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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 20 février 2011

Sarkozy aurait-il sifflé la fin de la récré ?

 
Sur TF1, le 10 février, Nicolas Sarkozy a annoncé, et la France entière a entendu, que le multiculturalisme est un échec, et que "nous ne voulons pas d'une société dans laquelle les communautés coexistent les unes à côtés des autres. Si on vient en France, on accepte de se fondre dans une seule communauté, la communauté nationale. Si on n'accepte pas cela, on ne vient pas en France". "Si on accepte tout le monde, notre système d'immigration explose".
 
"On s'est trop préoccupé de l'identité de celui qui arrivait et pas assez de l'identité du pays qui l'accueillait" a t-il ajouté.
 
(Note de JPG : il aura fallu attendre le 10 février 2011 pour que Nicolas Sarkozy lise Drzz. Il aura fallu tout ce temps pour que Sarkozy réalise que ses conseillers sont nuls. Autour de lui, tout le monde sait. Personne n'ose le lui dire.)
 
Dans la foulée, Nicolas Sarkozy a lancé au sein de l'UMP un débat sur "l'exercice des cultes". (Note de JPG : un débat de plus. La France n'est pas assez démocratique pour proposer non pas un débat, mais un référendum populaire. La France n'arrive donc pas à la cheville de la Suisse. Ce sera un débat, plus probablement un pseudo-débat, un faux débat qui réunira essentiellement ceux qui veulent éviter le vrai débat. Et tout le monde prendra bien soin de tirer des conclusions qui ne déboucheront sur aucune décision satisfaisante pour la population, et tout le monde le sait avant même que le "débat" ne commence) 
 
D'ailleurs les premières réactions à droite font douter qu'il y a une droite en France : 
 
Alain Juppé et Rachida Dati mettent en garde "il n'est pas imaginable de stigmatiser la deuxième religion de France". (Note de JPG : En France, aborder les problèmes veut dire stigmatiser. C'est pour ça qu'on n'aborde pas les problèmes. C'est pour ça que la France s'enfonce doucement quand d'autres pays avancent) 
 
Jean-Marie Bockel, lors du petit-déjeuner hebdomadaire de la majorité à l'Elysée, s'est opposé à tout débat "lancé dans la précipitation", (Note de JPG : Jean-Marie Bockel a été Maire de Mulhouse de 1989 à 2010. Mulhouse est une ville à forte présence musulmane, mais Jean-Marie Bockel n'a pas été assez vif, en onze ans, pour lancer – sans précipitation – le débat sur l'islam)
 
Jean-Marie Bockel : "sans réflexion prélabale et interne", la majorité prend le risque de mener un débat public qui peut "prêter à toutes les mauvaises interprétations". (Note de JPG : cette petite phrase anodine nous apprend donc que l'UMP n'a jamais, avant le 10 février 2011, éprouvé le besoin d'entamer une réflexion sur le problème posé par l'islam. Les élites françaises réservent décidément bien des surprises. Quand au risque que le "débat puisse prêter à toutes les mauvaises interprétations", voilà une peur bien candide. Quel que soit le niveau de langue de bois du débat – et je vous promets un débat bien trempé dans la langue de bois, rien n'empêchera les professionnels de la mauvaise interprétation de diaboliser ceux qui se risqueront à proposer des pistes de réflexion. Le Mrap et Sos racisme sont aux aguets, leurs avocats attendent les ordres).
 
Marine Le Pen a bien entendu saisi la balle au bond – c'est son fond de commerce, mais maladroitement, comme son père : "Le débat qui promet d'être houleux à droite prouve que le FN sert à quelque chose", s'est elle amusée à remarquer. Réplique bien faiblarde pour qui craint de perdre la main. Mais le FN a raté tous ses rendez vous avec l'histoire, obsédé qu'il est par la haine des juifs et des arabes. Il n'a jamais élaboré que l'islam politique pose problème. Et malgré ses succès électoraux, il n'a pas été capable de faire appliquer la moindre de ses idées. Un FN non raciste et non antisémite aurait réussi.
 
A gauche, les cadors sont en observation. Ils attendent les faux pas de la droite pour jouer les vierges éfarouchées.
 
En découvrant que les médias ont fait leur une du débat sur la religion mahométane, je constate avec stupeur que la France a besoin de la permission de papa Sarkozy pour s'exprimer. Que les intellectuels et les journalistes aient régressé à ce point d'immaturité et de dépendance est pathétique. Ils ont beau jeu de ridiculiser leur président, ils ne peuvent pas faire un pas sans lui.
 
Mon second constat est que la France, si prompte à descendre dans la rue et bloquer l'économie du pays, se trouve prise d'une peur panique quand il s'agit de débattre. 
 
Jean-Patrick Grumberg
 
Sources :
http://www.lefigaro.fr/
http://www.lepoint.fr/
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