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Publié par Dreuz Info le 10 mai 2009

Lundi 11 mai prochain  France 5 diffusera, à 21 heures, le documentaire réalisé par Lucy Caries « Bons baisers…de la Goulette ».

 



« Bons baisers from la Goulette » relate plus d’un siècle d’histoire de la communauté juive tunisienne, du Protectorat Français en Tunisie jusqu’à aujourd’hui. La réalisatrice nous propose un documentaire historique et sociologique, qui dévoile cette liaison affective et sensuelle qui lie les « juifs tunisiens » à la Tunisie, et ce malgré les chocs de l’histoire. L’histoire de la Tunisie, l’histoire de France mais aussi la renaissance de l’Etat d’Israël et le conflit du Proche Orient. Entre témoignages sensibles, archives inédites et extrait de la fiction « Villa Jasmin », le film nous raconte une histoire d’amour entre une communauté et son pays, et questionne en filigrane, la vie commune entre juifs et arabes.

 

 

Le documentaire de Lucie Cariès est émaillé d’extraits du téléfilm « Villa Jasmin ». Une adaptation d’un roman de Serge Moati réalisée par Férid Boughedir. Dans ce livre, l’animateur de Ripostes revient sur les heures noires de l’Occupation en Tunisie, à travers le destin de son père, qui fut déporté.

 



Le documentaire de Lucie Cariès dure 52 minutes ; c’est une production de Amélie Juan sous la direction de Véronique Lalubie avec la participation de France 5. La réalisatrice a rencontré à Paris les « Juifs tunes »  qui racontent la nostalgie d’un paradis perdu. Ils se souviennent, idéalisent parfois leurs jeunesses passés au bord de la mer dans le quartier de la Goulette, à Tunis, la douceur de vivre bercée par l’odeur du jasmin (1)

 



Autrefois 100 000, il ne reste aujourd’hui que 1 200 Juifs en Tunisie, beaucoup reviennent chaque année dans ce pays qu’ils n’ont jamais vraiment quitté. Avec la radicalisation du monde arabe et la recrudescence de l’antisémitisme ,55 000 s’installent en France  et d’autres montent vers Eretz Israël, notamment à partir de la guerre des Six-Jours, en 1967.

 



Ruth, Isaac, Guy, Alain, Charles et les autres sont quelques-uns des 55 000 «juifs tunes» en France qui racontent leur histoire et  égrènent leurs souvenirs. En France, ils se sont installés dans les quartiers parisiens de Belleville, du Sentier et du Faubourg-Montmartre (2).La réalisatrice fait ainsi revivre une histoire collective d’une communauté attachée à son pays natal et à  ce qu’on  appellera  la « tunisianité juive ».

 



A travers des témoignages sensibles, des archives inédites et des extraits de la fiction « Villa Jasmin », le  documentaire de Lucie Cariès  nous raconte les bonheurs et les blessures des juifs tunisiens dans la dernière partie de leur longue vie commune avec la Tunisie.

 


Lundi 11 mai soyez tous au rendez-vous, sur France 5 à 21 heures, pour le souvenir de l’histoire pas si lointaine des réfugiés juifs qui ont dû quitter les pays arabes pour trouver refuge en  France ou  en Israël, laissant tout  derrière eux.

 

 

Ftouh Souhail, Tunis

 

 

 

 

(1) La présence des Juifs en Tunisie remonta à plus de 2 000 ans. Avec les heures sombres de la Secondaire Guerre, 3 000 Juifs tunisiens furent déportés et leurs biens confisqués. Mais la première rupture arriva en 1956 au moment de l’indépendance : la Tunisie devint officiellement un Etat musulman, les Juifs perdirent leurs repères, ne maîtrisèrent pas assez l’arabe. C’est alors qu’ils se tournèrent essentiellement vers la France et Israël.

 

 

(2) Belleville, dans le XXe arrondissement de Paris,  sera le lieu  symbolique qui absorbera  les réfugiés « juifs  tunes ».La communauté juive tunisienne y  constituera ses « racines en exil » comme disait Patrick Simon, Socio démographe, chargé de recherches à L’INED (Institut national d’études  démographiques) .Les juifs tunisiens vont reconstituer à Belleville une « petite goulette » évoquant l’univers perdu avec ses structures communautaires, commerciales, culturelles, son ambiance et son ordre social organisé dans les premiers temps.

 

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