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Publié par Michel Garroté le 10 juillet 2010

A propos des « réfugiés » palestiniens

Je reproduis ci-dessous un article de Philippe Abi-Akl paru dans L’Orient Le Jour sur la question des réfugiés palestiniens. Certaines remarques de Philippe Abi-Akl sur l’hypocrisie de l’Autorité palestinienne, de la Jordanie et de l’Egypte me semblent plutôt éclairantes.


Michel Garroté

Réfugiés : une campagne qui singularise et discrimine le Liban parmi les pays hôtes

Par Philippe Abi-Akl, Beyrouth, Liban

L’Orient Le Jour

Vendredi 9 juillet – 27 Tammuz 5770

Comment sont traités, ailleurs dans les pays arabes, les réfugiés palestiniens ? Quels documents d’identité et de citoyenneté leur sont-ils délivrés ? Des laissez-passer délivrés au compte-gouttes, avec délimitation de destination et de temps, pour sortir des camps. Et aucune autonomie à l’intérieur, occupé par les services de l’État hôte, qui n’assume aucune charge, aucun frais. Chez nous, par contre, et alors que nous assumons dix fois plus, en nombre, qu’aucun autre pays, des voix s’élèvent pour faire des réfugiés des paralibanais. Droits civils, droits socio-économiques, ou droits humains ? La controverse bat son plein, pour friser la polémique quand on évoque le choix du timing retenu par des parties libanaises pour lancer une subite campagne d’exigences au sujet du statut des réfugiés palestiniens. Avec, en background, le spectre d’une implantation en train de tourner au fait accompli irrémédiable.

L’empoignade locale causée par les quatre propositions de loi présentées par Walid Joumblatt, qui s’est placé encore une fois là où personne ne l’attendait, se poursuit. La première question étant de savoir si cette initiative a été inspirée du dehors, et pour quelles raisons. Ou si elle reste purement made in Lebanon, tout comme les habitants du Sud auraient agi de leur propre chef, sans télécommande, pour attaquer la Finul. Avantage collatéral qui n’a rien de négligeable : le dossier des Palestiniens scie en deux les rangs du 14 Mars. C’est-à-dire du camp qui se bat pour ce Liban souverain dont ne veut aucun de ses voisins proches ou lointains. Une césure dangereuse car teintée de confessionnalisme, en séparant les musulmans des chrétiens. Dans le même sens, et le même esprit, la campagne vise à mettre le pouvoir libanais dans l’embarras, dans l’impasse même pour montrer qu’il est tout à fait incapable de traiter et de régler les problèmes qui se posent au pays.

Les réalistes soulignent qu’il est pratiquement impossible d’empêcher l’implantation. Sous n’importe quelle appellation et n’importe quelle forme, atténuée ou pas. Pourquoi ? Parce que cela fait soixante-deux ans que le droit de retour, consacré dans une résolution de l’assemblée générale de l’ONU, n’est qu’une vue de l’esprit. Un rêve qui, au fil des années, des trois vagues d’exodes et de l’expansion démographique, s’éloigne comme l’horizon devant un poète en marche. Le retour, personne n’en veut : ni Israël, ni la Jordanie, deuxième réceptacle éventuel, ni l’Égypte. Ni, bien qu’elle ne puisse en aucun cas le reconnaître, cette Autorité palestinienne qui ne saurait où caser ni comment nourrir les bouches revenantes. C’est pourquoi le comité international mis en place, il y a plusieurs années, dans le cadre du processus de négociations dites multilatérales, a présenté un plan, défendu notamment par le Canada, pour dédommager les pays hôtes afin qu’ils gardent leur population réfugiée.

En promettant également des sous aux pays qui accepteraient d’accueillir des déplacés palestiniens, le Canada, l’Australie et les États du Golfe arabe étant particulièrement en ligne de mire. Mais le principal, dans ce plan, est qu’il propose des indemnités consistantes aux réfugiés qui consentiraient à rester sur place, à ne plus vouloir retourner dans leur terre d’origine. Retour, justement, à l’actualité politique locale. Il est clair, affirment certains loyalistes, que l’histoire des droits palestiniens est inventée dans le cadre d’un menu varié présenté chaque jour, ou presque, à l’opinion publique pour en détourner l’attention de questions-clés, voire vitales, comme l’armement du Hezbollah ou la décision de guerre et de paix. Tout comme pour esquiver ces réponses aux difficultés socio-économiques que la minorité, ou les visiteurs de Damas, ne sont pas du tout en mesure de fournir, alors même qu’ils ne cessent de critiquer, et d’entraver, les efforts de redressement que les loyalistes déploient en s’appuyant sur Paris III.

Sur le plan humain, l’aile chrétienne ne cesse de répéter qu’elle est la première à se soucier d’améliorer les conditions de vie dans les camps. En précisant que, pour que les choses soient bien faites, il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes. C’est-à-dire ne pas ouvrir la voie à des dispositions concrètes, juridiques, foncières ou immobilières qui reviendraient en pratique à consacrer définitivement l’implantation et l’intégration des hôtes au composé politique national libanais. Quant au pathos social, il doit être soigné en tenant compte, avant tout, de l’intérêt véritable des Palestiniens.

À ce propos, une source du 14 Mars rappelle que les officiels palestiniens, notamment l’ambassadeur de Mahmoud Abbas, Abdallah Abdallah, insistent pour que les réfugiés restent à la charge de l’Unrwa.

D’abord parce qu’ils savent que le Liban, dont les caisses sont vides, n’a pas les moyens d’assurer la couverture des frais de Sécurité sociale, et encore moins les frais médicaux ou d’éducation. Ensuite, parce que, selon leurs termes, ils veulent continuer à bénéficier, sur un plan politique, diplomatique et juridique, de l’ombrelle de l’ONU.

http://www.lorientlejour.com/

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