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Publié par Dreuz Info le 4 janvier 2009

En février 2007, le général iranien Ali-Reza Askari passait à l’Ouest grâce à une opération des services secrets israéliens (voir l’article de drzz.info). Le général, ancien des Gardiens de la Révolution et ex-directeur du VEVAK, le très redouté service secret extérieur iranien, était le plus haut responsable de la République islamique à avoir été recruté et exfiltré par le renseignement occidental. Il est passé en Turquie, puis est sorti du pays grâce à un agent du Mossad et a rejoint Londres. Depuis la capitale britannique, il s’est envolé pour les Etats-Unis où il vit sous la couverture du programme de protection des témoins du FBI.

« L’affaire Askari » a-t-elle fait des émules ? Il se trouve qu’une nouvelle figure de l’appareil de répression du régime iranien a disparu. Il s’agit de Mohammed Rezia Haran. L’homme portait le grade de colonel qui travaillait dans le VEVAK. Il a fui avec ces deux filles et sa femme en Turquie, où il s’est évaporé à la fin août 2008.

C’est le quotidien turc Hürriyet qui a dévoilé le pot aux roses dans son édition du 13 décembre dernier. L’affaire est encore chaude, et totalement taboue à Téhéran. Reprenons les faits.

Opposé à la répression contre les opposants du régime, c’est à la fin 2007 que le colonel Haran commence à s’approcher des organisations des droits de l’homme via e-mail et téléphone. Il contacte l’agence pour les réfugiés de l’ONU dans la cité frontalière de Van, en Turquie. La suite est évidemment classifiée, mais on peut en déduire que le bureau de Van a fait suivre l’appel à l’UNIT, les services secrets de l’ONU. Et ceux-ci ont diffusé l’information à leurs fondateurs, à savoir le SIS britannique et la CIA américaine. Haran est devenu informateur pour les Occidentaux. Il n’est pas certain, cependant, qu’il ait su pour qui il travaillait. Régulièrement, les espions britanniques, américains et israéliens se font passer pour des agents de pays plus neutres (de l’AIVD néerlandais notamment) afin de ne pas perdre leurs sources. Nul ne sait qui a vraiment recruté Haran.

Mais la police secrète iranienne n’est pas dupe. Elle force le bureau du colonel Haran et y installe des caméras-espions. Plusieurs lettres de menace sont envoyées à sa femme. A l’été 2008, la situation devient si critique que le colonel Haran demande à être immédiatement exfiltré vers l’Occident. 

Selon Tabnak , une source crédible basée en Iran, Haran s’est enfui par la route. Son parcours exact n’est pas connu, mais il est notoire les renseignements utilisent deux routes clandestines pour transférer du personnel et du matériel hors d’Iran. La première passe par de l’Iran à la Turquie via la Syrie où le Mossad israélien possède de puissantes filières (ce fut la route utilisée par le général Askari). Le second itinéraire, initié par la CIA, passe par le Kurdistan irakien. 

Toujours est-il que Haran quitte secrètement l’Iran, passe la frontière turque et se rend à Van où il arrive le 28 août 2008. Dans un grand numéro d’intoxication, l’ONU annonce l’avoir repéré une dernière fois une semaine après cette date. Depuis, l’homme a disparu en emmenant sa famille avec lui.

Pour les services de renseignement iraniens, la fuite de Haran s’ajoute à d’innombrables défaites subies depuis plus de deux ans. Jamais la République islamique n’a été aussi fragile. Pour mémoire, le dernier service à avoir vu autant de ses cadres fuir à l’Occident était la Moukhabarat irakienne. Est-ce l’annonce d’une fin de régime du côté de Téhéran ?


 

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