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Publié par Dreuz Info le 4 mai 2009

Le gouverneur de la Banque d’Israël, Stanley Fischer, a décidé le  27 avril dernier   de laisser le taux d’intérêt identique à celui du mois précédent, à savoir 0,5 %, comme l’avait prévu les analystes. Cette décision met un terme à la baisse du taux d’intérêt, après huit diminutions réalisées pour essayer d’adoucir l’influence de la crise mondiale sur l’économie israélienne.

 

 

 

Pour le nouveau  ministre des Finances, Yuval Steinitz  et le gouverneur de la Banque Centrale d’Israël, Stanley Fisher, il n’est pas question d’intervenir tant que la situation ne sera pas critique.

 

 

 

 

La dernière baisse , décider par la Banque d’Israël ,  revient  au 23 mars dernier par  une réduction d’un quart de point de son principal taux directeur à 0,50%, le niveau le plus bas de l’histoire du pays, pour tenter d’absorber les risques de récession . La banque centrale a justifié, il y’a un mois, cette baisse par la nécessité « d’aider l’économie israélienne à faire face aux conséquences de la crise financière globale ».

 

 

 

Les derniers indicateurs économiques publiés montrent que le marché israélien  n’est  que légèrement affecté par la crise, et notamment  par une  baisse  insignifiante de l’indice des prix à la consommation de 0,1% au mois de mars. D’après le gouverneur de la Banque d’Israël, Stanley Fischer, l’économie israélienne devrait rester relativement stable malgré la situation économique globale.

 

 

 

Depuis  que l’Ouragan financier  est venu des Etats-Unis il y’a plus que 6 mois, tout le monde  se posait cette question : La crise s’arrêtera-t-elle aux portes de l’Etat hébreu ? La crise financière mondiale va-t-elle épargner l’économie israélienne en 2009 ?

 

 

 Aujourd’hui nous pouvons répondre positivement à ces deux questions. La crise financière n’a pas réussie à briser les portes d’Israël. Elle n’a pas dévasté l’économie de ce joyau régional. 

 

 

  Contrairement à l’Europe et aux Etats-Unis, l’économie israélienne semble relativement épargnée par la crise. Le système bancaire israélien ne connaît pas les difficultés extrêmes rencontrées en outre-Atlantique, ainsi qu’outre-manche. Les banques mènent une politique de crédit responsable ; leur portefeuille est très diversifié et le secteur est peu exposé aux « subprimes » .Le marché des prêts hypothécaire israélien est plutôt conservateur, ce qui a présenté un avantage.

 

 

Cela ne peut pas expliquer tout. Contrairement aux américains et aux européens, les israéliens ont fait preuve d’un sang froid exemplaire depuis les premières semaines de la crise mondiale.

 

 

 

Tant dit que les sirènes stridentes de l’alerte aux « subprimes »  effrayaient le reste des pays occidentales, les décideurs  israéliens ont réussi à garder un calme relatif. Le Pr Stanley Fischer par exemple,  qui est arrivé depuis plus de trois ans à la tête de la Banque d’Israël, était parmi ces voix sages qui  ont rassurés le marché financier israélien depuis le premier jour pour éviter un mouvement de panique.«L’économie israélienne demeure forte, stable, et peut résister aux fluctuations de la crise financière, et même affronter de nouvelles épreuves», a affirmé le  7 octobre  dernier le Pr. Stanley Fisher, le gouverneur de la Banque d’Israël.

 

 

 

D’après le gouverneur de la Banque d’Israël, Stanley Fischer, l’économie israélienne devrait rester relativement stable malgré la situation économique globale. Aujourd’hui nous pouvons lui donné raison. Le 19 avril, Shimon Pères a  annoncé que le Rapport de la Banque d’Israël « indique que nous gérons la crise économique mondiale relativement bien ».

 

 

 

L’expérience des israéliens de vivre dans un milieu régional, relativement hostile, leur a procuré cette capacité  de gérer  les situations difficiles…  sécuritaires mais aussi économique et financières. C’est devenu comme un réflexe de survie. Un réflexe typiquement israélien.

 

 

 

Toutes les bourses chutent,  Israël tient, en immobilier c´est la cata, pourquoi? Parce que les Juifs ne peuvent pas miser sur autre chose qu´Israël, c´est avancer ou crever, surtout quand on sait combien de loups attendent que ça. Des millions de cerveaux juifs concentrés pour le bien d´une seule petite nation.

 

 

 

D’ailleurs, c’est comme si la Protection Divine (excusez moi ce terme) qui veille sur ce pays objet de toutes les convoitises. Nous voyons par exemple David Rosenfeld,  le dimanche  12 octobre 2008, sur israel valley  qui écrit : « Merci Kippour. On a du mal à le croire, mais le Tel Aviv Stock Exchange a été miraculé en fermant la semaine dernière. La Bourse israélienne a bénéficié d’un petit miracle. Tandis que les bourses mondiales perdaient la semaine dernière Tel Aviv ne perd que 3,80% grâce aux congés de Kippour ! (…) »

 

 

 

En effet, quelques jours avant, l’Etat hébreu célébrait la fête de Kippour et la bourse israélienne  était naturellement fermée à cette période qui a coïncidé  avec les chutes les plus vertigineuses  dans les principales places financières internationales. (1).

 

 

Kippour a été donc  bénéfique aux actionnaires Israéliens. Un tel miracle, petit ou non, était bon à prendre pour Israël qui a bien besoin de retrouver confiance en soi. Sans faire trop de mauvais esprit, quoi que…, si les banques israéliennes s’en sortent aujourd’hui mieux que les autres banques dans le monde, attendez-vous, encore une fois, aux clameurs jalouses de ces mauvais perdants….

 

D’ailleurs, la publication des résultats financiers des banques israéliennes pour 2008 a réservé une surprise: c’est la petite banque israélienne “Arab-Israel Bank” qui détient le palmarès de rentabilité.

 

En 2008, l’Arab-Israel Bank a réalisé un bénéfice net de 74 millions de shekels, pour un capital propre de 344 millions de shekels. Autrement dit, la banque a présenté une rentabilité de 19,5% de ses capitaux propres, soit un record pour le système bancaire israélien.

 

 

Malgré la crise économique, l’Arab-Israel Bank a poursuivi son développement tout au long de l’année écoulée. En 2008, la banque a réussi à accroître le volume de ses crédits de 8,4% alors qu’en fin d’année elle totalisait des dépôts pour 3,2 milliards de shekels (800 millions de dollars).

 

 

Destinée aux 1,5 million d’Arabes israéliens, l’Arab-Israel Bank appartient au groupe de la Banque Leumi. Forte de ses 27 agences réparties dans les localités arabes de la Galilée, elle est considérée comme l’instrument financier central du secteur arabe israélien.

 

 

Malgré  que la banque israélienne “Arab-Israel Bank” détienne le palmarès de rentabilité, les rumeurs du complot sioniste ne tardent pas en général, quand toutes les bourses chutent vertigineusement sauf en Israël.

 

La  Bourse de Tel Aviv, seule Bourse au monde à être ouverte le dimanche avec Dubaï et Le Caire, est un test grandeur réelle de l’efficacité des mesures prônées par le G7 et le G20. Pour rappel, 25 trilliards de $ de capitalisation sont partis en fumée depuis le début de l’année sur les Bourses mondiales.

 

 

Le TASE (Tel Aviv Stock Exchange) n’a pas perdu -22% comme la moyenne des bourses mondiales  mais seulement’ -3,30%. Ce qui, au bas mot, sauve quelques 60 milliards de Shekels de capitalisation, près de 18 milliards de $. Ceci devrait participer à un indice de la confiance du consommateur toujours dynamique et rassurer sur une économie solide dotée d’un système bancaire performant.

 

 

 

Il faut rappeler ici  que l’ancien ministre des finances , Roni Bar-On, a joué aussi un rôle important pour rassurer  le système bancaire israélien et garantir sa stabilité depuis les premiers jours le grippe  des « subprimes » ( à ne pas confondre svp avec la grippe porcine).

 

 

 

Roni Bar-On, avec la Banque Centrale Israélienne et le Trésor ont rassuré  le secteur pour éviter un mouvement de panique généralisé : «  les rumeurs sur une fragilité supposée du système bancaire en Israël sont sans fondement et ceux qui lui font confiance sortiront gagnants à long terme de la crise financière » a  fait savoir le ministre israélien des Finances Roni Bar On le 10 octobre dernier. « La situation des banques en Israël est stable, et les rumeurs qui prétendent le contraire sont fausses. Aucun citoyen en Israël ne craint pour ses économies« , a  précisé M. Roni Bar On à la télévision publique israélienne début  octobre 2008.

 

 

L’ancien ministre des finances, Roni Bar-On, n’a pas eu tort puisque, la publication des résultats financiers des banques israéliennes  a montré  que beaucoup de banques ont  poursuivi leur développement tout au long de l’année écoulée et qu’une petite banque  comme “Arab-Israel Bank” détient  même le palmarès de rentabilité. Et d’une façon générale les banques israéliennes s’en sortent aujourd’hui mieux que les autres banques dans le monde !

 

 

 

Il faut espérer surtout que  le nouveau  ministre des Finances, Yuval Steinitz,  continue dans la bonne prévision  et surtout la coordination, en temps réel, avec la Banque Centrale Israélienne et le Trésor (2).

 

 

 

Rappelons ici que le directeur général du Trésor, Yarom Ariav, était  lui aussi dans la bonne prévision et persuadé que l’économie israélienne serait relativement résistante aux fluctuations actuelles, et l’éventualité d’une récession moins probable que dans les autres parties du globe. « Il ne faut surtout pas céder à la panique (…) .Les Israéliens peuvent se rassurer: à long terme, s’ils font confiance à leurs banques, ils sortiront gagnants« , a-t-il affirmé (AFP le 10 octobre 2008).

 

 

Paul Krugman, le Nobel d’Economie 2008, était  convaincu  aussi de la solidité du système bancaire et financier israélien, plus conservateur que les européens .Les banques israéliennes sont des plus contrôlées et soumises à une transparence totale.

 

 

 

Les experts s’accordent à dire aujourd’hui que l’économie israélienne se trouve paradoxalement dans l’une des meilleures formes de son histoire, preuve d’une certaine indépendance avec la sphère financière.

 

 

L’économie israélienne ne présenterait pas de signe de récession. Le dernier semestre 2008 a connu une hausse de la production industrielle de 6% et une augmentation des exportations de 23%.Le chômage s’approche du plein emploi à un taux de 6%. De plus, les réserves en devises étrangères sont importantes, et la balance des paiements est excédentaire.

 

 

 

Lors de chaque crise, la confiance est un facteur clef ; c’est la leçon qu’on pourrait  tirer de l’expérience israélienne en matière de gestion des crises. Et à ce titre l’indice de confiance des consommateurs en Israël a augmenté de 8%, et ce depuis septembre 2008. Il semblerait que le moral des ménages israéliens n’est pas en berne, tranchant d’ailleurs avec des pays comme la France ou les USA. Cela  revient certainement à la bonne prévision et à la sagesse des  décideurs  israéliens  qui ont réussi à garder un climat financier  relativement calme : je parle ici essentiellement du  Pr Stanley Fischer,  le gouverneur de la Banque d’Israël,  Yarom Ariav, le directeur général du Trésor et   Roni Bar-On, l’ancien ministre des finances.

 

 

Je comprends pourquoi d’ailleurs de nombreux peuples – mais aussi des gouvernements étrangers- nourrissent une profonde jalousie vis à vis du peuple juif.

 

Que D.ieu veille sur Jérusalem !

 

 

Ftouh Souhail , Tunis

 

 

 (1) Yom Kippour (ou le Grand Jour de Réconciliation) est le jour le plus sacré de l’année, où l’homme se sent plus proche que jamais de son Créateur. Aussitôt Yom Kippour passé, on s’installe dans la soucca pour 7 jours consécutifs.

 

(2) Certaines rumeurs dans les médias israéliens mettent des doutes sur les compétences du nouveau ministre des finances M. Yuval Steinitz.

 

 

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Nota : Cet article était vérifié et approuvé par un expert de la Chambre de Commerce France Israël

 

Voir aussi notre analyse sur l’état de l’économie Israélienne  publié le  29/04/2009   sur le lien suivant :http://jss.over-blog.com/article-30812274.html

 

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