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Publié par Dreuz Info le 13 juin 2008

par Colleen Carroll Campbell

Le week-end dernier, les débuts au box-office de « Sex and the City » – un sequel de la série télévisée du même nom – ont renforcé la réputation de ce spectacle comme phénomène culturel. Après une période de six ans la renaissance de la série continue d’attirer les fans increvables. Ils modèlent tout sur le spectacle, du choix de leurs chaussures à leur commandes de cocktail sur le spectacle et se demandent, confrontés à des dilemmes romantiques » Que ferait Carrie? « 

 

Les critiques notent régulièrement que « Sex and the City » c’est un peu plus que de la pornographie soft pour femmes, avec ses scènes de nu omniprésentes, ses discussions d’expérimentations sexuelles agrémentées de jurons et son exaltation de la promiscuité. Si une enquête récente de engage.com a de la pertinence, leurs préoccupations au sujet de la tendance de l’émission à diffuser sa vulgarité sont fondées: 43% des célibataires qui ont répondu ont déclaré que le spectacle rendait plus acceptable par les femmmes l’infidélité dans les relations amoureuses. 55% des femmes célibataires ont dit que cela les a influencées à gérer une rencontre « plus comme les hommes », et 50 % des personnes célibataires ont dit que les femmes qui suivaient le spectacle sont plus susceptibles d’avoir des relations sexuelles lors d’un premier rendez-vous.

 

L’insistance du spectacle à satisfaire l’appétit charnel s’étend bien au-delà du sexe. Ses personnages vivent pour consommer – convoitant les hommes, les bébés, les cocktails et les talons-aiguilles avec une égale intensité. Vu que le personnage principal de la série a un jour identifié un type de chaussures comme son âme-sœur, il n’est pas surprenant que les producteurs aient réservé la musique la plus lyrique du film pour la séquence où Carrie aperçoit son nouveau bureau plain-pied. Le poignant de la scène ne trouve son égal que plus loin, lorsque Carrie donne à son assistante un porte-monnaie de créateur pour Noël. « Vous m’avez ramenée à la vie, » dit Carrie à l’assistante. «Et vous», l’assistante répond, solennellement et sans une once d’ironie, « m’avez donné Louis Vuitton. »

 

Les fans de « Sex and the City » disent souvent qu’ils aiment le show moins pour son hédonisme et son matérialisme que pour les histoires de problèmes relationnels en son centre. Ses partisans désignent la fin du film comme la preuve que « Sex and the City » n’est pas si subversif: Trois des quatre personnages principaux finissent mariés, aux anges, alors même que Carrie, la narratrice assure au public que la morale du film est » créons nos propres règles « ,ignorons » les étiquettes « comme » mariés et épouses  » et arrêtons de bloquer sur des fins façon » conte de fées « .

 

Malgré toutes leurs prétentions, les producteurs du film n’ont semble-t-il apparemment pas pu trouver mieux que la réponse surannée aux aspirations romantiques d’une femme: l’idéal même du mariage traditionnel si souvent dénigré par la série. Même les clichés fashion matérialistes de la promiscuité dans « Sex and the City » cédent en fin de compte à la volonté d’orienter leurs énergies érotiques vers quelque chose de plus durable qu’un plan d’une nuit et du shopping festif. Comme la plupart des femmes, Elles veulent le genre d’amour qui dure toute une vie, qui peut survivre aux rides et vergetures et aux ratés encore moins cool du vieil âge.

 

Bien sûr, ces sortes de happy end apparaissent peut-être plus difficiles à avaler pour les téléspectateurs. Des décennies à sauter de lit en lit et à courir après l’or font glamour à la télé, mais dans la vraie vie, une femme qui dort avec des hommes à la pelle a plus de chance de se retrouver avec une maladie vénérienne et des troubles affectifs qu’avec un mari fou d’amour et un mariage de storybook. Et dans la vraie vie, une femme qui reporte sa maternité jusque dans sa quarantaine bien installée s’expose à la très réelle possibilité de ne jamais concevoir.

 

La popularité de « Sex and the City » suggère que bien des femmes acceptent le principe du spectacle qui voudrait qu’une femme puisse passer des décennies à traiter les gens comme des choses et les choses comme des personnes sans compromettre ses perspectives d’avenir pour le mariage et la maternité. Qu’une émission de télévision puisse vendre ce bobard à tant de femmes indique que « Sex and the City » est plus subversif que ses fans ou ses critiques les plus acharnés ne l’imaginent.

 

http://www.stltoday.com/stltoday/news/columnists.nsf/colleencarrollcampbell/story/1715443EA00781148625745F005DA4B0?OpenDocument

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