FLASH
[17/10/2017] Daphne Caruana Galizia, qui a révélé les Panama Papers, a été tuée par une bombe plantée près de sa voiture  |  [16/10/2017] Israël va construire 1600 logements dans la partie Est de la capitale Jérusalem  |  Rare: Israël a procédé à des frappes aériennes en Syrie près de Damas – la Russie était prevenue  |  Catalogne : le président indépendantiste recule et propose de discuter avec Madrid dans 2 mois  |  Gaza : en réponse aux tirs de roquette, Israël a bombardé des positions terroristes du Hamas pendant la nuit  |  Somalie : l’attentat de la religion de la paix et de la tolérance a fait 231 morts et 275 blessés  |  Pendant la nuit, l’armée israélienne a arrêté 12 colons arabes en Judée, recherchés pour terrorisme  |  [15/10/2017] Prédateur sexuel Harvey Weinstein : la gauche contre-attaque et « ressort » une affaire contre Trump  |  Double attentat islamiste à Mogadishu : 230 morts  |  Israël attentat islamiste : 2 tirs de roquette du Hamas confirmés – pas de blessés  |  Israël attentat islamiste : 3 tirs de roquette du Hamas sur des civils  |  Israël attentat islamiste : tir de roquette et explosion à Sufa, un village proche de la frontière de Gaza – pas de blessés  |  Israël : alerte tir de roquette au sud suivie de rapport d’explosion à Sufa, un village proche de la frontière de Gaza  |  Sebastian Kurz prochain chancelier d’Autriche, selon les sondages de sortie d’urnes d’OE24  |  Election Autriche, projection : OVP (parti du peuple autrichien anti-migration) 31%, FPO (parti de la liberté) 29%, SPO 25%  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Dreuz Info le 30 janvier 2009

Hollywood nous propose deux films brillantissimes pour la rentrée 2009. C’est si rare que cela mérite mention sur drzz.info !

Depuis sa création, drzz.info a rarement parlé de cinéma. C’est surtout parce qu’il n’y avait pas grand chose à dire. Ce n’était guère enthousiasmant d’évoquer les gros ratages (Münich de Spielberg), ou les horreurs (Indiana Jones 4, encore de Spielberg) ; on n’osera pas parler du dernier James Bond ou d’Astérix aux Jeux Olympiques… en 2008, mieux valait se tenir à l’écart des salles de cinéma.

Depuis cinq ans, Hollywood a évité l’oubli de justesse grâce à des projets personnels empreints de subtilité et d’originalité.

L’art, le vrai, est toujours hors normes.  Frank Miller et Zack Snyder ont crevé l’écran avec « 300« , fable historico-mythologique où l’Occident sauve sa peau face à la barbarie dans un tourbillon fantasmagorique d’animaux et de figures aussi belles qu’ignobles. On n’avait pas vu de film aussi intéressant depuis le Passion du Christ. La seconde palme revient d’ailleurs à  Mel Gibson. Il a enfoncé le clou avec son Apocalypto en détaillant la réalité crue du monde précolombien, ou quand un monde sans révélations (« apocalypse » en grec) s’éteint dans la poussière, sous les cris de ses membres hallucinés qui tendent les mains vers le ciel et se trempent les pieds dans les charniers. Un film choc ; des images qui remuent des spectateurs indolents ; voilà le cinéma, le vrai.

C’est cette touche personnelle qui revient enfin en ce début 2009, et ramènera le public dans les salles.

« Walkyrie » : en juillet 1944, la résistance allemande décide de porter, enfin, un coup fatal à Adolf Hitler qu’elle répugne. Les officiers supérieurs du Reich se divisent en trois camps : les opportunistes, les lâches et les convaincus du premier jour. Claus von Stauffenberg appartient à la troisième catégorie. Choqué par l’encyclique du pape Mit brennender Sorge (1937) qui met en garde les croyants contre le nazisme, Stauffenberg, catholique convaincu, décide d’entrer dans la résistance au nouveau régime. Il lui faudra sept ans pour obtenir un poste à l’état-major et approcher le monstre. Emballés par son charisme, les cerveaux de la résistance allemande le chargent de tuer Hitler et fomenter un coup d’Etat. 

Cette histoire vraie est brillamment retranscrite à l’écran par un Bryan Singer éblouissant et un Tom Cruise très inspiré.  Pour les deux hommes, « Walkyrie » est avant tout un projet personnel, et cela se sent. Pas d’artifice outrageusement hollywoodien, pas de monologues larmoyants ou de politiquement correct. Surtout, aucune tentative de décharger les Allemands de leurs responsabilités.  On parle à hauteur d’hommes, de Stauffenberg, Trezko, Olbricht et les autres, ces hommes qui ont préféré trahir leur camp plutôt que de supporter un  génocide.  La scène du Berghof, où Stauffenberg côtoie le coeur du nazisme, et l’image saisissante de la fille du comte arborant la casquette de son père, métaphore d’un pays ayant souillé ses enfants à travers les âges… autant de plans qui méritent leur place dans l’histoire du cinéma.

Autre chef-d’oeuvre, plus original : « Slumdog le millionnaire ». L’histoire d’un jeune Indien des bidonvilles de Bombay qui décroche une place au jeu « Qui veut gagner des millions ». Là, et à la surprise générale, il passe les niveaux et s’approche toujours plus du jackpot, devenant du jour au lendemain une star dans son pays. L’idée est simple, mais géniale : chaque réponse qu’il donne s’inspire de son histoire personnelle, à quatre, huit ou dix-sept ans. Un road-movie indien exceptionnel, porté par des acteurs incroyablement professionnels. Une mention particulière au générique de fin ; vous comprendrez. Un film qui rend heureux tout en alliant poésie et intelligence. Que demander de plus ?

Drzz.info vous conseille très chaudement ces deux films. Hollywood est une poubelle où dorment quelques pépites. Ne les manquez pas.

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz