FLASH
[17/08/2018] Effet Trump : l’emploi des jeunes est au plus bas depuis 50 ans – quel horrible président ce Trump  |  « Nous ne voulons pas de migrants africains, ils ne viennent pas pour travailler pour les aides sociales » Andrej Babiš, premier ministre tchèque  |  Un engin explosif a détoné en Italie, près d’un siège du parti La Ligue  |  Israël : durant la nuit, l’armée a arrêté en Judée Samarie un terroriste musulman palestinien recherché  |  [16/08/2018] La ‘Reine du soul’ Aretha Franklin est décédée d’un cancer du pancréas à l’âge de 76 ans  |  1 terroriste du FPLP d’un camp de réfugiés palestiniens du sud Liban a été arrêté alors qu’il entrait en Israël avec un passeport belge  |  Tsahal a arrêté 8 terroristes musulmans pendant la nuit en Judée et en Samarie, dans le cadre des opérations de lutte contre le terrorisme  |  Le 8 août, la police israélienne a arrêté dans la capitale Jérusalem 1 terroriste musulman qui préparait 1 attaque à l’arme blanche afin d’assassiner des Juifs  |  La presse anti-Trump dit que le président est un suprémaciste blanc responsable de la montée des nazis. Mais seulement 20 ou 30 nazis etaient à la marche le week-end dernier! Donc Trump a lamentablement échoué!  |  Attentat-suicide à la bombe à Kaboul: 48 morts dans 1 centre éducatif: imaginez le carnage si l’islam n’était pas une religion de paix !  |  Allemagne : une jeune femme violée dans la rue par deux demandeurs d’asile somaliens, mais ce qui est illégal, c’est de crtiquer cette immigration là  |  Vous avez le droit de rire: Une centaine de journaux dénoncent les «attaques» de Trump contre la liberté de la presse. Ah bon? Ils ont la liberté de dénoncer leur manque de liberté ? Pas étonnant que 74% n’ont plus confiance dans ces clowns  |  Près de 4 millions de nouveaux emplois. La croissance la plus rapide en 15 ans. Indépendance énergétique: les journalistes ont de vraies bonnes raisons de haïr Trump  |  [14/08/2018] Est-ce vraiment ça, la mission de service public de France Info: parler de tous les livres anti-Trump qui paraissent, et silence total sur les livres pro-Trump ?  |  [13/08/2018] Migrants délinquants : le port de Sète veut bien accueillir l’Aquarius, qui est de nouveau à la recherche d’un port d’accueil pour débarquer des illégaux  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Guy Millière le 11 février 2011

Nul ne peut anticiper ce qui surviendra ce vendredi et dans les jours qui viennent. Des émeutes et une vague de violence sont probables. Il n’en reste pas moins que ce qui s’est passé ce jeudi soir est un moment très important de la crise égyptienne. Ce moment avait été anticipé par fort peu d’analystes. Seuls ceux qui ont une connaissance réelle et profonde de la région ont vu juste : en l’occurrence, Barry Rubin, David Pryce-Jones, Daniel Pipes. Les autres se sont lamentablement trompés.

  1. Contrairement à ce qui n’a cessé d’être énoncé ces derniers jours, Hosni Moubarak ne part pas. Il reste, dans la position de chef suprême. Il délègue le pouvoir exécutif au général Soleimane, son fidèle bras droit.
  2. Des élections seront organisées, des réformes engagées, mais conformément au processus prévu par Hosni Moubarak.
  3. Les pressions exercées par l’administration Obama et par Obama lui-même se sont révélées vaines, voire, sans doute, contre-productives.

On peut ajouter à tout cela que la position dans laquelle s’est placé Obama est embarrassante, honteuse et légèrement au delà de la limite du ridicule : être Président de la première puissance, s’ingérer dans les affaires intérieures de l’Egypte jusqu’à exiger le départ du chef de l’Etat « immédiatement » et se voir répondre que l’Egypte n’a de leçons à recevoir de personne est une performance digne d’un disciple appliqué de Jimmy Carter. Avoir menacé de couper toute aide financière à l’Egypte et s’être vu répliquer par le monarque saoudien que si les Etats-Unis cessaient de payer, c’est l’Arabie Saoudite qui prendrait le relais, montre que le disciple dépasse le maître, et que Jimmy Carter est détrôné. Il y a désormais à la Maison Blanche un Président pire que le pire des Présidents. 

Un départ d’Hosni Moubarak dans la précipitation, un retournement de l’armée, auraient signifié un revers majeur pour le monde occidental, pour les Etats-Unis, pour Israël et pour tous les défenseurs de la liberté. Ce départ n’a pas eu lieu. L’armée garde sa place. Les islamistes ne passeront pas au pouvoir. La paix avec Israël ne sera pas menacée dans l’immédiat. L’Egypte n’abritera pas des foyers de terrorisme. La violence est néanmoins probable, disais-je, et, par ses propos, Obama a, au cours des dix derniers jours, mis sans cesse de l’huile sur le feu et parlé comme un irresponsable. 

Il est très vraisemblable qu’il fait désormais l’objet d’un mépris sans bornes d’Hosni Moubarak, du général Soleimane, mais aussi de l’armée égyptienne en son ensemble, mais je ne serais pas surpris que ce mépris soit partagé par tous les dirigeants politiques du Proche-Orient. Obama est un dogmatique aux idées dangereuses, mais c’est aussi un faible et un myope et, dans cette région du monde, on ne pardonne pas la faiblesse et la myopie, surtout quand elle s’accompagne d’une volonté d’humilier l’autre, et Obama a voulu humilier Hosni Moubarak. 

Les manifestations continuent alors que j’écris ces lignes. L’armée adoptera sans doute une attitude répressive si la violence vient. Et elle viendra, je pense. Il y aura des morts. 

Il n’y aura donc pas de démocratisation ? Je crains que non, il n’y en ait pas beaucoup en ces conditions.

Il aurait pu y en avoir si Obama avait contribué à gérer la situation de manière humble, discrète, et pas en donnant l’impression de vouloir jeter un allié fidèle des Etats-Unis, un homme qui, quels que soient ses défauts, a préservé la paix avec Israël et a combattu l’islamisme, comme une serpillière usagée. Obama a cru que l’armée égyptienne plierait à la façon de l’armée tunisienne, que Moubarak serait un deuxième Ben Ali, et qu’en faisant basculer l’Egypte dans un chaos propice à l’islamisme, il allait réussir un coup extraordinaire. Il n’a fait que se montrer comme un « organisateur de communautés » qui a dépassé son seuil de compétence, comme un calculateur cynique qui se trompe dans ses calculs, et comme quelqu’un qui sait attiser les flammes, mais pas du tout les éteindre. 

Si Obama n’avait pas encouragé les manifestants, les manifestations auraient cessé depuis longtemps. Il portera une très lourde responsabilité dans ce qui va se passer. Plutôt que la construction patiente de ce qui aurait pu aboutir à une démocratisation, il a choisi l’insurrection et les Frères Musulmans : il portera une lourde responsabilité aussi dans la non démocratisation, désormais probable. 

Comme l’a écrit Barry Rubin , Hosni Moubarak a montré qu’il était un guerrier, pas un collégien gauchiste attardé. Le collégien gauchiste attardé lui, a montré qu’il n’était pas un guerrier. A ce stade : Moubarak un – Obama zéro. La suite sera en train de se jouer quand vous lirez ces lignes. Elle risque d’être tragique.

Guy Millière

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz