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Publié par Dreuz Info le 30 décembre 2007

DSC00341.jpgPar Larry Kudlow.  Si les choses vont si mal, pourquoi , en réalité, vont-elles si bien ?  En dépit de la morosité qui émane de Wall Street, des politiciens démocrates et des grands médias, une chose extraordinaire est en train de se produire dont les fruits sont visibles. Le produit intérieur brut américain, indicateur fiable par excellence, affiche une hausse de 3,9% en rythme annuel pour le troisième trimestre de cette année. Après une hausse de 3,8% pour le second trimestre, l’économie américaine connaît ainsi sa plus forte croissance trimestrielle depuis quatre ans. La croissance semble, en fait, s’accélérer après une légère baisse de rythme au cours des dix-huit derniers mois.

En supplément, le taux d’inflation est en train de ralentir. Pour ce qui concerne l’indice des prix à la consommation, le chiffre est de 2,1% pour l’année qui vient de s’écouler : il était de 3% voici un an et demi. Le taux global d’inflation se situe à 1,9% et est inférieur à l’objectif de 2% que s’était fixé le Fed.

L’emploi lui aussi se porte bien. Selon Automatic Data Processing, les chiffres du mois d’octobre sont les meilleurs depuis quatre mois et indiquent : 125 000 nouveaux postes de travail créés dans le secteur privé.
 
En parallèle, les exportations américaines de biens et de services connaissent une telle explosion que les effets de la récession qui touche le secteur immobilier s’en trouvent annulés. Et si divers économistes persistent à prédire une chute de la consommation en raison de la baisse des prix des maisons et appartements et de la raréfaction du crédit, les revenus des particuliers montrent une hausse de 4,1% par rapport à l’an dernier, impôts et taxes déduits, soit un gain de 344 milliards de dollars : ce dans un contexte où les prix d’ensemble de l’énergie n’ont pas bougé. Un fait est trop souvent laissé de côté : l’utilisation d’énergie par unité de PIB a chuté de plus de 50% au cours des récentes décennies. Oui : si les choses vont si mal, pourquoi , en réalité, vont-elles si bien ?

Les indices boursiers ont fortement remonté depuis que le Fed a baissé son taux d’intérêt directeur à 4,5% la semaine dernière. Cette baisse était une façon de contracter une police d’assurances, pour le cas où la raréfaction des crédits et la crise de l’immobilier toucheraient plus gravement l’économie.

En écoutant parler les candidats démocrates à la présidence, on pourrait croire néanmoins que nous sommes à nouveau en 1929. La litanie des discours destinés à faire peur inclut les pratiques commerciales déloyales de la Chine, la globalisation, l’immigration, l’inégalité des revenus, la stagnation des salaires, la disparition de la classe moyenne, la baisse du dollar et la hausse du prix du pétrole.

Oui il y a une baisse des prix de l’immobilier sur Main Street et une déflation dans le secteur du crédit à Wall Street. L’une et l’autre se poursuivront. Mais qu’en est-il pour le reste de l’histoire ? Si vous écoutez les politiciens de gauche et les oiseaux de mauvaise augure qui planent sur la bourse, vous pourriez presque en venir à être séduit et à croire que le marché boursier va entrer dans une phase difficile. Mais la séduction a tôt fait de se révéler trompeuse.

Le vrai message que nous envoie l’économie est que nous allons connaître au pire un atterrissage en douceur, mais, en tout cas, pas une récession.

Il est intéressant de voir que les baisses d’impôts décidées par Bush en 2003 continuent d’encourager l’investissement et l’esprit d’entreprise, font croître le revenu national et les rentrées fiscales, et permettent une diminution forte du déficit budgétaire, qui se chiffre désormais à 160 milliards de dollars, soit 1% du PIB. Si on soustrait les intérêts de la dette, on arrive à un excédent de 70 milliards.

Toutes ces raisons seraient suffisantes pour estimer que toute hausse d’impôts aux fins de combler le déficit budgétaire serait insensée.

La proposition de Charlie Rangel de réduire l’impôt sur le revenu des entreprises est la première proposition fiscale favorable à la croissance à émaner d’un démocrate depuis de nombreuses années, et on peut espérer qu’il en résultera un débat d’ensemble sur les réformes de la fiscalité à mener à bien. Mais si on examine le reste du projet de monsieur Rangel, on peut dire qu’il existe des façons d’éliminer l’Alternative Minimum Tax qui n’impliquent pas de hausses d’impôts sur les investisseurs et ceux dont les revenus sont les plus élevés.
La Commission consacrée à la réforme fiscale mise en place par l’administration Bush et présidée par les anciens sénateurs Connie Mack et John Breaux a proposé un plan qui ne laisse subsister que trois taux d’imposition : 15, 25 et 30 %, une suppression de l’Alternative Minimum Tax, et une baisse des impôts des entreprises à un taux plafonné à 30%. Les dividendes et les revenus d’investissements resteraient taxés à hauteur de 15%.
Existe aussi le plan de Paul Ryan, représentant du Wisconsin, qui nous ferait passe à un système fiscal à deux taux, 10 et 25%, et qui éliminerait lui aussi l’AMT.

En d’autres termes, il existe diverses façons d’abaisser les taux d’imposition tout en élargissant l’assiette fiscale, qui sont toutes susceptibles de permettre à la croissance actuelle de se poursuivre.

Les médias n’accordent présentement guère de crédit au Président Bush pour ses politiques fiscales. Et je ne peux que me demander comment un taux de chômage très bas, une croissance forte, une inflation presque nulle et une bourse en forte hausse ne débouchent pas sur un minimum d’éloge. C’est là une histoire extraordinaire que personne ne raconte jamais.

Source : http://le-blog-neoconservateur.over-blog.com/article-14875749.html

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