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Publié par Dreuz Info le 7 février 2008
  
Judaïsme, christianisme et droit à la vie :
une réponse anthropologique à l’avortement.
  
Miguel Garroté, Journaliste
http://www.monde-info.blogspot.com
  
  
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Avec l’avortement,
surgit, souvent, la question suivante : sphère privée, liberté individuelle ou droit à la vie ? A cet égard, voici deux commentaires, très intéressants, que je reproduis, au début du présent article. Le premier commentaire, de Annika (Floride, USA), daté du 5 février, dit ceci : « L’avortement aux USA est un sujet controversé, non seulement pour des raisons clairement éthiques, mais aussi pour des raisons d’interprétation de la constitution. Sous l’interprétation right to privacy (droit à la sphère privée) et à l’opposé de la France, une femme aux USA peut obtenir un avortement alors qu’elle est presque à terme ».
  
Et Annika poursuit : « Ce fait est bouleversant surtout depuis les progrès en médecine prénatale. D’un côté, on s’acharne dans les hôpitaux pour assurer la survie de bébés qui pèsent quelques centaines de grammes, car toute vie est précieuse. D’un autre côté, on avorte librement des foetus de 6 mois ou parfois plus. Zut alors, faudrait savoir ! Cette question est très pesante dans mon esprit : à quel moment le right to privacy (droit à la sphère privée) est-il plus important que le right to life (droit à la vie) ? Car après tout, on ne cherche pas non plus un retour aux ‘cintres’ de l’époque de ma mère. Quelle est ton opinion Miguel ? ».
  
Le deuxième commentaire, est de Adamastor, daté du 6 février, et dit ceci : « Les recherches montrent de plus en plus que l’humain est déjà présent au stade le plus élémentaire de sa formation physique et que c’est une continuité dans le développement d’un patrimoine unique et irréductiblement différent à partir de la rencontre des cellules familiales. Ces faits scientifiques peu relayés, quand certains vont les découvrir, ça va leur faire tout drôle. De même que le spécialiste mondial de la douleur intra-utérine indiquait récemment que la douleur était ressentie et exprimée très tôt dans son développement par le fœtus ».
  
Ce n’est pas tout, de publier des commentaires. Encore faut-il y répondre, puisque tel est le désir, de notre amie Annika, en Floride. Je rappelle que ces deux commentaires, font suite, à mon article, intitulé « Où en est la culture judéo-chrétienne ? ». Annika me demande « Quelle est ton opinion Miguel ? ». Aha. « Mon opinion ». Purée…
  
Adamastor, donne, un début de réponse, avec des arguments scientifiques, ce que je trouve excellent. La science actuelle, en effet, démontre, que le « fœtus », est, en réalité, une personne humaine vivante. Quant à « mon opinion », je vais, une fois de plus, recourir à l’anthropologie judéo-chrétienne (1). En clair, je choisis librement de donner une opinion, une réponse, anthropologique.
  
Outre la science actuelle, la foi juive et la foi chrétienne, elles aussi, nous éclairent, sur le fait que le « fœtus », est, en réalité, une personne humaine vivante. Je ne reprends pas, ici, les arguments, tantôt « strictement scientifiques », tantôt « strictement religieux », puisque je choisis, une approche, anthropologique. L’anthropologie judéo-chrétienne est plus large que l’argument « strictement religieux ». Rappelons que l’anthropologie judéo-chrétienne, c’est, « l’étude, théologique et philosophique, de la personne humaine, sous le regard de Dieu ».
  
Or, dans cette anthropologie, la personne humaine, est invitée, à vivre, dans l’unité, de son corps, de son âme et de son esprit. Mes coreligionnaires catholiques, diront, sans doute, que cette anthropologie-là, est issue, de Saint Paul, Saint Irénée, Saint Augustin et Saint Thomas d’Aquin. Je veux bien. En effet, ces quatre Saints ont, sous une forme ou sous une autre, étudié, la personne humaine, dans l’unité, de son corps, de son âme et de son esprit. Cela dit, je pense qu’aucun de ces quatre Saints, n’aurait écrit ce qu’il a écrit, sans les Livres des Prophètes ; et sans les Psaumes de David. C’est la raison pour laquelle, je choisis, le terme « anthropologie judéo-chrétienne ».
  
Le prophète Jérémie, dans une jérémiade, qu’il adresse à Adonaï, fait allusion, avec désillusion, à sa vie, dans le sein maternel, c’est à dire, à sa vie, de la conception à la naissance. Jérémie, se lamente, avec une transparence poignante. Puis, il se reprend, en ce sens, qu’il continue, d’accomplir, la volonté de Dieu : transmettre le message du Tout Puissant infiniment miséricordieux. David, dans les Psaumes, parle, de lui-même, comme d’un avorton minable. Puis, il rend grâce à Dieu, pour tous ses bienfaits. Lors de la Visitation, Jean Baptiste, dans le sein d’Elisabeth, donne des « coups de pieds de joie », lorsqu’il devine, la présence de Jésus, dans le sein de Marie. C’est bien un « fœtus » qui salue un autre « fœtus ». En réalité, toute lecture anthropologique de l’Ecriture Sainte, nous fait ressentir, à quel point, nous sommes créés par Dieu. A quel point nous sommes créés corps, âme et esprit.
  
Mais puisque nous sommes corps, âme et esprit ; puisque nous sommes invités à vivre, dans l’unité, de notre corps, de notre âme et de notre esprit ; puisque nous sommes créés par Dieu ; puisque c’est Lui, pas nous, Lui, qui dès notre conception, nous crée avec une âme, et non pas, seulement, avec un corps et un esprit ; alors, comment prétendre, tuer cette vie, dans le sein maternel, dans le corps d’une femme ?
  
Certes, d’aucuns invoqueront le right to privacy (droit àundefined la sphère privée) ou la liberté individuelle, y compris la liberté de disposer de son corps ; et d’autres invoqueront le right to life (droit à la vie). Si vraiment, le choix, du droit ou du non droit à la vie, découle, du droit à la sphère privée ou du droit à la liberté individuelle, alors j’imagine, que cette sphère privée ou cette liberté individuelle, n’abolit pas la conscience. Car sphère privée et liberté individuelle ne signifient pas inconscience. Or, notre conscience, n’est-elle pas vécue dans l’unité, de notre corps, de notre âme et de notre esprit ? Ce qui rendrait douteux, le choix, « en conscience », du non droit à la vie, le choix de mettre fin à la vie, dans le sein maternel, dans le corps d’une femme. Dans le corps d’une femme relié à l’âme et l’esprit de cette même femme. Je ne condamnerai jamais une femme, parce qu’elle a avorté, parce qu’elle a mis fin à une vie. Mais je ne vais pas non plus lui dire, que selon moi, elle a bien fait. Et c’est cela, chère Annika, « mon opinion ».
  
  
(1)      Gélim Téroga, « Dieu est-il dépressif ? », Editions St-Joseph, février 2007, disponible sur commande, auprès de miguel.garrote@yahoo.fr ou auprès de Sœur Séraphim, Maison Saint Joseph, beatitudes@bluewin.ch
  
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