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Publié par Dreuz Info le 2 novembre 2009

par Shmuel Trigano Commentaire sur Radio J, le 18 octobre 2009


Nous vivons dans une société dont le discours public est profondément corrompu. Tout y est faux et déplacé. C’est la morale elle-même qui est devenue une idéologie.

Dans le crépuscule des utopies politiques du XXème siècle qui voulurent créer un Homme nouveau, les idéologues se sont rabattus sur la morale. Ils l’ont instrumentalisée pour promouvoir leurs intérêts partisans ou, tout simplement, carriéristes. Sont ainsi apparus sur la scène toute une gamme de figures vertueuses, très vertueuses.


Cela a commencé dans les années 1980 avec le déclin du socialo-communisme –déclin irrémédiable comme nous le montre le tableau tragi-comique du P.S. aujourd’hui–, quand les droits de l’homme ont cessé d’être une catégorie morale et juridique pour devenir un créneau idéologique. C’est ce qu’il est justifié de définir comme le droits-de-l’hommisme. Ce terme ne vise pas à dénigrer l’idée des droits de l’homme mais l’usage partisan qui en est fait. Ce fut là l’origine de la déliquescence du discours public, au point que la conscience morale se vit réduite au silence, à un exil intérieur qui étouffait son cri.

Nous avons ainsi vu se multiplier sur la scène médiatique de nouveaux types de discours public : le prêche, l’imprécation, l’accusation, la dénonciation, la remontrance.

De nouveaux acteurs politiques sont apparus avec les ONG. Voilà des gens qui s’instituent contrôleurs de la morale internationale mais qui ont un agenda politique engagé et surtout n’existent que par les fonds qu’ils obtiennent des Etats et des organisations internationales, avec tout ce que cela comporte de dépendance et de carriérisme pour leurs membres.


Cette rhétorique a envahi les médias dont une grande partie des acteurs se comporte à la façon d’un clergé qui contrôle tout mais que personne ne contrôle. Certains intellectuels ont cédé à la facilité de se prendre pour de grands esprits sur la montagne. Et les bureaucrates des partis sont devenus de vertueux personnages, faisant sans répit la morale tout azimuts, sauf à eux-mêmes. Cet étrange ministère de la parole publique nous rappelle la notion de « faux prophète ». Qui est le faux prophète ? C’est celui qui utilise la vision du réel dans un sens utilitaire. C’est celui qui fait de la parole/davar une lèpre/dever, c’est celui qui détourne la puissance de vérité qu’il y a dans le langage pour en faire une rhétorique creuse. Quand cela touche à la morale, c’est que la société est en danger.


Plus que d’une critique prophétique de ce dévoiement, nous avons besoin d’un Molière pour portraiturer les précieuses et les ridicules de notre temps.

La cause d’Israël est un test pour prendre la mesure de ce travers. Quelques cas récents nous le montrent, et notamment le phénomène d’opinion qui s’est produit autour de l’opération « Plomb durci » à Gaza. Révélation a été faite du fait que toutes les ONG israéliennes et une kyrielle d’associations qui font le procès permanent d’Israël et du sionisme, étaient en vérité le bras caché de l’Union Européenne et de ses gouvernements, cherchant à influencer du dedans la vie politique israélienne et à mettre en œuvre une réprobation morale de ses actes. Des instituts comme NGO Monitor ou des chercheurs comme Malka Markovitch ont clairement démontré la fausseté des allégations de ces pseudo-moralistes.


Récemment, le Secrétaire Général de l’ONU a accusé Israël de violer le droit international, mais quelle valeur cette condamnation a-t-elle pour quelqu’un qui a sciemment occulté l’extermination par le gouvernement du Sri Lanka de plusieurs millions de personnes ? Et le moraliste Obama, cinglant envers Israël, qu’a-t-il dit pour les bavures au Pakistan, en Afghanistan ? On n’a jamais entendu les grands moralistes à ce propos, pas de manifestation ni de boycott. A peine une mention dans les médias. Et la France qui emboîte le pas à Obama, qui condamne vertement, alors que sous Mitterrand elle a une part de responsabilité accablante dans le génocide du Rwanda ?

Non, la morale ne peut pas être à sens unique. Et nous aussi nous pouvons faire le procès de ces turpitudes. Mais nous ne l’avons pas fait.


*Commentaire sur Radio J, le 18 octobre 2009.

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