec le nabot génocidaire ; en Syrie avec le moustachu alaouite ; en Russie avec l’ex colonel du KGB ; en Chine avec les octogénaires communistes ; et presque personne n’y trouve à redire.
  
Or, il se trouve que dans le cas du Pakistan, nous sommes confrontés, à une situation très particulière. En effet, le Pakistan, avec ses 180 millions de musulmans, détient l’arme nucléaire ; et ce même Pakistan, risque de basculer, dans l’islam extrémiste, style Taliban, Ahmadinejad ou Al-Qaïda. La question essentielle, pour nous, n’est donc pas d’aimer ou de ne pas aimer, le Président Musharraf et sa politique. A cet égard, les événements pakistanais, de ces deux derniers jours – et la façon dont les médias les relatent – n’ont rien de rassurant.
  
Le jeudi 15 novembre, le Président pakistanais Musharraf annonce qu’il va nommer, le jour même, un gouvernement intérimaire qui devra superviser les élections législatives prévues en janvier. Aussitôt, les supporters de Mme Bhutto (revenue d’exil et accusée, à juste titre, de corruption par la justice pakistanaise) dénoncent le maintien de l’état d’urgence. En outre, Mme Bhutto précise, qu’un boycott, des élections législatives de janvier, sera envisagé, lors d’une réunion de l’opposition la semaine prochaine.
  
Par ailleurs, le mandat présidentiel de Musharraf s’achève en ce même jeudi 15 novembre. Le mandat a été renouvelé le 6 octobre par le parlement. Musharraf attend la décision de la Cour suprême, qui doit valider, l’élection présidentielle, effectuée par le parlement. Puis, Musharraf quittera l’uniforme et servira en qualité de Président civil. La validation de l’élection présidentielle, par la Cour suprême, doit intervenir, d’ici la semaine prochaine.
  
Conformément à l’annonce faite le jeudi 15 novembre par le Président Musharraf, c’est le président du sénat, M. Soomro, qui devient Premier ministre par intérim, ce vendredi 16 novembre. En raison de la grande instabilité du pays, il est possible que l’état d’urgence, soit maintenu, jusqu’aux élections législatives de janvier. Si ces prochains jours, Mme Bhutto appelle à un boycott des élections législatives de janvier, le Pakistan risque de s’enfoncer davantage dans le chaos.
  
A noter que ce vendredi 16 novembre, les autorités pakistanaises ont levé l’assignation à résidence Mme Bhutto. Le gouvernement de transition du nouveau Premier ministre, M. Soomro, devra donc superviser les élections législatives de janvier. Bien. Cela dit, le Président Musharraf est soumis à la pression des occidentaux, qui souhaitent la levée de l’état d’urgence. Mme Bhutto a, déjà, rejeté la légitimité du gouvernement de transition, constitué le vendredi 16 novembre. En clair, le clan Bhutto fait désormais opposition systématique à tout et quelles que soient les conséquences. C’est son choix.
  
Ce vendredi 16 novembre, le Secrétaire d’Etat Adjoint américain, John D. Negroponte, est en route pour le Pakistan, en vue de remettre sur les rails, le processus politique. C’est un fait qu’aux USA, divers membres de l’administration Bush, doutent, que Musharraf parvienne à se maintenir au pouvoir. A Washington, des officiels soulèvent la question du leadership pakistanais et des contacts ont été établis avec des militaires de haut rang, autres que Musharraf.
  
Si Musharraf passe à la trappe, il serait bon, néanmoins, de limiter les dégâts. Unesalut-nazi-3.jpg coalition réunissant, d’une part, les adeptes de Mme Bhutto et, d’autre part, les chefs islamistes, une telle coalition risquerait, à terme, de capoter, au bénéfice des islamistes. Les bombes atomiques pakistanaises seraient alors à disposition d’un régime islamique. Ce serait une première dans l’histoire ; et un total bouleversement de l’équilibre des forces. Avec, déjà, le dossier nucléaire iranien sur le dos, nous n’avons pas vraiment besoin, ces prochains mois, d’un tel bouleversement.

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz