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Publié par Dreuz Info le 24 avril 2009

Propos recueillis à Jérusalem par Adrien Jaulmes | Le Figaro

jeudi 23 avril 2009

L’historien israélien Simon Epstein réagit aux propos controversés d’Ahmadinejad.


LE FIGARO. – Comment interprétez-vous le discours d’Ahmadinejad à la conférence de Genève ?

Simon EPSTEIN. – Ahmadinejad a été tout à fait cohérent avec lui-même. Ce qui est plus étrange et plus troublant, ce sont les honneurs avec lesquels il a été reçu à Genève. Le plus significatif est que cette conférence confère à ce personnage, et aux thèmes qu’il défend, une légitimité internationale. Cette assemblée est composée pour une bonne part de pays autoritaires, aux régimes parfois sanguinaires et très souvent corrompus et dictatoriaux. Elle représente des idéologies ou des religions extrémistes, et fières de l’être. Ces pays s’illustrent par des persécutions contre des minorités ethniques, culturelles ou religieuses qui vivent, ou plus exactement, qui survivent en leur sein. Que cette assemblée carnavalesque se réunisse pour entendre une condamnation véhémente d’Israël ne nous étonne pas.

Pourquoi cette focalisation sur Israël ?

Israël polarise les haines, lesquelles s’enrichissent aujourd’hui d’un facteur relativement nouveau, celui des thèses antisémites qui circulent massivement dans tout le monde musulman. La négation de l’Holocauste, la diabolisation d’Israël, la condamnation du sionisme, et enfin, le soupçon étendu au peuple juif tout entier, tout cela était prévisible. Le vrai problème est de voir des pays qui violent systématiquement les droits de l’homme s’ériger en défenseurs des droits de l’homme. Les racistes se camoufler en antiracistes, les persécuteurs prendre un air angélique, les bourreaux se proclamer victimes, et les Juifs, qui furent victimes – vraiment victimes -, du racisme, mis au pilori de cette honorable assemblée. Ce qui se passe à Genève, aujourd’hui, est une perversion des valeurs. En profondeur.

Comment expliquer qu’autant de pays démocratiques, dont la France, soient quand même allés à Genève ?

Les organisations humanitaires et une partie de la gauche occidentale, l’extrême gauche surtout, souffrent d’un complexe post-colonial. Les anciens colonisés sont perçus comme des victimes absolues, pour les uns, comme la force motrice de l’histoire, pour les autres. Ils jouissent d’un droit intangible à la bienveillance morale et au soutien politique, quoi qu’ils disent et quoi qu’ils fassent. Le fanatisme est permis, pourvu qu’il soit tiers-mondiste. La discrimination est justifiée, à condition qu’elle soit pratiquée dans un pays d’Afrique ou d’Asie. Le massacre est excusable, quand il est commis par des États non-européens. On a déjà assisté à cette même veulerie face aux haines, à cette même incapacité à voir le Mal, dans d’autres contextes historiques. Qu’on se souvienne de la complaisance des communistes européens, et notamment français, face à la terreur stalinienne et au goulag. Qu’on se souvienne aussi de l’indulgence de la gauche pacifiste française face à l’Allemagne nazie des années 1930. L’Allemagne était perçue comme victime du militarisme français et du traité de Versailles… Sous l’Occupation, de nombreux collaborateurs enthousiastes, et de très haut rang, proviendront de cette gauche pacifiste et humanitaire.

La politique américaine d’ouverture à l’égard de l’Iran est-elle une solution ?

La politique d’apaisement vis-à-vis de l’Iran d’Ahmadinejad est fondée sur la même incompréhension que celle qui fut menée face à Hitler à la fin des années 1930, par l’Angleterre et la France. Ce prétendu réalisme, au nom duquel il faut faire des concessions et pratiquer l’ouverture, procède certes d’un réflexe très humain. Mais il témoigne d’une méconnaissance profonde de l’adversaire. On est en face, dans les deux cas, d’une machine de guerre très habile et très bien organisée, qui connaît et qui exploite fort bien les faiblesses de l’Occident démocratique. Il faut laisser Obama tendre la main à l’Iran, mais il comprendra vite – s’il est intelligent, et je crois qu’il l’est -, à qui il a affaire. Le fait que les États-Unis aient boycotté la conférence est un bon signe, qui confirme qu’ils ne sont pas prêts à accepter n’importe quoi. On peut en revanche regretter que la France n’ait pas saisi qu’il est des endroits où l’on ne va pas. Il est des carnavals de rage et d’absurdité auxquels un pays démocratique se doit de rester étranger.

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