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Publié par Dreuz Info le 28 juin 2008


Par Guy Millière

Il est des hommes politiques qui passent, éphémères, sans consistance, et qui ne laissent derrière eux que la trace de leur propre vacuité. Il en est d’autres qui font ce qui doit l’être dans des temps difficiles et qui tracent leur sillon en pensant non pas à l’instant présent, mais au moyen et au long terme. À mes yeux, George Walker Bush appartient à cette seconde catégorie.

Aujourd’hui, il est au plus bas dans les sondages en Amérique. Il le sait. Il sait qu’il a commis des erreurs. Il sait aussi, parce qu’il est imprégné de foi chrétienne, que l’être humain est faillible et que celui qui ne commet pas d’erreurs n’existe pas. Il sait surtout ce que c’est que l’histoire. Il rappelle à ceux qui s’entretiennent avec lui ce que fut le destin d’Harry Truman, méprisé de son vivant, mais certain d’avoir fait ce qu’il devait. Et il rappelle qu’il a fallu plus de vingt années pour que la stature et la lucidité de Truman soient reconnues.

L’événement majeur des années Bush a été les attentats du onze septembre 2001. La décision majeure de la présidence de Bush a été de discerner en ces attentats la cristallisation d’une guerre qui avait été déclarée bien plus tôt aux sociétés ouvertes par le terrorisme islamiste, et d’en tirer les conclusions qui s’imposaient : ce qui a été appelé la « doctrine Bush ».

Du temps a passé, une intervention militaire a eu lieu en Afghanistan, puis une autre en Irak. Une perspective a été dessinée qui, parfois, a pu sembler se briser. On peut voir néanmoins que la perspective reste là. Et que celle-ci ne manque pas de grandeur…

La « doctrine Bush » a consisté à dire que l’opposition entre démocratie et totalitarisme restait l’opposition majeure de notre temps, et, de fait, l’opposition entre démocratie et totalitarisme est au cœur de ce début de XXIe siècle. La « doctrine Bush » a consisté à dire aussi que la démocratie ne pouvait passer de contrat avec le totalitarisme en s’attendant à ce que le contrat soit respecté. Cela a consisté aussi à pointer tout à la fois le danger majeur constitué par l’islam radical et par les États voyous, et la nécessité, pour faire reculer ce danger, de porter le fer dans la plaie.

L’idée qu’on peut passer contrat avec les totalitaires ne cesse de revenir dans les discours des bien-pensants, mais il est des hommes, toujours plus nombreux, pour la contredire et la réfuter, heureusement. Le danger majeur est identifié de plus en plus clairement. Et le fer a été porté dans la plaie.

On clamera, certes, que l’Afghanistan reste strié de violence, mais, dimension cruciale et trop oubliée, Ben Laden n’y dispose plus de bases arrières, et les talibans n’y règnent plus en maîtres. Des espaces de liberté se sont dessinés sur lesquels n’ironiseront que ceux pour qui la défense des droits de l’être humain se limite au périmètre correspondant aux VIe, VIIe et VIIIe arrondissements de Paris. En Irak, c’est l’armée de l’Irak libre qui, pour l’essentiel, combat aujourd’hui les derniers résidus d’al Qaida et les ultimes milices shiites soutenues par l’Iran.

On clamera que l’Iran lui-même est plus fanatique et plus fort que jamais : ce sera oublier les fissures profondes qui parcourent le pays. On parlera du Liban passé sous la coupe du Hezbollah, et on oubliera que les dictatures déstabilisées, telles celle d’Ahmadinejad, choisissent la fuite en avant quand le temps leur semble compté. On oubliera aussi que la déstabilisation de l’Iran a créé, chez les dirigeants syriens, une incertitude qui les conduit à une fébrilité diplomatique.

Bush a dit, dès 2002, que la guerre qui s’est cristallisée le 11 septembre 2001 durerait au moins une génération. Seuls les pratiquants de la myopie et de l’aveuglement pourront ignorer que la guerre en est, sans doute, à son simple commencement. Lors de son récent voyage au Proche-Orient, Bush a souligné ce qui devait l’être. Il a parlé de civilisation à Jérusalem, en des propos clairs et lumineux, et de liberté à Sharm El Sheik, en terre arabe. Lors de son voyage en Europe, ces derniers jours, il a rappelé aux dirigeants européens ce que sont les valeurs communes à l’Europe, à l’Amérique et à tous ceux qui refusent la barbarie. Et il a demandé que soit préservée, comme un bien précieux, la vigilance opiniâtre face aux barbares.

Ces divers discours feront partie de son testament politique. Ils serviront de référence lorsque le moment sera venu. Et le moment viendra…

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