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Publié par Dreuz Info le 10 novembre 2008

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Par Miguel Garroté     Les élections américaines et la crise financière avaient relégué l’Iran à l’arrière plan ces dernières semaines.  Maintenant qu’Obama est élu,  en attendant d’entrer en fonction le 20 janvier 2009 ;  maintenant que les médias ont bien pressé le citron présumé financier pour proposer encore plus de réglementations étatiques ;  maintenant qu’il faut revenir à ce qui nous menace au plan géostratégique,  et non pas aux plans strictement politicien et financier, l’Iran est à nouveau à l’ordre du jour :  1- le Middle East Media Research Institute signale que l’Iran pourrait accélérer son programme nucléaire, et dévoiler ou tester l’un de ces éléments, afin de créer la confusion ;  2- des pays sunnites expriment leur inquiétude sur l’influence grandissante de l’Iran chiite dans la région du Proche et du Moyen Orient ;  3- Obama déclare,  allez savoir pourquoi :  ‘Je ne suis pas encore le président et je ne le serai pas avant le 20 janvier. Il faut que le monde le sache’ ;  4- A propos des Israéliens, le dictateur syrien Bachar al-Assad radote en parlant de leur soi-disant « extrémisme racial et religieux » et en alléguant que « la paix n’est (…) qu’un choix tactique ».  Ci-dessous, l’on trouvera plus de détails sur ces quatre événements, ainsi qu’une ébauche de conclusion.

Dans son analyse N° 471 datée du vendredi 7 novembre 2008 sous le titre « L’impact de la chute des prix du pétrole sur l’économie de l’Iran »,  l’excellent Middle East Media Research Institute (MEMRI) écrit notamment (début des extraits de l’analyse de MEMRI) :  « Lors d’une réunion d’urgence (…) l’Organisation des pays exportateurs de pétrole a décidé de diminuer la production de brut de 1.5 million de barils par jour. (…) Cette réduction de la production est un compromis entre certains pays de l’OPEP, principalement l’Iran et le Venezuela, qui demandaient une diminution de 2.5 millions de barils par jour. (…) La baisse brutale des prix du pétrole fournit aux Saoudiens l’occasion de nuire à l’Iran et de contrarier ses ambitions d’hégémonie régionale – en conservant un niveau de production élevé et des prix bas. Une nouvelle source de conflit entre l’Iran chiite et nombre de pays sunnites au Moyen-Orient (…) est dernièrement apparue. Ces pays sont préoccupés par les tentatives iraniennes de prosélytisme chiite à grande échelle chez les sunnites. (…) Les pays dont l’économie repose sur (…) le pétrole, mettent généralement en place un fonds de stabilisation afin de conserver des profits occasionnels (…) pour pouvoir les utiliser en cas de choc économique, comme un brusque déclin du prix de la ressource. L’Iran a établi un tel fonds ».




« Le président Ahmadinejad a puisé trop souvent dans cette caisse (…) un membre du Majlis (parlement) a récemment révélé que le pays disposait d’une réserve de 7 milliards de dollars, ce qui ne pourrait couvrir plus que le coût des importations d’essence sur un an. La chute brutale des prix du pétrole limitera la capacité d’Ahmadinejad de tenir sa promesse électorale d’aider financièrement les ménages iraniens. Les revenus pétroliers constituent 80% des échanges de l’Iran. Si les prix du pétrole continuent à plonger dans le contexte de la crise économique mondiale – une crise qui n’en est peut-être qu’à ses débuts –, l’Iran, à la différence des pays arabes producteurs de pétrole disposant de solides fonds souverains pour atténuer les effets de la crise sur leurs économies nationales, pourrait avoir à affronter des événements déstabilisants menaçant la survie du régime. (…) l’Iran pourrait susciter une escalade du conflit en Irak, ce qui priverait le marché de l’approvisionnement des 1.5 ou 2 millions de barils par jour de l’indispensable brut léger de Bassora. Le religieux chiite Moqtada Al-Sadr, avec son Armée du Madhi financée par l’Iran, est un fauteur de trouble potentiel capable de mener une telle mission pour le compte de l’Iran ».

« Celui-ci pourrait utiliser ses nombreux agents au Sud de l’Irak pour saboter les pipelines qui acheminent le pétrole irakien vers le port d’Oum-Qasr. Dans une tentative désespérée, l’Iran pourrait causer un incident avec l’un des navires américains patrouillant près des plates-formes pétrolières irakiennes. Deuxièmement, les Gardiens de la Révolution pourraient saboter un pétrolier dans le détroit d’Hormuz au prétexte fragile que le navire aurait violé les eaux territoriales iraniennes. Un tel acte accroîtrait sensiblement les tensions et augmenterait considérablement les primes d’assurance ou découragerait les pétroliers de transporter le pétrole du Golfe. Troisièmement, l’Iran pourrait être l’instigateur d’un conflit entre Israël et le Hezbollah, qui ferait plonger le Moyen-Orient dans un nouveau conflit militaire susceptible d’impliquer la Syrie. Les conflits armés au Moyen-Orient se traduisent rapidement par une augmentation des prix du pétrole, avec ou sans récession (…) L’Iran pourrait également accélérer son programme nucléaire, allant jusqu’à dévoiler ou tester l’un de ces éléments nucléaires afin de causer une confusion internationale. Ce scénario ne semble pas des plus probables mais n’est pas impossible s’agissant d’un régime à l’idéologie extrémiste, qui combat pour sa survie » (fin des extraits de l’analyse de MEMRI).

Copyright www.memri.org/french.

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Des diplomates arabes ont rouspété hier dimanche 9 novembre contre le « manque de dialogue avec les capitales occidentales sur le dossier nucléaire iranien ». Mais le vrai problème n’est pas là. En effet, le ministre jordanien des Affaires étrangères, Salah Bachir, s’est inquiété, outre la crise nucléaire iranienne, de la volonté d’hégémonie de l’Iran  qui est aussi devenue une crise. Des pays sunnites, notamment l’Egypte, la Jordanie et six monarchies pétrolières du Golfe ont exprimé leur inquiétude sur l’influence grandissante de l’Iran chiite dans la région, à savoir en Irak, en Syrie et au Liban. Un récent rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique souligne le manque de coopération de l’Iran et son incapacité à certifier que son programme nucléaire est exclusivement civil. Samedi 8 novembre, le président du Parlement iranien, Ali Larijani, a critiqué la déclaration d’Obama, qui a affirmé que la fabrication d’armes nucléaires par l’Iran était inacceptable.

Aujourd’hui lundi 10 novembre,  David Bescond pour Rebelles.info écrit notamment, citant Obama à propos de l’Iran (début des extraits du texte de David Bescond) :  « ‘Je répète ce que j’ai dit pendant la campagne électorale. Le développement de l’arme nucléaire par l’Iran est à mon avis inacceptable. Nous devons fournir des efforts au niveau international afin que cela n’arrive pas’. Cette phrase d’Obama prononcée le 8 novembre semble rassurante quant à la position de la future administration américaine sur la question du nucléaire iranien. Mais cette phrase n’a que rarement été citée dans son intégralité. Car après avoir déclaré que le soutien de l’Iran au terrorisme devait prendre fin il a ajouté ceci : ‘Je ne suis pas encore le président et je ne le serai pas avant le 20 janvier. Il faut que le monde le sache’. Pourquoi une telle précision ? Le monde, en l’occurrence les dirigeants et les journalistes, savent cela. A moins que….Barack Hussein Obama soit au courant de quelque chose qui l’incite à prendre le monde à témoin afin de se dédouaner de ce qui va arriver d’ici le 20 janvier. Comme un bombardement sur les installations nucléaires iraniennes ? » (fin des extraits du texte de David Bescond).

Copyright http://www.rebelles.info




Guysen.International.News informait dimanche  9 novembre à propos de la Syrie :  (début de la dépêche Guysen) « Le président Bachar al-Assad a déclaré devant des parlementaires arabes réunis à Damas que ‘le refus d’Israël de satisfaire aux exigences légitimes minimales des Palestiniens et aux conditions de la paix dans le dossier syrien montrent que la paix n’est pour lui qu’un choix tactique, et non pas stratégique’.  ‘Israël n’exclut jamais l’agression parce que les Israéliens ont une peur instinctive de la paix en raison notamment du développement éhonté de leur extrémisme racial et religieux’ a-t-il en outre estimé » (fin de la dépêche Guysen). Si l’on réécrivait cette déclaration assadique en remplaçant « Israël » par « Hezbollah » et « Palestiniens » par « Libanais »,  on obtiendrait le texte beaucoup plus réaliste que voici : « le refus du Hezbollah de satisfaire aux exigences légitimes minimales des Libanais et aux conditions de la paix dans le dossier libanais montrent que la paix n’est pour le Hezbollah qu’un choix tactique, et non pas stratégique.  Le Hezbollah n’exclut jamais l’agression parce que les le Hezbollah a une peur instinctive de la paix en raison notamment du développement éhonté de son extrémisme racial et religieux ».

Ebauche de conclusion   Pour avoir pratiqué le Proche et le Moyen Orient ces 30 dernières années,  je sais à quel point les dictatures musulmanes – qu’elles soient laïques comme la Syrie ou théocratiques comme l’Iran – utilisent le double, voire même le triple langage.  J’entends par là que les multiples déclarations que j’ai reproduites ci-dessus sont à soumettre à une grille d’interprétation. Il est exact que les diatribes hystériques – tant iraniennes que syriennes – à l’endroit du peuple israélien sont souvent à usage interne.  Mais il est également exact que ces diatribes ne doivent pas pour autant être prises à la légère.




Car c’est un peu trop facile de minimiser des paroles de haine sous le prétexte fallacieux qu’elles seraient soi-disant à usage purement interne. L’absence de réaction de la part des démocraties occidentales aux vomissements iraniens et syriens, cette absence de réaction est – en soi – déjà un signe de déchéance morale.  Je sais bien que nous avons besoin de pétrole made in terre dite d’islam. Je sais aussi qu’en période de crise dite financière, nous avons besoin de fonds souverains et que ceux-ci sont en grande partie des fonds provenant de banques centrales arabo-musulmanes.

Mais je ne m’explique pas et je n’accepte pas que pour des raisons économiques certes bien réelles,  l’on sacrifie l’essentiel de la politique étrangère et l’essentiel de la politique de défense sur l’autel du pouvoir d’achat.  En agissant de la sorte,  nous donnons aux dictatures musulmanes – qu’elles soient laïques comme la Syrie ou théocratiques comme l’Iran – des signes qui sont interprétés comme autant de signes de faiblesse et même comme des signes de déchéance morale. Or,  le monde arabo-musulman – qu’il soit laïc ou théocratique – n’a jamais porté, ne porte toujours pas et ne portera jamais en estime, les nations – en l’occurrence les démocraties occidentales – qui privilégient l’élément économique au détriment de tous les autres éléments.




Et malgré les déclarations verbales haineuses et menaçantes envers le peuple israélien, les arabo-musulmans – sans le verbaliser évidemment – ont en réalité, certes de la haine pour Israël, mais néanmoins un profond dédain, pour les Etats l’Union européenne, qu’ils considèrent comme des Etats à la fois dhimmis, lâches et décadents. L’islam radical crache son venin génocidaire sur les Israéliens et sur les Américains et constitue en outre pour eux une réelle menace. Mais cela ne doit pas masquer le fait que l’islam radical éprouve un profond mépris et même une aversion radicale pour les Européens. A l’égal des communistes, les islamistes considèrent que nous leur vendrons jusqu’à la corde pour qu’ils nous pendent.

Les inquiétudes récemment manifestées par les Etats sunnites ne concernent pas tant Israël, mais bien plus l’Iran et le Hezbollah tous deux chiites. N’en déplaise aux pseudo-pacifistes et aux adeptes de la diplomatie-bidon, le monde sunnite n’a jamais autant gesticulé dans notre direction à propos de l’Iran et du Hezbollah. Vu sous cet angle, faire le ménage en Iran et au Sud-Liban avant le 20 janvier prochain ne serait pas forcément la pire des options. Je suspecte même que ceux qui dénonceront sur scène applaudiront en coulisse. Cela fera partie du traditionnel double, voire triple langage. Mais qu’importe après tout le langage, du moment que l’action entreprise diminue ou élimine la menace. N’est-il pas ?

© Miguel Garroté


  

   
  
  

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