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Publié par Guy Millière le 11 octobre 2010

 

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« Tant de fois déjà, j’ai fait le voyage ». J’ai noté ces mots voici plusieurs années. Ils figurent dans les premières pages du livre que j’ai consacré à Los Angeles, et que je ferai paraître dans quelques mois. C’est à ces mots que j’ai pensé en quittant Paris voici une dizaine de jours. C’est à eux que j’ai pensé en atterrissant à LAX, Los Angeles International Airport. Dans la mesure où il s’agissait d’un vol sans escales, l’arrivée s’est faite de jour : j’ai une préférence pour les arrivées au crépuscule ou en pleine nuit, lorsque la ville ressemble à une pluie d’étoiles orange et bleues disséminées sur le sol et que le ciel semble fait de velours mauve. Mais c’était Los Angeles néanmoins, et je n’ignorais pas que je reviendrais très vite.

 

Comme à chaque fois que j’arrive dans la ville, malgré la fatigue de douze heures de vol, je n’ai pu m’empêcher de me plonger dans les lieux que j’aime et j’ai suivi un parcours que je connais par cœur, de Century Boulevard à La Cienega, au Sunset Strip, à Hollywood Boulevard et au Griffith Park. J’ai eu la journée du lendemain encore pour moi-même, une matinée à Venice, un déjeuner de travail à Newport Beach pour fixer quelques derniers détails avec l’amie qui a organisé mon séjour, le temps d’un concert de Tom Petty à Irvine, un aller retour vers Las Vegas au travers du désert Mohave, puis une première conférence, tenue dans l’Orange County, à Mission Viejo. Cent cinquante personnes, membres de l’association Act for America et du David Horowitz Freedom Center. Quelques journalistes. Des lecteurs de drzz. Un foisonnement de questions après mon intervention. La confirmation de ce que je savais déjà : l’action de prosélytisme des tenants de l’islam radical aux Etats-Unis s’accentue depuis l’arrivée de Barack Obama à la présidence. Le mouvement « politiquement correct » se charge du rôle d’idiot utile collectif. Des enseignants à l’école primaire reprennent le discours sur l’islam « religion de paix » et, dans des jeux de rôle consternants, proposent aux enfants de prendre des prénoms musulmans pour une journée. Heureusement, des parents s’indignent et réagissent.

 

Dès le lendemain, je suis convié à un déjeuner par le Lincoln Club, une organisation conservatrice regroupant des responsables politiques, des entrepreneurs, des intellectuels. Je dois parler avant que n’intervienne le principal conférencier, un homme pour qui j’ai une profonde estime, et avec qui je partage ce repas, Victor Davis Hanson. Il lit le français, et nous échangeons nos derniers livres. Son intervention reprend en détail tous les rouages de la machine à détruire le rêve américain mise en œuvre par le présent occupant de la Maison Blanche. Victor dessine aussi des perspectives : les Démocrates seront battus le 2 novembre, dit-il. Ce qui suscite la joie dans l’auditoire. Obama, cela dit, ajoute-t-il, ne sera pas vaincu pour autant. Victor ajoute même qu’Obama a des chances d’être réélu si les Républicains ne se montrent pas très habiles et très avisés. Ce qui plonge ceux qui m’entourent dans une humeur plus sombre. Un membre du Congrès étant à ma table, je lui demande ce qu’il pense de ce qu’il vient d’entendre. Sa réponse : « Nous sommes engagés dans une partie où notre marge de manœuvre sera très étroite, et nous n’avons pas le droit à l’erreur ». Le soir même, je dois parler pour les Tea Parties dans une région particulièrement touchée par la récession, l’Inland Empire, cette région qui constitue la périphérie de Los Angeles  alentour de San Bernardino, tout au bout de la freeway 10, qui commence à Santa Monica et qui mène jusqu’à Palm Springs. La salle se situe à Redlands. La conférence devait avoir lieu dans un grand hôtel, mais l’affluence a obligé les organisateurs à trouver un lieu plus grand. Il y a deux cent cinquante personnes me dit-on. La soirée commence par le Pledge of Allegiance. Les gens présents chantent ensuite God Bless America, que je chante avec eux. Les questions qui me sont posées sont proches de celles qui m’ont été posées la veille. La soirée s’achève très tard. Je rentre épuisé, mais empli du sentiment d’avoir fait ce que je devais. Ce qui était prévu le lendemain s’étant trouvé annulé, j’ai une journée encore dans la ville, que j’achèverai au Saddle Ranch, sur Sunset, pour l’ambiance « country and western ». Le lendemain matin, très tôt, un petit déjeuner est organisé par un grand cabinet d’avocats d’affaires, à Costa Mesa, à l’attention de gens influents et fortunés : une vingtaines de personnes devait venir. Il y en aura davantage. Je procède en une vingtaine de minutes à une synthèse de mes arguments. Les questions, là encore, sont nombreuses, et la séance dure bien au delà de l’horaire prévu. Il me reste à rejoindre l’avion personnel de mon amie organisatrice, que pilote son mari, pour me rendre chez notre ami commun, David Horowitz, plus au Nord, à Camarillo. Cela me donne l’occasion de redire à David à quel point je pense que son combat pour la liberté de parole et contre le « politiquement correct » à l’université est important. Nous parlons de la situation en France et en Europe. Nous parlons aussi de l’avenir. David se montre moins pessimiste que Victor. Selon lui, Obama n’est qu’une « marionnette dogmatique ». Il ajoute : « même s’il fait des dégâts, c’est un cadeau pour les conservateurs. On n’a jamais vu un crétin aussi arrogant à la présidence du pays ». J’approuve, tout en lui répondant que si Obama se présentait en France, il obtiendrait sans doute à peu près autant de voix que Joseph Staline en Union Soviétique au temps du parti unique. Nous évoquons Israël : David se montre aussi convaincu que moi qu’Obama est un ennemi résolu de l’Etat du peuple juif. « On ne fréquente pas autant d’antisémites tout au long de sa vie sans se trouver contaminé », ajoute-t-il. J’évoque le vote massif des juifs américains en faveur d’Obama : « Les Juifs américains voteraient pour un démocrate même si à la place d’Obama, on mettait une vraie marionnette de chiffon », répond-il. « C’est une forme de réflexe conditionné ». Et il précise : « Je suis juif, né dans une famille juive. Je sais quelles illusions peuvent circuler dans les familles juives. Pas toutes heureusement ».

 

Il me reste quelques heures avant de rentrer en France. Un vol de retour vers Los Angeles en avion privé.  Quelques mots échangés avec mon amie, Karen Lugo, une femme d’exception dont je reparlerai ici. Quelques longueurs dans la piscine de l’hôtel. Un dernier tour sur les freeways. Un dîner à El Cholo, le plus vieux restaurant mexicain de la ville. Je n’ai pas eu le temps de me rendre dans la vallée centrale, du côté de Fresno, où réside Victor. Je n’ai pu me rendre non plus vers la Silicon Valley, San Jose et San Francisco. Ce sera pour une autre fois. Dans quelques semaines. Quelques mois tout au plus. Je ne puis rester très longtemps loin des Etats-Unis. Je n’ai pas eu le temps non plus de me rendre au Texas, à Miami ou à New York. Ce sera pour une autre fois aussi. Le Texas et la Floride sont des régions où l’hiver est particulièrement agréable.

 

Cette fois, je répondais à une invitation. J’avais l’opportunité de m’adresser à une Amérique qui se bat et se tient debout. J’avais une occasion de contribuer à son combat. J’ai fait le voyage pour cela. Je tenais absolument à faire le voyage et à le faire à ce moment-là. Quatre semaines avant des élections d’une importance décisive. J’ai parlé. J’ai dialogué, beaucoup. J’ai écouté. J’ai participé à des conversations dans les lieux en lesquels j’étais invité, mais aussi en de multiples autres lieux. J’ai lu. J’ai observé. Les impressions que j’ai pu en dégager sont venues s’ajouter à ce que je connaissais, comme des pièces supplémentaires s’imbriquant dans un puzzle sans cesse inachevé. J’en parlerai plus en détail dans un prochain texte. Le temps de poser mes bagages, et de me remettre du décalage horaire. En allumant la télévision, à Paris, j’ai tout de suite entendu le mot « grève ». Je ne pouvais pas ne pas savoir que j’étais de retour dans le pays où je suis né.

 

Guy Millière

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