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Publié par Dreuz Info le 16 juin 2008


Encore
ébranlé par la catastrophe Indiana Jones, je me suis résolu à revoir les anciens films de Spielberg, convaincu que la dérive, comme l’écrivait un lecteur sur le blog drzz, pointait son nez depuis longtemps.

 Depuis Münich, plus précisément. C’est un film « inspiré de faits réels » nous dit-on. Ah bon… ? Le monde du renseignement est secret, on vous l’accorde, mais rien n’aurait empêché Spielberg de contacter le Mossad et lui poser des questions. Là…

 Si l’on excepte ses relents anti-israéliens (le scénariste est un anti-sioniste virulent), ce long-métrage est totalement hors-sujet dans sa description du monde du renseignement. Basé principalement sur le livre de George Jonas, qualifié en son temps de « conte pour enfant » par les Israéliens, Münich est l’illustration parfaite du film bourré de fantasmes. Les faits réels décrits dans le film jouent comme alibi pour une histoire, celle « d’Avner », personnage qui, s’il a un jour existé, n’a jamais travaillé pour le Mossad.

Les méthodes sont fausses. Les personnages ridicules. A la projection en Israël, l’actuel directeur de l’Institut Meir Dagan se serait exclamé que Münich n’était « absolument pas fidèle à l’histoire ». De son côté, le légendaire Rafael Eitan, ayant personnellement pris part à l’opération « Colère de Dieu », sujet du film, décréta que rien ne correspondait à sa propre expérience. Et pour cause.

D’abord, les équipes étaient envoyées, nous dit le scénario, dans l’illégalité la plus complète, totalement coupées de leur base. C’est déjà un contresens absolu. Le monde du renseignement exige des recoupements de sources, et non pas l’atterrissage en métropole avec, à la clé, la rencontre d’un mystérieux Bourvil omniscient. Cela relève du rêve. Et Jonas rêve, Spielberg avec lui.  

 Ensuite, l’équipe composée de quatre spécialistes et un chef d’équipe paraît sortir d’une mauvaise série B. Il n’y a aucune femme, alors que la tueuse est l’élément clé d’un groupe de kidonim (qui travaillent à quatre, généralement) : la femme permet de s’approcher plus facilement d’une cible. Et que dire de Hans, le « spécialiste ès faux papiers », qui badigeonne tranquillement sa nouvelle œuvre en regardant la télévision ? Ce serait si beau, un monde où l’ont fabrique des passeports comme on découpe une annonce dans le canard local ! Dans le stress généré par une mission, jamais un spécialiste n’était en mesure de rendre un passeport falsifié de bonne facture. Et la moindre erreur pouvait entraîner l’arrestation du groupe. Spielberg prend ses spectateurs pour des ahuris.

 De même, Mathieu Kassovitz joue l’artificier de bazar alors que dans la réalité les bombes, fabriquées en Israël, partaient pour l’Europe cachées dans la valise diplomatique selon Eitan. Jamais elles n’étaient acquises sur place, ou fabriquées avec du bric et du broc. Cela peut sembler logique, nous parlons ici de professionnels...

Pour enfoncer le clou, Spielberg ajoute aux délires du livre de Jonas une bonne lampée de ridicule. Dans Münich, les kidonim tremblent comme des grand-mères en mouchant Wael Zwaiter, se trompent dans le marquage des charges en préparant la bombe à Chypre, manquent de se faire fusiller à Athènes… On croirait assister aux aventures des pieds nicklés de l’espionnage. Du grand n’importe quoi.

L’écrivain George Jonas, à l’époque de la parution de son roman, avait tenté de le justifier en pointant les déboires de Lillehammer, en 1973, lorsqu’une équipe de tueurs israéliens abattit par erreur un serveur marocain en le confondant avec Ali Hassan Salameh, commanditaire des attentats de Münich. Or il a été prouvé par la suite que l’équipe envoyée sur place était composée de katsas, des agents, et non de tueurs professionels. Leur fiasco retentissant n’élude en rien le travail minutieux effectué par les autres escadrons de par l’Europe, lesquels étrillèrent Septembre Noir. Notez bien, Spielberg s’en moque.

 Avec un budget de 75 millions $, il aurait pu rendre un hommage émouvant aux combattants de l’ombre qui défendent Israël, mais il a préféré proposer « Martine au Mossad », rayon bibliothèque rose. A déconseiller à tous les adultes.      

 

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