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Publié par Dreuz Info le 29 juin 2009


La brutalité de la répression théo-fasciste en Iran est sans précédent dans l’Histoire. Les Iraniens sont tabassés, gazés, jetés du haut des ponts, etc. La seule comparaison qui vient spontanément à l’esprit est celle du régime nazi. Pour Salim Mansur, le régime  théocratique mourra lorsque les Iraniens accompliront leur version de la prise de la Bastille.


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Iranians rip off tyranny’s mask, par Salim Mansur, Toronto Sun, 27 juin 2009


Le dégoût des Iraniens pour le régime politique qui les a emprisonnés pendant trois décennies a été déclenché par le résultat contesté de l’élection du 12 juin.


Mais après que l’opposition soit descendue dans la rue et que le régime ait répandu le sang pour intimider la population, il est devenu évident que ce n’est pas le résultat truqué de  l’élection qui dégoûte les Iraniens, mais la théocratie assoiffée de sang qui les opprime. La majorité des Iraniens veulent maintenant que le régime soit renversé. 

 

Ceux qui ont le malheur de vivre dans les régimes totalitaires savent  – à l’exception de leurs apologistes et des gauchos délirants en Occident – que la tenue d’élections par les tyrans est un exercice frauduleux qui revient à forcer les gens à accepter le viol comme une expression d’amour.


Les tyrans sont, par la logique de leur position, naturellement intolérants face à la dissidence, qu’ils écrasent pour apostasie de la doctrine officielle.


Le fondateur de la République islamique d’Iran, l’ayatollah Khomeini, a donné l’exemple de la façon de traiter les dissidents. Certains ont eu de la chance, comme Abolhassan Banisadr, le premier président de la République, qui s’est sauvé en France. D’autres ont connu le sort de Sadegh Ghotbzadeh, nommé ministre des Affaires étrangères puis exécuté en 1982 sur des accusations de trahison.


En 1989, avant sa mort, Khomeiny a rétrogradé et placé en résidence surveillée son successeur désigné, le grand ayatollah Hossein Ali Montazeri, pour avoir remis en question la direction que prenait le régime. Ali Khamenei, personnage non avenu dans la traditionnelle hiérarchie religieuse chiite, a été désigné par Khomeyni pour lui succéder et protéger son héritage totalitaire.


Un héritage brisé


L’héritage de Khomeiny, sans doute maintenant irrémédiablement brisé, a permis de confiner la politique électorale à un rôle constitutionnel marginal sous la supervision du guide religieux suprême. Sa survie, quelle qu’en soit la durée, ne tient plus maintenant qu’à la force brutale des gardes révolutionnaires fidèles au régime.

Le vendredi suivant l’élection du 12 juin, l’ayatollah Khamenei s’est montré en public pour diriger la principale prière hebdomadaire sur le campus de l’Université de Téhéran. Il a avisé les dissidents au sein du régime et les opposants dans la rue que le résultat de l’élection était maintenu et que la poursuite de la contestation pourrait être assimilée à une trahison.


Selon Amir Taheri – probablement l’observateur le plus perspicace de la politique iranienne qui écrit dans le Sunday Times de Londres – le discours du 19 juin de Khamenei signalait la fin du simulacre de démocratie avec «la transformation de la république islamique en émirat islamique ». 


J’ai assisté à la prière du vendredi sur le campus de l’Université de Téhéran où Khamenei a parlé, et où les partisans du régime se réunissent pour scander « Marg bar Amrika » (Mort à l’Amérique). Ce mantra trouve peu d’écho en-dehors des rassemblements de loyalistes.

Mais dans un système totalitaire, il faut un courage hors de l’ordinaire pour scander  « Marg bar diktator (dictateur)», un mantra qui a résonné dans les rues et sur les toits à travers l’Iran la semaine dernière.


Exposé


Khamenei a joué, peut-être involontairement, le dernier round du régime. Ahmadinejad est exposé pour ce qu’il est, le bâton de Khamenei servant à mater les querelles internes des éléments mécontents au sein du régime.

Mais un Khamenei sans la stature de Khomeyni – comme Staline après Lénine – ne peut survivre politiquement que s’il continue de commander ses voyous armés, et que les militaires gardent une distance neutre.

Il y aura bien d’autres rebondissements avant la mort de ce régime brutal, mais il mourra quand la plupart des Iraniens devenus des dissidents surmonteront leur peur et accompliront leur version de la prise de la Bastille.

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