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Publié par Dreuz Info le 20 décembre 2009

Les lecteurs de drzz.info savent depuis trois ans déjà combien la rédaction tient la politique étrangère du Président George W. Bush en haute estime. Nul ne conteste les erreurs et approximations qui ont jalonnée les huit dernières années – comme dans tous les conflits, d’ailleurs – mais les fondements de la doctrine Bush, inspirée de celle de son illustre prédécesseur, Ronald Reagan, s’avèrent toujours aussi justes en 2009 qu’ils ne l’étaient en 2003.

La présidence de Barack Obama n’a en rien modifié le monde dans lequel nous vivons. Le terrorisme est toujours un danger considérable – comme l’a prouvé la tuerie de Fort Hood ; les valeurs de l’Europe des Lumières s’effondrent devant l’islam médiéval – un drame qui a réveillé les citoyens suisses récemment. Et l’Iran, plus que jamais, se dirige vers la bombe atomique ce qui provoque, par effet domino, une militarisation du Moyen Orient qui menace la stabilité mondiale.

L’urgence de ces dossiers n’a pas disparu. Obama peut bien jouer l’autruche, les conséquences de son irresponsabilité le rattraperont dans un avenir proche, et il le sait. Sa décision d’envoyer des renforts en Afghanistan était calquée sur celle de Bush et la guerre en Irak en 2006. Obama est-il condamné à suivre la doctrine Bush malgré lui ?

Thimothy J. Lynch et Robert Singh, deux professeurs à l’Université de Londres, le pensent. Ils ont publié un ouvrage d’une grande rigueur intellectuelle qui loue la politique étrangère menée par George W. Bush. Reprenant point par point les grands sujets de notre époque, Lynch et Singh concluent que la doctrine Bush a jeté des bases saines pour prévenir la prolifération d’armes nucléaires, étouffer l’islam radical et décapiter les idéologies mortifères qui, nées dans les rues du Moyen Orient, se répandent sur la planète. Les deux universitaires en concluent que non seulement le 43e président a mené une politique étrangère conforme à la tradition de son pays, mais que son successeur n’aura d’autre choix que de la suivre.

Lauréat du Prix Neustadt du meilleur ouvrage sur la politique américaine et publié par les prestigieuses éditions de l’Université Cambridge, After Bush est le premier livre à analyser sérieusement la doctrine Bush. Il a suscité des louanges jusque dans les rangs de la London School of Economics  et les grandes universités américaines, à Berkeley et Georgetown.  Peu suspects d’entretenir la moindre connivence avec la droite américaine, Lynch et Singh ont simplement fait leur travail d’intellectuels et conclu à l’absolue cohérence du néoconservatisme.  L’avis de ces deux experts en philosophie politique en dit long sur l’exceptionnelle capacité de résilience des idées de centre-droit aux Etats-Unis.

Comme nous le disait Norman Podhoretz, père fondateur de ce mouvement, « il n’y pas d’autres voies que le néoconservatisme pour remporter la guerre contre l’islam radical – la seule alternative est la défaite. » 

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