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Publié par Dreuz Info le 21 décembre 2008


A force d’attendre une réaction convaincante d’Israël (dirigeants politiques et Etat-Major) face aux pluies incessantes de Qassam en provenance du Qalifat de Gaza, on finit par douter de la volonté résolue de mettre un terme crédible et une limite au pouvoir de nuisance des affidés de Téhéran. D’abord, malgré les discours rassurants, c’est la cacophonie qui règne au niveau gouvernemental. Or, ce dont il s’agit, serait à peu près de l’ordre de l’opération « Shield » ou bouclier, menée par Ariel Sharon et Moshé « Booguy » Ya’alon contre les bastions piégés de Jénine en 2002. Sans un véritable ras-de-marée passant le goût du sang à la bande d’Haniyeh, tout serait à reprendre dans les mêmes conditions, voire pire, d’ici peu de temps.


D’un côté Olmert et Barak se savent d’ores et déjà grands perdants et par avance exclus des futures élections. Bizarrement, ils n’ont rien à perdre et pourtant n’en finissent pas de redoubler de prudence, au lieu de prendre à coeur de laisser derrière eux un terrain plus pratiquable pour les suivants. Ceux qui ont encore une bille à jouer et des prétentions sérieuses dans de futures configurations politiques, se lancent à l’assaut de la pyramide immobile, atteinte de paralysie et de cécité depuis la seconde guerre du Liban : Tsipi Livni discourt en promettant qu’elle au pouvoir, elle en finira avec le chantage aux qassams du leadership Hamassien. Mais, cette promesse, elle a eu tout loisir de la tenir auparavant, ou dans les dernières enjambées de ce Gouvernement aux abonnés absents.

Shaul Mofaz demande instamment à celui qui est scis au 14è étage de l’immeuble de la Défense (Ehud Barak) de se pencher un peu à l’extérieur et de déménager ses bureaux vers Sderot. Avi Dichter, ancien opposant au retrait, ayant trouvé grâce aux yeux de Kadima, en appelle à une première guerre de Gaza.

C’est donc bien de guerre dont il est question, et non de préliminaires électoraux servant à départager les candidats aux yeux des indécis. D’autre part, il ne suffit pas de se laisser enfermer dans des réactions immédiates sans tenir compte de l’environnement immédiat, notamment en se souvenant que la dernière réelle intervention contre Gaza recelait une option de guerre au Liban en seconde mi-temps, à partir du 12 juillet 2006.

Quant à  lui, le chef du Shin Bet actuel, Youval Diskin, il conçoit plutôt la fin de cette « trève » (?) comme une sorte de stratégie à tiroirs de la part du Hamas, envoyant en avant le menu fretin des lanceurs de Qassams, pour mieux renégocier une semi-trève et ainsi de suite, gardant en réserve ses véritables armes de destruction massive pouvant atteindre Beersheva.

Un leadership aussi désuni et discordant a t-il de réelles chances de parvenir, in extremis (à quelques encâblures des prochaines élections) à s’entendre sur une stratégie durable à suivre, afin de commencer à s’attaquer sérieusement au danger qu’elle a laissé sciemment se développer en lisière de la côte sud d’Israël? Comment ne pas penser que les enjeux électoraux, pour la suite des évènements, sont énormes et trop impliquants, pour se permettre de se lancer dans une telle opération l’esprit libre et serein, paré à toutes les éventualités?


Durant ce temps, les officiels du Hamas se sont enfoncés dans les souterrains et le labyrinthe de tunnels creusés sous Gaza pour échapper à toute tentative d’élimination. On sait que ce réseau est immense, constitué de stocks d’armes, de leurres bourrés d’explosifs qui sont autant de pièges pour qui s’y risquerait sans en connaître la topographie, d’échappatoires à l’intention des chefs, y compris vers l’Egypte en cas d’effondrement de l’actuel régime de Gaza. Et, bien évidemment, de couloirs souterrains sous la « frontière » israélienne pour perpétrer des attentats de l’autre côté de la « ligne verte ».


Plus que jamais, donc, le terrain paraît miné et recèle un courage et des nerfs d’acier pour envisager tous les scénarii, y compris les plus inattendus. Quoi qu’il en soit, une telle campagne de déminage du Qalifat de Gaza requiert une stratégie politique, militaire et diplomatique de long terme, dont la capacité à encaisser les inévitables critiques internationales, dès le premier tank merkava pointant le bout du canon à proximité de la « frontière »… Il faut clairement déterminer ce qu’il adviendra de ce territoire, comment l’empêcher de nuire, expulser ses actuels dirigeants et pour qui et quoi mettre à la place.

Les dirigeants actuels d’Israël sont ceux-là même qui ont soutenu de toutes leurs forces le plan de retrait qui nous entraîne là même où nous en sommes actuellement. Ils n’ont jamais envisagé autre chose, pas même que la tentative pouvait échouer. Abbas n’est pas, de son côté, prêt à se confronter au Hamas.

Les leçons tirées des approximations de la seconde guerre du Liban doivent conduire à mener une guerre plus fine, mieux ciblée, dans un mixte :


–  de réponses appropriées aux conditions de la guerre conventionnelle contre les cibles à découvert (cellules de mortiers et de missiles) visant à protéger les populations civiles prises en otages par l’entretien du conflit.

– et de réponses tactiques et ingénieuses à la guérilla urbaine dans des villes aussi peuplées que Gaza-City, aussi bien que le long des couloirs et tunnels de la guerre souterraine que s’apprête à livrer le Hamas.

– Cette guerre que subit principalement la population israélienne périphérique de Gaza, devrait se mener en totale osmose avec ses besoins de se prémunir de la terreur venue du coin de ciel adverse. Or, le fossé n’a cessé de se creuser entre civils et gouvernementaux depuis le retrait, le peuple ayant le sentiment de s’affronter à la surdité totale des gens aux commandes à  Jérusalem. On attend encore des abris qui n’ont jamais été construits, une présence effective et efficace de la défense, les innovations de la recherche et de la défense civile pour contrer les missiles ou en faire avorter le lancement…


– D’autre part, la guerre des images ne doit pas servir de limite intrinsèque avant même le déclenchement de l’opération, collant d’avance au pilori toute initiative selon les moyens de la guerre asymétrique, dont les médias sont l’un des volets les plus ravageurs.
– Les points de vue stratégiques et politiques exprimés plus haut rendent compte du taux d’éparpillement et de division au sein du Gouvernement « intérimaire » actuel. Qui « dirige », alors qu’Olmert est devenu un hologramme dont Israël se moque éperdument, que Barak passe pour le dernier des attentistes comptant sur l’Egypte pour le sortir d’embarras, que Livni devra préserver « son image de marque » rassembleuse pour sauver le soldat Kadima dans la compétition électorale???

Et incidemment, que le Likoud rechapé se trouvera aux premières loges pour compter les fautes, l’état de brouille intestine du camp adverse tout en n’oubliant pas le sort des soldats et des résidents du pourtour de Gaza, lorsqu’ils subiront les premières salves sérieuses en provenance de Gaza…

Un Gouvernement issu d’une pure pirouette tactique (« le retrait unilatéral » de Gaza) peut-il sérieusement contribuer, d’un coup de théâtre (des opérations), à réparer seulement les dégâts en terme de dissuasion qu’il laissera dans l’Histoire?


C’est, très vraisemblablement l’écho de tels dilemnes irrésolus durant 2 ans et demi qui tient actuellement lieu de volonté politique d’en finir avec le chantage aux Qassams-Grad sur Sderot, Ashkelon (une pensée affectueuse pour toi, Ashkele), les kiboutzim du pourtour gazaouï, le Neguev dans son ensemble, et, selon Diskin, jusqu’à Beersheva, demain Ashdod, pourquoi pas Tel Aviv… ? Face à un danger d’ordre stratégique, les actuels dirigeants semblent n’opposer qu’une faible doctrine tactique aux petits pieds…

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