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Publié par Dreuz Info le 1 juillet 2009

Par Guy Millière, LES4VERITES

Moins de six mois se sont écoulés depuis l’arrivée au pouvoir de Barack Hussein Obama et sa politique étrangère a montré ses limites, et sa dimension médiocre, voire, parfois, très proche du nauséabond.

Le nouveau pensionnaire de la Maison Blanche parlait d’« espoir » et de « changement ». Il a surtout montré qu’il savait trahir les espoirs de changement démocratique dans les régions du monde où règnent dictature et tyrannie et qu’il réservait l’espoir aux dictateurs et aux tyrans. Les États-Unis ont changé, effectivement, et un Président américain est là qui ne parle plus de liberté et de dignité de l’être humain, mais de stabilité et d’équilibre, quitte à ce que stabilité et équilibre impliquent de passer les droits de l’homme à la trappe.

Il ne s’agit pas d’un retour au réalisme, comme certains le disent : les pires adeptes du réalisme gardaient un minimum de principes, ce qui n’est pas le cas d’Obama.
Il ne s’agit même pas de relativisme : un relativiste place tous les régimes sur un pied d’égalité. Obama, lui, a ses préférences. Et ces préférences le tournent vers les régimes hostiles aux valeurs fondamentales des États-Unis.
J’ai écrit ailleurs, citant les mots de mon amie Nidra Poller, qu’il était le premier Président antiaméricain des États-Unis. Plus que jamais, ces mots offrent une description effroyablement exacte du personnage.

Vis-à-vis de l’Amérique latine, Obama, d’emblée, a montré ses préférences pour les frères Castro, Daniel Ortega, Hugo Chavez. En Asie, il a, dès février, envoyé des signaux de faiblesse en direction de la Corée du Nord et a très vite dépêché Hillary Clinton à Pékin pour qu’elle dise aux potentats locaux que les États-Unis ne les importuneraient plus avec des questions de liberté de parole.

Si Obama a fait preuve de froideur avec tous les dirigeants européens qu’il a rencontrés, il en est deux en direction de qui il a envoyé des messages d’ouverture : Poutine et Medvedev. L’Afrique subsaharienne ne l’intéresse pas et les atrocités commises au Darfour sont désormais très loin de ses préoccupations : l’assassin qui règne à Khartoum est incriminé pour crime contre l’humanité, mais il est aussi membre de l’Organisation de la Conférence Islamique, ce qui, pour Obama, semble valoir toutes les disculpations imaginables.

Concernant le monde musulman, il a annoncé ses positions au Caire. Il n’a pas trouvé de talibans modérés en Afghanistan et au Pakistan, mais il n’a pas renoncé à en chercher. Il n’a cessé, semaine après semaine, d’envoyer des émissaires dialoguer avec Bachar el Assad en Syrie, Hassan Nasrallah au Liban, Mahmoud Abbas à Ramallah, les dirigeants du Hamas à Gaza et, bien sûr, ceux de la République islamique d’Iran où c’était possible.

Les élections libanaises ont infligé une défaite relative au Hezbollah, donc aux interlocuteurs qu’avait choisis Obama. Les élections iraniennes et les émeutes qui s’en sont suivies ont, je l’ai souligné en ces colonnes la semaine dernière, montré que le peuple iranien en avait bien davantage qu’assez du régime des mollahs.

Obama a mis un peu plus de huit jours pour tenir un discours porteur d’un soutien minimal aux aspirations des Iraniens. Il a attendu pour cela que le soulèvement soit écrasé dans le sang, les cadavres, et la barbarie. Il attend sans doute désormais une « normalisation » de la situation. Et en attendant que celle-ci vienne, il commence à retirer des troupes d’Irak afin que les terroristes reprennent leurs activités.

Il s’emploie aussi à déstabiliser le seul pays démocratique stable et le seul allié fiable des États-Unis dans la région : Israël. Sa préférence très visible, là, va aux dirigeants « palestiniens » et, sans jamais rien exiger de ces derniers, il pointe sans cesse du doigt ce qui est, selon lui, le « problème majeur » qui bloque toute perspective de paix : l’existence de villages juifs en Judée-Samarie. Faire d’Israël, comme un dictateur arabe ou un mollah iranien sanguinaire, le bouc émissaire de toute une région est adopter une attitude mentale indigne.

Les faits montrent ainsi chaque jour davantage qu’Obama est le premier Président antiaméricain des États-Unis. Et parce que j’aime les États-Unis et la liberté, je suis, comme des millions d’Américains, très en colère.

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