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Publié par Dreuz Info le 24 août 2009

  

  

D’abord,  neutraliser l’Iran.  Et après,  parler d’un Etat palestinien.

Michel Garroté

Lundi 24 août 2009  –  4 Elul 5769

  
Dans un monde gouverné par le bon sens,
  tout plan d’action implique des objectifs, des priorités et des moyens.  A cet égard,  le bon sens voudrait que l’on règle d’abord son compte à la théocratie génocidaire iranienne et ses deux bras armés,  le Hamas et le Hezbollah.  Que l’on règle la question de la reconnaissance de l’Etat d’Israël par les Etats musulmans de la planète.  Que l’on règle son compte au parti unique palestinien Fatah qui prône la violence et qui – du fait de sa corruption – maintient le peuple palestinien dans la misère.  En revanche,  dans un monde gouverné par le non sens,  on réclame d’urgence un Etat palestinien,  sans réellement se soucier de l’Iran, du Hamas, du Hezbollah, du Fatah et de l’attitude des Etats musulmans à l’égard de l’Etat d’Israël.
  

  
A ce propos justement,  lors d’un récent point de presse,  le ministre israélien des Affaires Etrangères,  Avigdor Lieberman,  a commenté les intentions surréalistes et anachroniques de Obama,  qui s’obstine à vouloir « la création d’un Etat palestinien et la signature d’un accord de paix dans les deux ans ».  Lieberman considère à juste titre que « c’est une vision totalement irréaliste,  même si des personnalités importantes s’accrochent encore à cette idée ».  Sur la base de l’échec des négociations menées par le (chaotique et corrompu) gouvernement israélien précédent et sur la base des décisions de la récente Convention du parti unique palestinien Fatah,  Liberman ne voit pas la possibilité concrète d’un accord de paix et d’une fin du conflit entre Israël et les Palestiniens.  « Que n’avons-nous pas tenté depuis 16 ans et les Accords d’Oslo et les illusions qui les ont accompagnés »,  rappelle Lieberman.
  

  
« à l’époque on parlait d’une période de 5 ans jusqu’à la finalisation d’un accord définitif ».  Liberman a été très réaliste dans sa vision de la situation :  « La création de deux Etats n’apporterait aucunement la fin du conflit.  Il suffit d’écouter ce qu’a dit Ahmad Tibi au Congrès du Fatah.  Dès qu’un Etat palestinien serait créé en Judée-Samarie,  les Arabes de Galilée débuteraient une revendication d’autonomie,  tout comme dans le Néguev ».  Lors de son point de presse,  Liberman a critiqué l’action de Tsipi Livni lorsqu’elle occupait le ministère israélien des Affaires étrangères « qu’elle a transformé en ministère des Questions palestiniennes »  délaissant tout le reste.  Liberman estime toutefois que « malgré les désaccords,  les relations entre Israël et les Etats-Unis sont un axe fondamental de la politique israélienne ».
  

  
Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu débute aujourd’hui lundi 24 août 2009 une visite de quatre jours en Europe.  Thème des discussions lors de la rencontre de Netanyahu avec notamment le britannique Gordon Brown et l’allemande Angela Merkel : l’Iran (détail comique :  les médias,  qui connaissent l’ordre du jour mieux que Netanyahu,  allèguent que le thème principal des discussions sera la présence civile israélienne en Judée Samarie). Les propos de Netanyahu se concentreront sur les actions à entreprendre dans l’immédiat (renforcer les sanctions contre de l’Iran) afin d’éviter le recours à des options non-diplomatiques (contre le nucléaire offensif iranien).  Netanyahu devrait faire des recommandations pour augmenter le niveau des sanctions,  par exemple un embargo sur les exportations de pétrole raffiné vers l’Iran,  le refus d’assurer les sociétés qui font des affaires avec l’Iran et des sanctions supplémentaires contre les banques iraniennes.
  

  
De son Côté,  Sarkozy « a souligné l’urgence d’une relance vigoureuse du processus de paix » au Proche-Orient dans un entretien téléphonique avec Benjamin Netanyahu,  raconte aujourd’hui lundi 24 août 2009 la présidence française.  Oui,  sauf que la récente Convention du parti unique palestinien Fatah a évoqué l’usage de la violence,  la prise totale de Jérusalem,  le retour sans condition des « réfugiés » sans oublier l’accusation imbécile portée contre Israël, sensé avoir tué Yasser Arafat (il est vrai que Arafat est décédé dans un hôpital à Villejuif,  mais de là à accuser Israël…).
  

  
Pour revenir à l’Iran,  je lis recemment,  sur Metula News Agency,  Stéphane Juffa qui écrit (extraits) :  « ce qui rend la tâche des occidentaux quasi irréalisable découle de la position officielle de l’AIEA,  exprimée par son directeur général,  le docteur égyptien Mohamed El Baradei.  Le dernier cité ayant récemment réaffirmé que son « agence ne détenait aucune preuve suggérant que l’Iran développait une arme nucléaire ».  C’est là que le bât blesse,  car des diplomates des pays occidentaux déjà mentionnés,  ainsi que des proches du Dr. Shaul Horev – le directeur de la Commission Israélienne de l’Energie Atomique – ont indiqué au très sérieux quotidien Haaretz que l’AIEA dissimulait sciemment les preuves en sa possession,  indiquant la continuation des efforts iraniens afin de se doter de l’arme suprême.
  

  
Très précisément,  les mêmes sources ont dévoilé à Haaretz que les inspecteurs de l’AIEA œuvrant en Iran avaient rédigé et signé une annexe au rapport attendu le 14 septembre,  contenant des preuves de ce que la « République » Islamique poursuivait ses efforts de militarisation ainsi que son programme de nucléarisation militaire.  L’annexe en question a été retirée du rapport en voie de publication.  A en croire les diplomates supérieurs auteurs des confidences,  le document et les preuves qu’il contient ont été censurés par la direction générale de l’AIEA à Vienne.  D’après des indiscrétions parvenues à notre rédaction, cette fois-ci,  c’est le chef des inspecteurs en poste à Téhéran qui,  devant la gravité de la malversation commise par ses supérieurs,  aurait décidé d’informer les occidentaux et de les prier de faire ‘tout ce qui est en leur pouvoir afin que l’annexe soit réintégrée au rapport' ».
  

  
Pour ce qui me concerne,  la situation était,  demeure,  et restera très claire :  il faut d’abord neutraliser l’Iran ;  et après,  parler d’un Etat palestinien.  Rien de tel qu’une neutralisation des pires éléments,  pour calmer les ardeurs belliqueuses des éléments restant.
   

   
  

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