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Publié par Guy Millière le 13 juin 2010

 

 

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Si une démonstration des penchants de Barack Hussein Obama en politique internationale était encore nécessaire, deux faits très récents viendraient aisément à l’appui de celle-ci.


 

Le premier est la visite de Mahmoud Abbas à la Maison Blanche le 9 juin dernier. A la différence de ce qui se passe quand il s’agit de Binyamin Netanyahu, l’actuel Président des Etats-Unis a accepté d’être photographié en compagnie de celui qu’il rencontrait et a fait preuve de politesse et de déférence à son égard. Il a, même, été souriant et chaleureux. Il a, de surcroît, accordé une aide de 400 millions de dollars « destinée à la Cisjordanie et à Gaza » : lorsqu’on sait le degré de corruption qui règne au sein de l’Autorité Palestinienne et le niveau d’incitation à la haine déversé par les médias de cette même Autorité, on se dit que cet argent aurait été mieux utilisé s’il avait été jeté par billets de cent dollars dans un feu de cheminée. Si l’on ajoute ce qui se passe à Gaza, pleinement aux mains d’une entité terroriste faisant régner un ordre totalitaire et une inculcation au terrorisme, on en vient à penser que cet argent ne peut que servir des fins très proches de celles poursuivies par la flottille qui a récemment fait les gros titres de la presse. Le commentaire principal de l’actuel Président des Etats-Unis : « la situation à Gaza est intenable ». En déduire que, dans le bureau ovale, on pense bien davantage comme Mahmoud Abbas, voire comme Ismael Haniyeh que comme le peuple israélien n’est pas difficile. En déduire en supplément que, dans le même bureau ovale, toute levée du blocus à même de faciliter l’accomplissement des visées du Hamas serait bien reçue est tout aussi facile. L’actuel Président a, bien sûr, approuvé la nécessité d’une enquête des Nations Unies sur les « faits qui ont conduit à la crise » : une instance qui a produit le rapport Goldstone ne peut que sembler appropriée à cet individu pour incriminer davantage Israël.


 

Le second fait est le vote de « sanctions » contre l’Iran au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ceux qui se réjouiraient trop vite de ce vote doivent examiner le texte voté, mais surtout voir que ce texte n’a reçu l’approbation de la Russie et de la Chine que dans la mesure où l’administration Obama avait au préalable fait savoir que ni la Russie ni la Chine n’auraient les mains liées et ne se verraient demander d’interrompre leurs relations commerciales et leur fourniture de matériel militaire au gouvernement iranien. La Russie déclare avoir renoncé à fournir des missiles anti-missiles S 300 à Téhéran, mais ce renoncement, temporaire, signifie en fait que la Russie aurait pu fournir les missiles tout en votant les sanctions. Celles-ci sont décrites dans les médias américains comme « without teeth », sans dents, autrement dit sans pouvoir de morsure, donc sans la moindre efficacité. Je dirai, pour ma part, que cette description est porteuse de trop de mansuétude : en réalité, ces sanctions ont une efficacité. Elles égarent. Elles créent des illusions. Elles retardent et empêchent toute action efficace contre la nucléarisation de l’Iran.  Elles achètent du temps pour le gouvernement iranien, qui peut ainsi continuer à avancer vers ses fins. Le prix de ce temps n’est pas évalué et pas évaluable. Il est bien supérieur en tout cas à 400 millions de dollars. Il est payé, comme la somme censée être versée aux dirigeants palestiniens, par les Etats-Unis, grâce aux bons soins de l’administration présente et grâce à la volonté d’Obama lui-même.  


 

L’évolution de la situation au Proche-Orient, ce doit être dit, est conforme à ce que souhaite Barack Hussein Obama. Israël est isolé, l’Iran avance vers l’hégémonie régionale. La Turquie, qu’il aurait fallu se donner les moyens en temps utile d’arrimer à l’Occident, dérive vers l’islam radical et est désormais bien plus proche de Téhéran que de Washington. La Syrie occupe toute sa place dans l’axe Ankara-Téhéran. Le Liban est soumis au Hezbollah. Gaza est aux mains du Hamas lui-même tenu par Téhéran. L’Irak libre pourrait bien ne pas le rester très longtemps et, quand les derniers soldats américains seront partis pourrait tomber lui-même dans l’escarcelle de Téhéran. Les talibans afghans reçoivent, de leur côté, une aide qui vient de Téhéran elle aussi. L’Egypte, en cette configuration, est un maillon faible, comme l’Arabie Saoudite. L’alliance de régimes arabes avec les Etats-Unis n’est plus récompensée dès lors que les Etats-Unis sont gouvernés par un homme qui préfère les ennemis des Etats-Unis. Une prise de pouvoir par les Frères musulmans au Caire après la disparition de Moubarak viendrait compléter un tableau déjà sombre. Obama n’a cessé de considérer que le principal problème au Proche-Orient était l’existence d’Israël : isoler Israël, renforcer ceux qui veulent la destruction d’Israël, les encourager permet d’avancer vers la « résolution » du problème telle qu’Obama la voit. La diabolisation planétaire d’Israël est elle-même un élément permettant d’avancer dans cette direction : jamais la Turquie ne se serait autorisé l’opération « flottille » sans la certitude de ne pas courir de risques du côté de Washington. D’autres « flottilles » dans les mois à venir sont, en ces conditions, très envisageables, y compris des « flottilles » plus musclées. 


 

L’évolution planétaire, ce doit être dit aussi, est elle-même conforme à ce que souhaite Barack Hussein Obama. Si, à ses yeux, le principal problème au Proche-Orient est l’existence d’Israël, problème à régler en avançant vers l’anéantissement d’Israël, le principal problème pour lui à l’échelle du monde est la puissance des Etats-Unis. Cette puissance diminue depuis un an et demi, et sa diminution n’est pas fortuite.

 


Sur un plan intérieur, l’endettement sans précédents du gouvernement américain a pour fin de créer une dépendance du pays vis-à-vis de ceux qui lui prêtent les sommes dont il a besoin : la Chine, accessoirement le monde arabe. Les seules coupes effectuées dans les dépenses budgétaires américaines depuis janvier 2009 concernent les forces armées et la défense.

 


Sur un plan extérieur, un cartel de dictatures censé assurer l’ « ordre international » selon Obama se met en place. L’axe Ankara-Téhéran fait partie d’un réseau plus vaste qui se tisse et passe par Moscou, Pékin, Brasilia, Caracas, Pyong Yang. L’Europe ? On considère, du côté du bureau ovale, qu’elle est déjà aux trois quarts soumise, déclinante, imprégnée d’aveuglements, de lâchetés et d’impuissances : ce qui n’est, hélas, pas vraiment faux.


 

L’atmosphère décidément s’obscurcit. Y a-t-il une issue ? On le verra le soir du 2 novembre prochain. Lors des élections de mi mandat.


 

Dans un livre publié en 2008, et appelé Empires of Trust (Empires de confiance), Thomas Madden, professeur d’histoire à l’université de Saint Louis et chroniqueur pour la National Review, montrait le rôle bénéfique d’une puissance hégémonique, et soulignait, à l’inverse, les turbulences graves que connaissait la civilisation lorsque la puissance hégémonique s’effaçait. Le monde vit dans une relative stabilité, sans conflits majeurs et conflagrations planétaires depuis la Seconde Guerre Mondiale, grâce à l’hégémonie américaine. L’effondrement de l’empire soviétique à la fin de la guerre froide a permis à cette hégémonie de régner plus pleinement encore. Cette hégémonie a connu des accidents, ainsi sous Jimmy Carter. Il serait catastrophique qu’elle s’estompe et disparaisse.


 

On peut souhaiter que les années Obama ne soient qu’un accident de plus. Si elles devaient marquer un tournant plus durable, celui-ci pourrait être aussi grave et délétère que celui qui a vu s’effondrer l’empire romain et venir les temps obscurs du chaos et de la barbarie dont le monde occidental a mis plusieurs siècles à sortir.


 

Certains, ceux qui croient à l’ « ordre international » tel que l’imagine Obama, pensent peut-être que cet ordre serait porteur de stabilité.


 

Je suis de ceux qui pensent le contraire, et qui considèrent que des dictatures prédatrices ne peuvent s’entendre que de manière transitoire, avant de s’entredévorer.


 

Guy Millière

 

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