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Publié par Ftouh Souhail le 11 janvier 2011

Ramallah a lancé lundi une campagne visant à récolter le plus de voix possibles de par le monde, avant de réclamer, en septembre 2011, un vote sur la reconnaissance officielle par les Nations unies de l’Etat palestinien. 

 

Pour l’heure, le Brésil, l’Argentine, la Bolivie et l'Équateur ont déjà reconnu l’Etat palestinien le mois dernier. L’Uruguay, le Paraguay et le Pérou devraient emboîter le pas au Chili dans les semaines qui viennent. Puis ce sera l’heure de l’Asie, de l’Afrique et des pays de la Caraïbe, a déclaré à la presse le ministre palestinien des Affaires étrangères Riad el-Maliki.

En Israel, le directeur général du Ministère des Affaires Etrangères, Raphaël Barak, a briefé en décembre 2010 les diverses représentations israéliennes dans le monde, afin qu’elles oeuvrent pour déjouer les initiatives anti-israéliennes à l’Onu, notamment la proclamation unilatérale d’un État palestinien.

La Knesset a approuvé 10 novembre 2010 déjà par 43 voies pour et 21 une résolution stipulant qu’Israël s’oppose à toute déclaration unilatérale d’indépendance de l’Autorité palestinienne.

Cette éventualité – la proclamation unilatérale d’un deuxième État palestinien (le premier, qui existe depuis 1922, étant la Jordanie) – laisse perplexe. Un État palestinien qui serait érigé sans que la paix soit absolument assurée deviendrait un tremplin pour la destruction violente – ou douce – de l’Etat d’Israël. Comment peut-on encore tenir une telle position après l’échec du retrait de Cisjordanie sous l’égide du processus d’Oslo, du retrait du Liban et de Gaza ?

Le projet de Mahmoud Abbas de saisir le Conseil de sécurité de l’ONU, en vue de décider unilatéralement de la création d’un État indépendant dans les frontières de 1967, est une voie qui ne fera que défaire les accords antérieurs entre Israël et les Palestiniens. Selon des Sénateurs américains, les États-Unis opposeront leur veto à une reconnaissance par l’ONU d’une déclaration unilatérale d’indépendance par les Palestiniens.

L’Union européenne (UE) a rejeté aussi le 17 novembre 2010 la demande de reconnaissance d’un Etat palestinien indépendant présentée au Conseil de sécurité de l’ONU, sans le consentement israélien.

Le porte-parole du Ministère français des Affaires Etrangères, Bernard Valero, a déclaré, suite à la demande des Palestiniens à l’UE de soutenir la reconnaissance de la Palestine, qu’une telle “démarche unilatérale pourrait être préjudiciable à l’établissement de cet État (palestinien) que nous appelons de nos vœux”.

 

Les négociations de paix israélo-palestiniennes, relancées en novembre 2007 avant d’être suspendues fin 2008, avaient pour objectif la conclusion d’un accord mettant fin à la violence pour permettre la création d’un État palestinien indépendant. 

M. Netanyahu a accepté le principe d’un État palestinien. Il a mis des conditions logiques, comme notamment la démilitarisation et de cet État, et la reconnaissance, par la direction palestinienne, d’Israël comme État du peuple juif. La reconnaissance d’Israël est effectivement une exigence légitime. C’est la raison pour laquelle le conflit a débuté, et pour laquelle il perdure et se poursuit encore. Le coté palestinien demande à Israël de reconnaître leur État national musulman, et les israéliens sont disposés à le faire, mais eux ne sont pas prêts à reconnaître l’Etat national du peuple juif.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu répète, depuis sa nomination, à l’envie, en direction de l’international qu’il n’y aura pas de ‘’Palestine’’ sans qu’Israël ne soit reconnu par cette dernière comme le foyer du peuple juif. Ou encore que la ‘’Palestine’’ devra être démilitarisée et que les soldats israéliens, seuls ou en compagnie de tiers, seront pendant plusieurs décennies à la surveillance de ce territoire.

Avigdord Libermann, quant à lui, en complémentarité, a précisé à l’Onu que si la décision inique de rendre l’état à naître, nettoyé ethniquement de tous juifs était imposée, la frontière entre les deux états devra être déplacée de telle sorte qu’elle englobe un maximum d’Arabes israéliens aux fins de les déchoir de la nationalité israélienne, puis de les naturaliser citoyens ‘’palestiniens’’. Position politique qui affirme l’égalité des belligérants devant les décisions à venir.

Le gouvernement israélien a fait connaître sa position en faveur du processus de paix avec les Palestiniens : ouvrir des pourparlers, sans conditions préalables. Malheureusement, depuis, les Palestiniens n’ont cessé d’y mettre des conditions.

L’Autorité palestinienne peut proclamer ce qu’elle veut, elle n’en sera pas moins ce qu’elle est aujourd’hui. Le Futur État Palestinien sera symbolique, voir un blabla diplomatique. Mais rien de plus. 

Ftouh Souhail

 

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